LACHER PRISE, BURNOUT, BAISSER LES BRAS, ABANDONNER LA LUTTE .....

         
De nombreuses raisons sont avancées pour justifier telle ou telle conséquence de l'alcoolisation.

A-t-on suffisamment réagi pour éviter ces déconvenues ?

 

C’est en 1969 que le terme burnout a été utilisé pour la première fois. Il a fait l’objet de nombreuses définitions depuis.

 

         
Le cas le plus fréquent est le Burnout professionnel mais il peut être élargi à la vie courante et c'est sans doute la grande majorité des cas. L’épuisement (burnout) se caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets.  
Rester dans une vie remplie de privations sans voir le bout du tunnel et on arrive à ce sentiment de désespoir. Obtenir une vie meilleure mérite des efforts mais ils seront difficiles à faire sans le premier élément essentiel :

L'abstinence totale et ceci durant une période conséquente.

         

Le BURNOUT

Du point de vue biologique, les experts ne parviennent pas encore à expliquer complètement ce qui mène à cet épuisement, surtout  professionnel.
Tous ceux qui traversent une période d’épuisement sont en situation de stress chronique. Il s’agit donc d’un important facteur de vulnérabilité. La grande majorité a une charge de travail ou émotive élevés, à laquelle s’ajoutent l’une ou l’autre des sources de tension suivantes.
  • Manque d’autonomie : ne participer à aucune ou à peu de décisions liées à son problème.
  • Déséquilibre entre les efforts fournis et la reconnaissance obtenue de la part de l’entourage. (Professionnellement ce sera vis à vis du supérieur immédiat (salaire, estime, respect, etc.).
  • Faible soutien social.
  • Communication insuffisante.
En plus de ces facteurs, des particularités individuelles entrent en jeu.
Par exemple, on ne sait pas très bien pourquoi des personnes vivent plus de stress que d’autres. Certaines attitudes (trop grande importance accordée au travail, perfectionnisme) sont plus fréquentes chez les individus qui vivent de l’épuisement professionnel.
Selon les recherches, il semble que la faible estime de soi soit un facteur déterminant mais à l'inverse, un ego surpuissant construit un décalage entre désir et réalité des résultats.

En outre, certains contextes de vie, comme de lourdes responsabilités familiales ou encore la solitude, peuvent mettre en péril la conciliation travail-vie personnelle.

 

Peu importe les sources de stress au travail, il se produit un déséquilibre entre la pression subie et les ressources (intérieures et extérieures, perçues ou réelles) dont on dispose pour l’affronter.

Burnout ou dépression ?
Le burnout non obligatoirement lié au travail amène le mal être.
Dans la dépression, le travail n’est pas la cause première, mais peut être un facteur aggravant. Tout semble tourner autour du stress chronique.
La qualité de la vie, les différences de situation
amènent la lassitude qui fait généralement sombrer. On ne parle pas ici de l'éternel mécontent qui veut TOUT sans effort.
 Pour lui, la société doit lui amener l'ensemble de ce qu'il a besoin sans pour autant participer.
Voici les conditions requises pour qu’un événement provoque du stress
  • Une situation nouvelle.
  • Une situation imprévue.
  • Une impression de manque de contrôle.
  • Une situation menaçante et déstabilisante pour l’individu. Au travail, c’est notamment le cas si votre supérieur met en doute votre capacité à accomplir votre travail ou si vous êtes victime de harcèlement psychologique ou moral.

   

Le stress, c’est aussi chimique.

Une personne en proie à un stress chronique met constamment son corps en état d’alerte. Elle produit trop d’hormones de stress, principalement l’adrénaline et le cortisol.

Plusieurs questions demeurent ouvertes. On ne sait pas encore à partir de quel moment le stress s’installe de façon chronique chez un individu en particulier. De plus, les experts cherchent à comprendre pourquoi certains individus sont naturellement plus résistants. Heureusement, il est possible de renverser la vapeur en prenant les moyens appropriés pour stabiliser les hormones du stress.   
         
         
Symptômes psychologiques
  • Démotivation constante par rapport au travail
  • Irritabilité marquée, colères spontanées, pleurs fréquents.
  • Attitude cynique et sentiment de frustration.
  • Sentiment d’être incompétent.
  • Goût de s’isoler.
  • Sentiment d’échec.
  • Baisse de confiance en soi.
  • Anxiété, inquiétude et insécurité.
  • Difficulté à se concentrer.
  • Pertes de mémoire.
  • Difficulté d’exercer un bon jugement.
  • Indécision, confusion.
  • Pensées suicidaires, dans les cas les plus grave.
Symptômes physiques
  • Fatigue persistante.
  • Parfois, des douleurs, selon les fragilités individuelles : maux de dos, douleurs musculaires, migraines, etc.
  • Problèmes digestifs, ulcères d’estomac.
  • Sommeil perturbé.
  • Problèmes cutanés.
  • Perte ou gain de poids.
  • Infections plus fréquentes. (rhume, grippe, otite, sinusite, etc.)

Conséquences possibles

Une période d’épuisement peut, au-delà du travail, avoir des répercussions dans toutes les sphères de la vie. Dans pareil cas, la victime peut glisser vers la dépression et certainement vers une aggravation de la consommation alcoolique.

Certaines personnes peuvent vivre de l’anxiété, souffrir de troubles de l’alimentation, avoir des problèmes de toxicomanie ou, à l’extrême, des pensées suicidaires.

Dures, dures les fins de semaine...

Après une période de travail excessif ou de stress, le repos peut faire ressurgir des maux comme la migraine, la grippe et les douleurs musculaires. Cela se produit souvent les fins de semaine ou au début des vacances. C’est ce qu’on appelle le « syndrome du bourreau de travail ».

La solitude du weekend amène trop souvent un stress supplémentaire.

       

Diagnostic

L’épuisement professionnel entre dans la catégorie des troubles d’adaptation. Il n’est pas reconnu comme une maladie mentale, et ne figure donc pas dans le DSM IV, le manuel médical des troubles mentaux

Le diagnostic est donc difficile à établir, car les médecins ne disposent pas de critères précis. Ainsi, distinguer un épuisement professionnel d’une dépression n’est pas chose simple. Pour le moment, les médecins se basent sur l’entretien qu’ils ont avec le patient et les symptômes que ce dernier éprouve. En cas de doute, la consultation d’un psychiatre est parfois suggérée.

Il est évident que de rechercher les causes n'apporte pas grand élément positif mais beaucoup d'argent au dit psychiatre.

  • Manquer d’estime de soi. 
    Par exemple, lorsqu'il faut fixer un objectif élevé qui n’est finalement pas atteint. Les personnes qui ont peu d’estime d’elles-mêmes peuvent le vivre comme un échec personnel. Elles ont tendance à prendre les objectifs pour des absolus et non pour des idéaux. Un sentiment d’incompétence peut s’installer. Or, le manque de compétence est rarement en jeu dans les cas d’épuisement, affirment les experts.
 
  • Avoir de la difficulté à poser ses limites dans un contexte de surcharge.
  • Avoir des attentes élevées envers soi-même (ou envers les autres).
  • Les responsabilités : prendre soin des enfants, des parents ou d’un proche dans le besoin.
  • Faire de son travail le centre de sa vie.
  • Faire preuve de perfectionnisme, sans égard aux priorités.
  • Ne pas savoir déléguer ou travailler en équipe.
 
Des moyens pour réduire le stress. Le soutien social serait le meilleur tampon contre le stress chronique.
Bien s’entourer et discuter avec ses proches des difficultés vécues afin de se sentir soutenu.
 
Mesures préventives de base
  • Être à l’écoute des symptômes physiques et psychologiques liés au stress.

  • Une fois le stress détecté, apprendre à découvrir ses causes.
  • Engager des discussions avec son entourage afin  de trouver des changements profitables.
  • Tenter de fixer des objectifs plus réalistes et plus gratifiants.
  • Dresser une liste des tâches prioritaires à accomplir, ce qui aide à mieux gérer son temps. Pour aider à déterminer les priorités, donner à chaque tâche un degré d’importance et d’urgence.
  • Apprendre à dire non de temps en temps.
  • Connaître le temps requis pour chacune des tâches à accomplir ou au moins en estimer la durée. Il sera possible de réajuster les prévisions.
 
  • Apprendre à déléguer. Certaines tâches ne sont pas de notre compétence. Trouver la bonne personne est une démarche saine. Méfiez vous de ceux qui savent...

  • Prendre le temps de réfléchir avant de plonger. Bien préciser l’objectif et évaluer les divers moyens pour y parvenir.
  • Profiter de certains moments pour « décrocher ». Etre toujours au maximum n'est pas dans la possibilité humaine.
  • Apprendre à se détendre en effectuant des activités qui vous plaisent et non à la personne à côté de vous.
  • Attention de ne pas devenir esclave de la technologie : le téléphone portable et Internet peuvent rendre les personnes accessibles 24 heures sur 24.
  • Échanger des trucs et des expériences avec d’autres personnes dans la même situation.
  • Faire l’examen de ses habitudes de vie. Certaines peuvent contribuer au stress, comme une grande consommation d’excitants (café, thé, sucre, alcool, chocolat, boissons gazeuses). L’exercice physique, quant à lui, peut donner un bon coup de main pour prévenir ou réduire le stress, tout en facilitant le sommeil.
 
  • Se réserver du temps pour soi, sa famille, ses loisirs, etc.
 

LE REPOS

     

Le repos que permet le congé de maladie est essentiel puisque les réserves d’énergie sont à plat chez les victimes d’épuisement. Cependant, il est insuffisant pour régler le problème et éviter les rechutes.
     
En effet, le repos ne guérit pas le burnout. Il faut aussi mettre en branle de réels changements pour retrouver un sentiment de contrôle sur sa vie : il peut s’agir du milieu de travail, du mode de vie, du sens accordé aux choses, des façons d’être moins atteint par des sources de stress, etc.
La solution passe donc aussi par le changement.
Mais avant d’amorcer des changements, on doit prendre conscience des raisons qui ont mené à l’épuisement.

Il n'y a pas pire que de reprendre systématiquement les mêmes fonctionnements.
 Pour ce faire, l'analyse peut être faite soit avec un spécialiste soit avec un accompagnant.
Il faut aussi noter la très grande différence entre le diplôme et la compétence.

Etre professionnel n'est pas un signe de savoir faire. Un bénévole associatif est souvent aussi compétent que certains psys.
Il s’agit de découvrir ce qui cause du stress et de trouver des solutions pour s’y attaquer.

  Il existe plusieurs types de psychothérapies. La thérapie cognitivo-comportementale est la plus couramment employée.

Ne prendre que les TCC comme thérapie est aussi très réducteur.

L’arrêt de travail est souvent nécessaire. La durée du congé de maladie est variable, mais ne doit jamais être établie sur une longue période. En fait, un très long congé risque de rendre la reprise du travail encore plus difficile.
         

Se poser des questions.

  • Quelles sont les sources de stress ?
  • Pourquoi ces situations me stressent-elles?
  • Quelles peurs ou perceptions m’ont empêché de passer à l’action pour tenter de changer la situation?
  • Quels changements pourrais-je apporter pour vivre moins de stress?
  • Mon milieu de vie me convient-il?
Parfois, la solution passera par le changement de milieu de travail, ou carrément par une réorientation de carrière.  

En ce qui concerne l’usage de médicaments antidépresseurs, les experts de l’Institut Douglas estiment que les changements hormonaux qui se produisent durant un épuisement se replacent peu à peu, avec le repos. Cependant, pour certains individus, ces médicaments peuvent donner un bon coup de pouce et aider à surmonter l’épreuve. En discuter avec son médecin.

Pour finir, prenons le  cas de Gaston (nom d'emprunt) Il est fort instruit, docteur en physique mais avec des trous au niveau cognitif.
Imbu de sa personne, il a fait le vide autour de lui. Ne voulant retrouver que des gens aussi instruits que lui montre déjà son manque d'ouverture.

   
Ses déboires professionnels, sociaux ou affectifs sont toujours à la fin de chaque cycle des échecs cuisants.  
  Comme tous, il vieillit et la situation se détériore de plus en plus.
   
Enumérons ce qui a déjà été cassé. Couple brisé et dans la reconstruction, les dames rencontrées lui ressemblent de plus en plus et comme lui ont  des vies très compliquées.
  Cela l'a ramené à l'alcool puisque la dernière a le même souci et fait tout pour qu'il continue de boire. Ne serait ce pas pour mieux le manipuler ?
Leurs vies sont assez troubles, partenaires multiples et ceci en vivant ensemble.
   
Ses filles, lasses de ses rechutes ne veulent plus le voir. Maintenant, les addictions se multiplient. Alcool, tabac et médicaments.
On ajoute la paranoïa et les psychoses.

Il dort mal, le travail s'en ressent.

Son permis lui a déjà été enlevé.
Il doit passer un contrôle en juin (mois prochain). Ce serait exceptionnel d'obtenir une prise de sang correcte.

   
Il a connu l'enfermement psychiatrique. isolé, les amis sont partis. Il faut dire que le mépris n'a jamais été un bon moyen de lier les liens sociaux.
   
Cela évolue tous les jours et pas dans le bon sens. Cela fait partie des cas où personne ne voit la solution dans l'immédiat.

Il y a quand même un espoir. Cycliquement, il est toujours revenu à l'association lorsque la situation s'est très détériorée.

Soyons patient mais cela fait la septième fois en 15 ans. Le seul risque est de voir la situation sociale et surtout les conséquences neurologiques s'amplifier.

     
         
         
RISQUES REPERTORIES

Encéphalopathie de Gayet-Wernicke (ou Wernicke-Korsakoff)

Encéphalopathie pellagreuse

Encéphalopathie hépatique

Démence alcoolique

Maladie de Marchiafava-Bignami

Syndrome de Korsakoff

Épilepsie

Atrophie cérébelleuse

Neuropathie optique alcoolo-tabagique

Poly neuropathie.

Neuropathies focales

Myopathies

A MEDITER : CELA N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES ....