COMMENT ABORDER UNE CURE
ET EN SORTIR

Il est parfois déroutant de constater des échecs suite à des cures faites pour cesser une addiction. Pourquoi une cure hospitalière.

Nous l'avons déjà écrit dans ce site, cette hospitalisation est nécessaire lorsque :

La personne n'y arrive pas en ambulatoire.

Le milieu dans lequel elle vit ne lui permet pas d'effectuer la démarche de façon sereine.

L'état physique ce cette personne est suffisamment inquiétant pour prendre cette décision.

Il est quand même important de rappeler les éléments essentiels lorsque l'on fait une cure en milieu hospitalier :
  1. Etre motivé pour se sortir de l'addiction
  2. Ne s'occuper que de soi. les problèmes des autres sont les leurs pas les vôtres.
  3. Les thérapies faites par les soignants ne sont pas à remettre en cause (esprits contestataires)
     
Des erreurs à éviter

Ce n'est pas ni le moment ni l'endroit pour créer une amicale et de prévoir des sorties communes à la sortie.
Citons l'exemple de quatre curistes qui se sont retrouvés après la cure (décembre 2018). Ils se retrouvés pour un repas régulièrement et ont fini par reprendre la consommation TOUS ENSEMBLE.

  Mal préparer sa sortie en recommençant la vie qui s'était arrêtée quelques semaines avant La sortie doit être préparée avec un spécialiste. 
Que dire de l'évolution ? La première année est assez décisive.

La cure n'aura pas enlevé vos soucis habituels.

Ils seront encore présents si vous n'avez pas trouvé de solution depuis votre départ en cure.

Des solutions, il y en a mais surtout des mauvaises. Par expérience, nous conseillons certains points.

Lister les ennuis, pas dans la tête mais sur le papier. Quelquefois, on va mettre plusieurs jours pour en faire la liste exacte. Classez les et rangez les par ordre d'importance. Là, un accompagnateur (un bon) peut vous aider.

  Rayez les problèmes qui ne dépendent pas de vous et qui n'ont, pour le moment, aucune solution viable.
Dans ceux qui restent, refaire un rangement sérieux et le premier doit être impérativement l'ABSTINENCE.

Ceci, quelque soit la situation. Faire un écart et on peut dire qu'à 90% tout sera à recommencer avec la motivation originelle ébranlée.

Beaucoup de soignants minimisent les effets d'un écart. C'est vrai et faux à la fois car nous avons pu constater des conséquences très diverses.
     
C'est vrai aussi que la meilleure façon d'apprendre est par l'échec. Attention, ce n'est valable que pour ceux qui réfléchissent au pourquoi de l'échec et non pas pour ceux qui recherchent désespérément un alibi pour reboire. On dit aussi que si la cure n'a pas réussi, on garde en tête des points positifs et que l'on ne repart pas à zéro, que l'on conserve les acquis.
Là, nous sommes dubitatifs. Si la cure avait apporté du positif, il n'y aurait pas eu rechute.
Par contre refaire le même parcours, au même endroit est finalement découragent ou alors on n'écoute plus ou presque plus car "ON A DEJA FAIT"
     
DERNIER POINT, CONSERVEZ VOTRE PLACE REGULIERE DANS UN GROUPA ASSOCIATIF.   Les groupes des centres sont utiles mais vous restez dan le médical avec des exemples de personnes qui débutent, pas avec des abstinents de longue date.
NDLR : ALLER EN CURE N'EST PAS UNE FIN EN SOI MAIS LE DEBUT D'UN LONG PARCOURS PARSEME DE DIFFICULTES QU'IL CONVIENDRA DE PARTAGER.