LA CROIX BLEUE DE CAEN

Si l'on parlait d'efficacité....

         
  Demander de l'aide à une association est une bonne solution lorsque l'on a un souci de surconsommation alcoolique.  
  Cependant, il y a des règles minimales à suivre si l'on veut vraiment réussir.
Des demandes,  nous en avons un nombre conséquent mais il est regrettable de voir des personnes abandonner trop vite.
  1. Pourquoi ?
  2. Certains minimisent les efforts à faire.
  3. D'autres espèrent encore pouvoir consommer un peu.
  4. Il y a une volonté de revenir comme avant (impossible)
  5. Les plus courants : je fais la démarche pour conserver ce que je suis en train de perdre (conjoint, travail, enfants et surtout Le permis de conduire)
  6. etc.

   
         
Témoignage  
Un des derniers appels concerne quelqu'un de très motivé.
 (Au moins cela le semblait lors de la visite d'un de nos accompagnants)
Essayons d'analyser les motivations en jeu.  

 
  1. Prise de conscience que cela est problématique.
  2. Volonté de se sortir de cette spirale
  3. Vouloir refaire des liens sociaux.
  4. Arrêter cette solitude qui pèse.
  A noter, que cet examen personnel est déjà un point positif. C'est la preuve tangible que l'on sort du DENI.    
         
Rappel de la définition du déni

On verra des alibis plus ou moins foireux mais qui empêcheront de cesser l'addiction.

  1. Je ne bois pas plus que mon voisin.
  2. Je peux arrêter quand je veux.
  3. C'est une maladie donc c'est indépendant de ma volonté.
  4. C'est mon choix donc on ne peut rien m'imposer (surtout vu dans des centres de soins)
  5. Etc.
 

Lorsque l'on a un souci, c'est faire croire que l'on n'a rien à voir avec ce dernier.
C'est nier aussi à soi-même l'existence du problème (?).
C'est aussi refuser l'état de dépendance.
   
Revenons à notre exemple Accepter de voir le médecin alcoologue mais refuser de participer au groupe de parole et voilà un exemple de thérapie avortée.

Comment expliquer et faire comprendre à une personne entêtée  que la partie médicale ne rentre que dans une petite partie du traitement. (Pas plus du tiers)

  Assister régulièrement au groupe représente plus de 70% des soins.

D'ailleurs, dans les cas de réussite avérés, seuls ceux qui ont participé au groupe, ont réussi dans le règlement de leur addiction.

     
DEUX POINTS ESSENTIELS Ne faire qu'une partie de la thérapie et ce sera un échec quasi assuré. Commencer une thérapie, c'est aussi accepter de la faire en totalité.
       
Essayer de modérer C'est vouloir continuer à boire mais en essayant de maitriser la consommation. A notre connaissance, dans les archives, jamais nous n'avons rencontré un dépendant réussir la solution modération. (Archives depuis 1883).
   
  L'association continue de maintenir que la proposition faite de modérer est une erreur. Il est vrai que c'est difficile d'annoncer à quelqu'un d'arrêter de boire mais pourquoi cacher la vérité.
On prétend que le dire est un manque de psychologie. Nous avons préféré la franchise au mensonge. Certains abandonneront, c'est vrai, mais s'arrêter au début de la thérapie montre quand même le peu de motivation.
     
Dans quels cas peut-on modérer ? Si l'on est au début l'augmentation de la consommation  (au tout début)

Si l'on fait une cure et que l'abstinence a duré 1 an.

De toute façon, une cure qui n'a pas marché pour une raison x, amènera à l'abstinence sans quoi, ce sera la consommation abusive tôt ou tard.

On ne peut revenir en arrière, lorsque les modifications physiques ont apparu, ce sera définitif (GABA : voir ailleurs sur ce site)

    Un conseil :"LA VIE SANS ALCOOL EST UNE FACON DE VIVRE QUI N'EST PAS DESAGREABLE.  ELLE EST PLEINE DE RICHESSE (un abstinent)"
 
   

 

A MEDITER : CELA N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES ....