TROP BOIRE ... C'EST COMBIEN  ?

Les troubles liés à une consommation
excessive d'alcool surviennent à des
 moments très variables suivant les individus.
Encore faut-il relativiser le mot excessif. Par expérience, nous avons pu constater que l'excessivité est différente selon l'individu. Les chiffres généralement donnés sont des moyennes mais il n'est pas rare qu'un seul verre pris régulièrement apporte le statut de dépendant car sans sa prise, cela met la personne en difficulté. Finalement, on peut considérer que c'est la répétition qui amène les problèmes et surtout celle qui est programmée.
   

 

ZONES

 

LA PYRAMIDE DE SKINNER : EXCELLENT MOYEN DE SE SITUER

Cette représentation comporte des zones très distinctes mais dont les limites sont floues. Seules les deux extrêmes sont, elles, très précises. 5  
4
3
2
1
 
Pour résumer, un consommateur excessif peut évoluer en trois étapes vers la dépendance alcoolique.   1  
ZONE 1 ZONE 2 ZONE 3 ZONE 4 ZONE 5
ABSTINENTS BUVEURS OCCASIONNELS BUVEURS EXCESSIFS DEPENDANTS
Volontaires ou par obligations, il n' y a pas de consommation. A noter quand même, les personnes ayant eu la démarche d'arrêter reprendront directement la zone 4-5 puisqu'ils sont dépendants. Ce sont des buveurs modérés et la consommation n'est pas régulière.

Ils peuvent devenir excessifs lors de situations particulières mais attention à ne pas voir ces situations devenir journalières et habituelles.

Ce sont ici des buveurs qui lors de situations particulières, boivent de manière non négligeable. C'est un début possible vers la consommation suivante ou là, on devient très excessifs.  Suite de la zone précédente, le passage est très flou et on devient très excessif sans le voir.

Les facteurs déclencheurs ne sont pas connus précisément mais c'est une constatation : on le devient doucement mais sûrement et là plus de machine arrière. C'est définitif.

 

Pourquoi le devient-on ?

Quels sont les facteurs qui font que l'on passe de buveurs très excessifs à la dépendance ?
Ceci reste très brumeux et encore inconnu.
Bien malin celui qui sait.

 

       

POUR FAIRE LE POINT

QUE SE PASSE T IL EN REALITE ?

PHASE 1- Aucun dommage extérieur n'apparaît PHASE 2 -Des difficultés d'ordre relationnel, social, professionnel apparaissent. PHASE 3 - Le sujet continue de boire

Les activités professionnelles, sociales et familiales sont globalement conservées. La santé mentale et physique n'est pas altérée. Le sujet mène une vie normale. Première question à se poser: combien de verres buvez-vous chaque semaine. Il s'agit de noter, jour par jour, pendant une semaine, la quantité d'alcool consommée et l'horaire de la consommation.

Si elle veut s'en sortir, la personne n'a plus le choix. Il faut réduire, voire stopper sa consommation. C'est le temps de l'abstinence. Le temps de la réflexion aussi. Sur soi même, sur les raisons de son attirance pour l'alcool. A partir d'une liste de propositions, le buveur doit évaluer ce qu'il ressent sur la relation qu'il a établi avec l'alcool. Des commentaires fournis avec chaque proposition lui permettent de mieux cerner ses motivations.

Malgré la persistance des dommages, la personne est incapable d'arrêter ou de réduire sa consommation. De nombreux symptômes apparaissent: tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement. Le sujet est alors alcoolo-dépendant.
   

RAPPELONS LES FAUSSES IDEES
MAIS CETTE FOIS CI COMMENTEES

 
         
Je bois mais j'ai des des médicaments efficaces pour me limiter... Combien de fois faudra-t-il le dire ? Tout miser sur le médicament ne résoudra rien. Ces produits ont une aide non négligeable mais ce ne sont que des compléments, des béquilles qu'il faudra supprimer un jour.
Mettre tous ses espoirs dans le médoc n'est pas un bon signe. Il en faudra de plus en plus si les efforts personnels ne sont pas au rendez vous.

Que d'échecs avons nous vu en local avec ces Baclofène, Selincro et autres. Généralement, on a ajouté à la première addiction, une seconde aussi pernicieuse.
Quitter l'alcoolisme c'est d'abord une volonté et un effort personnel. Le faire sans difficulté est une utopie de première classe.

   
 Il ne faut pas dépasser 3 verres par jour Même si les experts internationaux recommandent une consommation
de 2 à 3 verres par jour pour les femmes et 3 à 4 verres pour les hommes,
 le danger vient de l'accoutumance et des habitudes de vie.
 Si l'abstinence totale d'au moins un jour par semaine ne peut exister,
 c'est que la personne a un souci d'alcool.
         
Mieux vaut une bière qu'un whisky Argument foireux et qui arrange bien. Un seul verre de whisky le soir, ne sera pas plus dangereux que trois verres de vin ou de bière. Gaston (nom d'emprunt) m'a  avoué la semaine passée (30/01/2018) qu'il voyait sa consommation augmenter à la place qui restait dans le verre pour mettre l'eau dans le Ricard...)
On sait pertinemment que tous les verres contiennent le même dosage pur d'alcool (doses définies).
On parle ici de doses commerciales et non de celles servies généralement chez soi et qui sont surabondantes
Pour les dosages se référer à la page en cliquant ici.    
             
Fumer augmente les risques de consommation d'alcool Tabac et alcool est une association dite malhonnête.

Ces dernières sont connues : fromage et vin rouge, café et tabac, par exemple.

Ce sont des associations qui, chez certains, favorisent la production de dopamine.

On sait pertinemment que, par exemple, la prise d'un fromage se fait parce qu'il y a consommation de vin avec. On parle bien sûr des personnes ayant un penchant alcoolique. D'autres associations sont connues et avérées.

Alcoolisme = maladie.

C'est vraimais cette notion sert trop souvent d'alibi pour éviter d'arrêter. On peut parler de maladie mais cela n'a jamais fait baisser la consommation (9 fois sur 10)

 
 L'alcool a des effets protecteurs pour le cœur Argument mainte et mainte fois répétés surtout dans les bars où les plaisanteries à deux balles fusent. Dans certains cas, l'alcool consommé modérément offrirait une certaine protection contre les maladies cardiaques et les infarctus cérébraux. Cependant la consommation serait modérée : 1 à 2 verres maximum par jour, avec 2 jours d'abstinence par semaine (soit dix verres maxi/semaine).
L'alcool empêcherait, en effet, dans une certaine mesure l'
obstruction des artères par du cholestérol.
Ceci se présente surtout chez les hommes de plus de 40 ans et chez les femmes de plus de 45-50 ans
. Chez les jeunes, cet effet "bénéfique" n'est pas constaté.

Concernant l'effet protecteur spécifique du vin rouge, il s'agit d'un mythe.

Consommé de manière importante l'alcool augmente la pression artérielle et favorise les risques d'accidents vasculaires cérébraux hémorragiques.

Quel est le docteur qui annoncera sur l'ordonnance :
"
Pour vos problèmes cardiaques, buvez un coup tous les jours" ?
 
             
Boire régulièrement permet de mieux tenir l'alcool Le corps s'habitue à recevoir de l'alcool. Il demande une certaine dose qui doit être maintenue. Il nous est arrivé de rencontrer des personnes qui le matin démarre avec plusieurs grammes au réveil. Ils ne sont jamais à jeun.
Par exemple : quatre grammes demandent un arrêt total pendant au moins 30 heures sans consommer. Reprendre avant, c'est ajouter et ce ne sont pas les huit heures de sommeil qui vont tout éliminer (encore une fausse idée). On en perçoit moins les effets et en apparence on résiste mieux. Mais cela ne change rien à la quantité d'alcool que l'on a dans le corps.
Sans la dose minimale, il arrive les symptômes du manque : tremblements, sueurs et plus grave le délirium tremens (appelé DT)    
             
On consomme plus d'alcool le week-end Hommes et femmes sont concernés de la même façon, mais c'est les jeunes qui sont en première ligne. Chez les hommes de 20-25 ans on consomme 3,5 verres le vendredi, 5,1 le samedi et 4,1 le dimanche. un jeudi soir rue Saint Pierre à CAEN A Caen, comme ailleurs, la fête du jeudi soir est dramatique. Autrefois surnommée VSD (vendredi, samedi, dimanche), cette beuverie a été avancée au jeudi (les internes en études rentrent le vendredi chez eux)
Cela apporte en plus un absentéisme non négligeable le vendredi.

Par ailleurs, chez les plus âgés, les accidents aux urgences du weekend voient la présence d'alcool, au moins une fois sur deux. (source FR3)

             
Allez, un petit dernier  pour la route... Le petit verre de trop est souvent celui qui va vous faire passer au dessus des 0,5g/l, seuil légal pour conduire.

Deux verres suffisent pour passer au dessus de la normalité administrative.
"Ne pas partir sur une seule patte ou tu vas tomber"

Blague idiote souvent entendue.

L'alcool et la conduite ne vont pas ensemble.
Regardons Madame DDDDDD qui n'a pas pu éviter un réverbère avec son véhicule alors qu'elle n'avait pas bu .

 Combien d'alcool avait ce candélabre ?