AIDER QUELQU'UN ET OBTENIR EN RETOUR UN GROS PROBLEME  
  Article réalisé par Pedro    
  UN EXEMPLE DEMONSTRATIF Josiane (nom d'emprunt) demande un service. Il lui faut un transport qui semble urgent (visite médicale) suite à un voyage privé à VENISE.
Elle quémande une aide pour le retour ne voulant pas revenir en train (valise, fatigue, etc.)
 
 

Elle trouve une personne un peu naïve, moi, et me propose de me régler mes frais de déplacement.
Un de mes amis me dit que je sous estime les coûts mais je suis têtu mais je fonce. C'est oui.
       
  Ma galère se précise. Le jour fatidique arrive. Je me rends à l'aéroport et pas de pot, à 70 km du but, mon véhicule s'arrête. Il est en panne.  
  Bien assuré, je fais garer mon véhicule, me fait rapatrier et cerne ensuite le problème.

   
  Je fais l'analyse.
Comment je fais pour faire revenir mon véhicule ?
Comment je vais payer ? Je n'ai pas le quart de ce qu'il faut.
C'est le véhicule pour aller à mon travail. Là, je n'ai plus rien et surtout aucun moyen d'en acquérir un autre..
 
 
       
  PLUS PERSONNE A L'HORIZON On m'a laissé avec mes ennuis et je me sens seul, très seul.
Je regrette les conseils non suivis mais c'est moi qui me retrouve dans la mouise.
 
    La personne quémandeuse ? Plus de nouvelles.  
  Pour terminer, mon véhicule n'était pas en si bon état que je le pensais. Ce voyage l'a trop sollicité et certains commenteront qu'un jour ou l'autre, il aurait laché. Dans les conditions que je l'utilisais, il serait encore là.
J'oubliais juste un léger détail : la personne que je devais ramener avait sa voiture garée à coté de chez moi et finalement, on aurait pu l'utiliser. Les regrets sont toujours négatifs mais ...
 
  Pourquoi ce témoignage ? L'ingratitude est très souvent le retour des bienfaits que l'on apporte.
C'est moi qui ai besoin maintenant mais je regarde et le nombre de volontaires est à zéro.
 
  Je ne peux omettre que seul, mon ami qui m'avait conseillé et dont je n'ai pas suivi les avis, m'apporte des solutions de sérénité et surtout financière pour me sortir de la m... dans laquelle je me suis mis.

 
  Maintenant, je commence à comprendre certains qui ne sont plus très chauds pour apporter une aide. Dans ce cas, ce n'était pas quelqu'un qui en avait un besoin vital mais finalement ce sont ceux qui en auront besoin qui en subiront les effets collatéraux.  
       

AVANT D'AIDER QUELQU'UN, UNE REFLEXION S'IMPOSE.

Aider quelqu’un c’est bien. Le faire en toute conscience c’est mieux. C’est vrai après tout. C’est bien gentil de savoir comment aider quelqu’un, que ce soit un voisin, un ami, un membre de la famille ou quiconque en aurait besoin. Seulement voilà, parfois votre élan de chevalier servant, bienfaiteur de l’humanité et défenseur de la veuve et de l’orphelin est sérieusement mis à mal par des retours de flammes auxquels vous ne vous attendiez probablement pas.      
         


 Et c’est avec la tête à moitié cramée que vous ne tardez pas à jouer la symphonie du Caliméro en victime majeur.
 Le titre de la symphonie portera le doux nom de : “Après tout ce que j’ai fait pour toi” avec la variante “C’est comme ça que tu me remercies“.
     
       
  Vérifions en plusieurs points les résultats que vous auriez anticiper.      
         

1

       
Avant d’aider quelqu’un : avez-vous réellement envie d’aider cette personne ?
     

Et pourtant, combien de personnes voulant aider quelqu’un proposent leur aide en se sentant quand même un peu obligé ?
Ce n’est pas forcément une question de manque de confiance en soi ou d’une hypothétique difficulté à dire non. Il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu :

  1. Le potentiel manipulateur de la personne (certains sont experts en la matière)
  2. Le contexte dans lequel apparaît le “besoin” d’aide (quels sont les enjeux ?)
  3. Le type d’intention avec laquelle vous proposez votre aide (intention purement altruiste ou intéressée… même un tout petit peu)
  4. Votre niveau d’intimité avec la personne (parfois, plus la personne est proche, plus il est difficile de ne pas proposer son aide)
  5. Le positionnement que vous avez dans la relation avec elle (en parité, hiérarchique, exclusive, professionnel, amical, familial, etc.)

Bref, déjà avec cette première question, il y a de quoi faire le tour de l’authenticité de votre envie d’apporter de l’aide à quelqu’un.

 
         

2

       
Avant d’aider quelqu’un : avez-vous la compétence pour le faire ou en avez-vous les moyens ?      

Certaines personnes choisissent de s’engager dans une action aidante sans avoir la compétence pour mener à bien cette action. Leur volonté d’aider quelqu’un est noble, mais le résultat est soumis à beaucoup trop de paramètres aléatoires pour que l’aide soit la plus efficace possible. Un dialogue intérieur du genre “Si je ne l’aide pas, il (ou elle) va penser que je m’en fiche” peut pousser cette personne à aider quelqu’un dans un domaine qui aura tôt fait de la dépasser.

Je crois qu’au contraire, admettre et partager vos limites dans l’aide que vous pouvez apporter à quelqu’un dans un domaine que vous ne connaissez pas sera bien plus respectueux vis à vis de lui. Il vous en sera d’autant plus reconnaissant que vous l’aurez éventuellement diriger vers un de vos contact ayant la fameuse compétence en question.

         

3

       
Avant d’aider quelqu’un : cette personne vous a-t-elle clairement demandé de l’aider ?      

A votre avis, quel est le mot le plus important dans cette question ? Oui, c’est bien “clairement”.
Vous êtes alors susceptible de vous engager dans une voie où vous n’avez pas été convié… et vous faire botter le cul pour en sortir.

D’autre part, plus une demande sera claire, moins grand sera le risque de tomber dans un éventuel jeu psychologique initié par votre interlocuteur.
Attention aux manipulateurs, tel est notre conseil.

Dans le cas précis cité plus haut, Pedro a répondu à un intermédiaire qui a été manipulée par le quémandeur et a pris parti dans une affreuse situation de marivaudage. Plus prosaïquement, Pedro s'est fait avoir sur toute la ligne par une manipulatrice qui sait très bien enjôler son auditoire.

4

       
Avant d’aider quelqu’un : avez-vous effectué moins de 50% du travail en question ?      

Une aide authentique est un soutien, un appui, ni plus ni moins. Si vous accomplissez les trois-quarts ou plus de la tâche de la personne que vous êtes sensé aider, vous n’êtes plus dans l’aide mais dans la prise en charge. Comme son nom l’indique bien, dans une prise en charge, vous vous “chargez” d’accomplir une tâche. D’ailleurs, le verbe charger a aussi une autre signification; celle d’alourdir quelque chose, et en l’occurrence ce sera vous qui serez alourdi.

Sur ce sujet, il ne faut jamais oublier : Aider et faire tout, revient à un assistanat dans lequel la personne va se réfugier, c'est tellement facile. Certains  attendent tout des autres et ne font plus aucun effort.

Pire encore, il y a les piranhas qui cherchent tout ce qu'ils peuvent tirer des autres, des institutions et à leur unique intérêt.

5

       
  Avez vous bien réfléchi ?      
         
On fait les comptes        
 

Si c’est un “non” qui sort à l’une ou plusieurs de ces questions, commencez à sortir les partitions, accorder les violons, lubrifier les trombones et chauffer les trompettes car la grande symphonie du Caliméro à la tête cramée en victime majeur ne tardera pas à retentir.

 
 

LE PIRE DES "AMIS" : LE PROFITEUR

   
QUI EST-IL ?      
  Histoire de mettre tout le monde d’accord, partons du postulat qu’un profiteur à proprement parler est une personne qui use de gentillesse afin de servir ses propres intérêts.
La définition est simple et claire.
   
  Mais comment reconnaitre cet individu (il ou elle), puisqu’il ressemblera en tout et pour tout à un ami ? Son seul souci : Ne rien faire de “désintéressé”.  
Un profiteur calcule tout. Il viendra soudainement te parler lorsqu'il a un conflit avec quelqu'un et il ameute pour réunir des fans ou des soutiens (surtout si c'est avec son conjoint du moment).    
     
  Il te demandera des “petits” services auxquels, au début, tu ne prêteras pas grande intention. Il te sollicitera de plus en plus et surtout il ne sera là que dans les bons moments.  
       
Une fête et, il sera toujours là, accompagné d’une ou deux personnes si possible. En revanche, s’il faut ramener quelque chose, il fera le minimum et surtout rien car il aura des problèmes. (oui, le profiteur est AUSSI radin).
       
  En revanche, si un jour tu as besoin de quelque chose, aucun doute : il aura disparu de la planète Terre.  
       
Il ne montrera jamais qu’il est “de ton côté”. Il restera neutre ne pouvant perdre l'idée que la prise de position lui portera préjudice plus tard.    
       
  Certes, tu pourras lui raconter que Machin te fait la misère et il sera d’accord avec toi sur le fait que c’est un "connard". Mais il n’aura aucun scrupule à aller le voir pour prendre cette fois-ci son parti. Ne t’attends pas non plus à ce qu’il te défende, il préfèrera garder une personne de plus sous le coude plutôt que de se mouiller pour toi.  
       
La seule solution pour se débarrasser d’un profiteur, c’est de lui dire non et de l’envoyer paitre. A partir du moment où tu considères que c’est “trop”, c’est que c’est trop, point.
       
  Rendre service et être solidaire, c’est très beau et on ne peut être que pour cette philosophie de vie.
Mais la solidarité, ça va dans les deux sens. Si tu sens que c’est unilatéral, alors arrête les frais : cela ne sert à rien de perdre ton temps à être là pour une personne qui, au final, te jettera sans vergogne lorsqu’il n’aura plus besoin de toi.
 
       
 

Accordons du temps à ce qui en vaut la peine!
Ne perdons pas du temps inutilement.