CHRONIQUE D'UNE CURE MAL ENGAGEE

IL EST PARFOIS INTERESSANT DE RACONTER UNE RENCONTRE AVEC DES CURISTES SURTOUT LORSQUE LA MOTIVATION DE CEUX-CI NOUS APPARAIT DEROUTANTE.

AVEC 3 INTERVENANTS CROIX BLEUE CAEN
     
La séance commence avec un groupe mixte dans un centre de cure que l'on connait bien. Les curistes sont sur la retenue, comme d'habitude, devant l'arrivée de nouveaux intervenants. La réaction est tout à fait normale surtout si le groupe est constitué.

Première remarque rapide : un des membres était déjà en cure peu de mois auparavant et il était dans une attitude des plus distantes  (enfin donnait l'impression de tout savoir). Il est important de signaler qu'à chaque intervention mensuelle, forme, contenu et interlocuteur varient dans notre méthodologie.
Nous ne préésentons pas la structure associative mais abordons un sujet pouvant concerner les curistes dans leur parcours, sujet obsevé dans notre milieu.
La réunion, ou groupe de parole comme on pourrait le nommer est pour une fois tenu dans une atmosphère difficile. D'habitude, les échanges débutent au bout de 5 voire dix minutes. Là, rien de positif, le refus des informations est important.  
     
Quels en sont les causes ? Voyons du côté des intervenants :

Le sujet est assez basique et est généralement bon pour lancer les échanges. (Marmite de BOUDREAU)

L'accent est mis sur la nécessité de préparer sa sortie.
 

 
Les arguments présentés La sortie est préparée avec un spécialiste. Oui mais ce dernier n'a pas à tout faire. Réfléchir sur son milieu de sortie est important. Le spécialiste n'en connait que ce que l'on veut bien lui dire.

Cela fait ma cinquième cure donc cela fera une de plus. La réussite nous parait douteuse. une de plus une de moins, la personne n'a pas l'air de s'en inquiéter.
J'ai 35 ans. Je devrais arrêter toute consommation mais je ne vois pas vivre le reste de ma vie sans boire avec mes copains et faire la fête. C'est une situation très mal engagée. cette personne reboira, et reviendra.

Les associations, c'est toujours la même chose et cela m'ennuie. S'arrêter au médical, à la cure et puis penser que cela va marcher est une utopie que l'on peut classer parmi les plus dangereuses.
N'écoutant pas, cette personne va dans le mur et ne s'imagine toujours pas que les efforts, ce sera à lui de les faire.
J'écoute de loin et les parcours des trois me semblent bien ridicules. Cette dame devrait réfléchir : ces trois là ont 22, 15, et trois ans d'abstinence. Cela n'a pas de comparaison avec ses trois semaines en milieu hospitalier.
Je veux récupérer mes enfants. Oui mais cette seconde dame aurait pû s'interroger comment les deux cas cités sur Caen et racontés avant son intervention, ont capoté.
S'informer du parcours des autres est une preuve de réflexion indispensable dans ce type de démarche (cure)
     
NDLR : ALLER EN CURE N'EST PAS UNE FIN EN SOI MAIS LE DEBUT D'UN LONG PARCOURS PARSEME DE DIFFICULTES QU'IL CONVIENDRA DE PARTAGER.