ENCORE UN MAL-ETRE QUI AMENE UN DRAME
Comment comprendre les soins envers une personne dépendante à l'alcool ?   Quelles en sont les causes ? Elles ne semblent pas difficiles à trouver.
  De nombreux cas de personnes en difficultés, il nous arrive de ne pas comprendre pourquoi cela ne fonctionne pas Des années et des années se passent sans que l'on puisse apercevoir une amélioration dans le cas de certaines personnes
       
Pourquoi cela dure-t-il aussi longtemps. Ici, au moins 20 ans.

Regardons d'abord les soins prodigués.

 
       
Devant leurs difficultés, les personnes consultent. Trop souvent, elles voient plusieurs praticiens qui n'ont pas forcément connaissance de l'existence des autres soins.   Dans ce cas précis, médecin de famille, CSAPA, centre de soins du CHU, psychologues et peut être d'autres.
       

Elle vient au groupe de paroles de l'association depuis plusieurs années. D'ailleurs, ses semaines sont vécues au rythme des groupes divers (au moins trois).
Nous pensons, à la Croix Bleue,  depuis longtemps qu'une cure serait bénéfique. Pour quelles raisons ?
Faire une rupture avec sa routine qui s'est installée petit à petit.
Lui faire un peu oublier sa solitude (bien qu'elle ait des enfants adultes).
Faire un point devant sa situation financière délicate avec un professionnel sans trop ruminer dans sa maison (grande, belle mais sans âme)
Traiter son addiction de manière plus efficace.
La sevrer de tous les médocs ingérés depuis des années.
Il n'y a pas d'attaque de notre part envers les professionnels dans cet article mais juste une remarque :

Pourquoi ne vous consultez vous pas ?

  Tous préconisent un traitement sans se consulter. Les posologies s'ajoutent et on ne comprend plus la cohérence des prises en charge.

  On parle de carte vitale, de contrôles mais ne soyons pas dupe, il n'est pas difficile d'acquérir des médicaments sans laisser de traces.  
Aller d'un groupe de parole à un autre fait entendre des discours différents. Cela peut être un bien. Attention aussi au DENI, au message mal compris et surtout aux non dits. Le malade est de plus en plus perdu. Il rumine, se drogue avec les antidépresseurs, anxiolytiques et autres.
    Les dosages sont de moins en moins respectés et l'alcool s'ajoute avec ses effets dévastateurs.  
       
Amélie est hospitalisée plusieurs fois et ressort dès son alcoolémie est revenue au dessous de 0.5g/ litre de sang. Cela repart aussitôt dans la même spirale. Ce qui est aberrant est le fait que personne ne semble vouloir examiner le problème avec une certaine profondeur.
Elle est destinée à l'abstinence définitive et non à la modération comme un certain psychologue lui propose encore.
 
       
"Quand on ne veut pas, on ne peut rien faire" entend-on.
Là, il existe un réel danger physique et un peu plus d'attention mériterait d'être donnée par les "pros".
Amélie est maintenant dépendante à l'alcool, au diazépam, au Lexomil et à d'autres. Cela durera tant que les problèmes sociaux et familiaux seront présents. Il faut travailler d'abord avec une assistante sociale efficace et non à l'assister complétement.  
       
RESUMONS Amélie (nom d'emprunt) n'y arrive pas.    
       
Elle demande de l'assistance partout. La liste des professionnels consultés est simple :

CSAPA rive gauche

Centre d'alcoologie du CHU CAEN

Docteur généraliste dont nous tairons le nom mais que nous connaissons

Quelles sont les forces mises en œuvre ?

1 Certains préconisent la réduction ou modération. D'autres conseilleront l'abstinence.
Le summum est atteint lorsque fait miroiter une possible reprise après un certain temps d'abstinence. LE DELIRE....

2 A l'association la Croix Bleue, nous lui conseillons une cure dans un centre spécialisé afin de cesser toute consommation.
Un appui sera fait avec des thérapeutes connaissant son parcours (et il n'est pas anodin à notre connaissance, elle s'est confiée à un accompagnant (JP))

       
Ses difficultés sont grandes.      
  Financières, elle n'arrive pas à assumer les coûts relatifs à son pavillon. Dans ce dernier, elle ne s'y trouve pas bien. (seuls l'accompagnant associatif et le médecin généraliste y sont venus). Elle l'a mis en vente mais cela ne marche pas.

Familiales : c'est une famille qui a vu nombre de ses éléments boire de façon excessive.
Manque de liens sociaux : elle vit seule, isolée, se morfond et n'en voit pas le bout.

  Santé physique : Les traitements sont lourds, durent depuis longtemps, trop longtemps. Amélie prend l'alcool en complément pour avoir un oubli plus rapide. Elle n'est pas différente de beaucoup mais sa solution n'est pas la meilleure.

QUE FAIRE ?

     
  Les traitements sont toujours présentés comme la panacée. Or, nous pensons que le problème est mal posé donc il restera sans solution viable.  
       
  Un échange, une liaison entre médecins et accompagnants associatifs devrait être faite mais c'est toujours la même rengaine, les professionnels refusent tout contact.  

       
  Ce dernier point est très spécifique à la région caennaise car dans de nombreuses autres localités, le travail est coopératif et ceci dans l'intérêt du malade.
Le professionnel met en avant son savoir faire lié à son diplôme car diplôme = compétence.
       
  Nous sommes loin de l'efficacité.    
       
Nous rappelons ici la thérapie que nous conseillons et que , par pragmatisme, nous trouvons la plus efficace.  
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Prise en charge médicale doublée d'une association qui accompagne. Cure avec un arrêt total.
Cure ambulatoire ou hospitalière selon le cas.
Suite à cette cure, participation à un groupe de paroles efficace et avec des perspectives d'avenir. La présence d'anciens buveurs est très efficace car ces derniers montrent que cela est possible.
Ne fréquenter que des jeunes abstinents ou des personnes dans la rechute n'est pas très positif.
Groupe de paroles et suivi médical. Groupe de paroles et suivi médical.
  Traitement médical médicamenteux. Traitement médical médicamenteux. Le traitement médical médicamenteux se réduit.. Plus de médicament.
    Grande durée qui peut osciller entre quelques mois et plusieurs années
SI L'ABSTINENCE NEST PAS RESPECTEE REPRENDRE AU POINT 2 ET EVENTUELLEMENT RECOURIR A LA POSTCURE.    

MÊME SI CELA EST DUR A ENTENDRE, IMAGINER QU'UN JOUR LA REPRISE D'UNE CONSOMMATION MODEREE SERA POSSIBLE, POUR UN DEPENDANT, N'EST QU'UNE PURE UTOPIE...

LES STRUCTURES POSSIBLES POUR AVOIR DES SOINS HOSPITALIER LES PRINCIPAUX CENTRES AMBULATOIRE AIDE A L'ACCOMPAGNEMENT
 
 
CALVADOS CAEN CHU Boulevard Clémenceau CSAPA CAEN LA CROIX BLEUE  
  FALAISE Centre hospitalier      
  BAYEUX Centre hospitalier      
  VIRE Centre hospitalier      
  FALAISE Centre hospitalier      
SEINE MARITIME ROUEN Clinique des ESSARTS      
MANCHE SAINT LÔ Fondation bon sauveur