REFUSER DES SOINS ADAPTES

CHOISIR EN FONCTION DES CONTRAINTES SANS TENIR COMPTE DE SON ETAT. NE PAS VOULOIR ALLER A UN CENTRE POUR DES RAISONS PERSONNELLES
       
TROP SOUVENT AVANCES, LES ALIBIS FOIREUX QUI EMPECHENT LE RECOURS A LA CURE HOSPITALIERE.  
Pour commencer, il faut envisager le sevrage :
« Sevrage : arrêt de la consommation d’alcool chez l’alcoolodépendant, qu’il soit accidentel, à l’initiative du sujet ou qu’il s’inscrive dans une perspective thérapeutique (sevrage thérapeutique). »
Il a pour objectif l’arrêt dans un délai bref de la consommation d’alcool dans des conditions adéquates de sécurité pour le patient et doit permettre de préparer à long terme le maintien de l‘abstinence.
Le patient doit pouvoir bénéficier d’une approche non seulement médicale mais aussi psychologique et sociale.
La difficulté du choix est assez importante. Accepter de se faire hospitaliser est déjà une preuve d'une grande motivation et surtout d'accepter finalement que l'on n'y arrive pas en restant chez soi.

Après des soins qui n'ont pas réussi, il est quasiment impossible de faire de l'ambulatoire surtout si l'on vit seul.
C'est aussi très difficile de retourner dans un centre après un échec. Reprendre le chemin d'une abstinence totale lorsque l'on est seul, sans travail et avec des ennuis plus importants, est mission impossible.  
     
EN AMBULATOIRE Se sevrer en voyant un infirmier toutes les semaines demande un effort constant et une volonté de fer. Cette dernière est une qualité que l'on s'attribue trop facilement.
Il sera plus facile de faire un sevrage dans un milieu dit protégé : l'hôpital.
Sans projet suivant ce sevrage, (cure), ce sera à 75 % un nouvel échec.
L'abstinence doit être conservée seul et ceci 6 jours sur 7.

   
On parle encore ici d'abstinence totale, c'est volontaire car la solution passe par cet effort et pendant 12 mois.  
DES TEMOIGNAGES    
HUGUES Mon argument auquel je tiens est le fait que je serai mieux chez moi, je m'ennuierai moins qu'enfermé en centre hospitalier, je pourrai continuer à  m'occuper un tant soit peu de mes animaux et poursuivre mon quotidien sans être obnubilé par ce sevrage. NDLR :

C'est mal parti lorsque  l'on ne veut pas changer d'habitude. Ne pas vouloir faire d'efforts et c'est repartir vers les mauvaises pratiques.

Je n'ai pas envie ni les moyens de trouver quelqu'un pour passer chez moi tous les jours s'occuper des mes chats (ça peut paraître bête, mais il faut bien qu'ils mangent, sortent et puissent rentrer), et je suis anxieux de les abandonner. Cette anxiété va jouer quand je serai hospitalisé.

C'est un choix mais qu'est le plus important ?
HUBERT    
Voici pour moi les avantages et inconvénients du sevrage "ambulatoire" que j'ai vécu: Avantages : Etre à  la maison, ne pas être obligée d'arrêter de travailler, pouvoir continuer ma vie sans grosse "rupture" de mon quotidien.
  Inconvénients : le suivi, bien que de qualité, de mon accompagnant au CSAPA n'était pas assez important ( RDV espacés d'au moins 15 jours.)
Si l'envie de consommer apparait, il n'y a pas d'autres garde-fous que la volonté, alors qu'à  l'hôpital, il y a une aide plus rapide.
Pour me sevrer, on m'avait prescrit beaucoup de valium.
J'avoue qu'en ambulatoire, j'ai fait une médication à la demande et sans trop me soucier des dosages.
Pour synthétiser l'ambulatoire est beaucoup plus long : pour moi cela a duré quatre mois pour me sevrer physiquement.
   
AUTRES POINTS DE VUE J'ai écouté, et ensuite argumenté. Mon sevrage ambulatoire, les inconvénients de l'hôpital (je vais m'ennuyer à  mourir, flipper parce que je sais pas comment je vais gérer mes chats et ma maison pendant mon absence et surtout j'ai peur de me séparer de mon quotidien et d'avoir un retour difficile : je m'étais habitué à  un certain confort hospitalier  (je me sentais à  "l'hôtel" en fait, mais j'étais en pleine "renaissance"). Le retour avec ma réalité fut dur à encaisser. Je vis seul et je sais pertinemment que mon habitation isolée est mon principal ennemi. Je ne peux rien changer du jour au lendemain.
En bref, je ne suis pas assez motivé aux yeux du Docteur qui ne me juge pas assez prêt pour un sevrage hospitalier.
 
  Je vais donc continuer à  diminuer  progressivement .
Ils sont à  ma disposition si je rencontre des difficultés. il faudrait que je souhaite passer par l'hôpital parce que je serai incapable de gérer la situation seul, soit psychologiquement, soit et surtout physiquement.
En attendant, je peux téléphoner directement pour prendre rendez-vous si besoin est.
Et personne en vue pour l'instant à  moins d'une urgence...
LE TOP DU TOP Bonne initiative, j'ai fait deux tentative de sevrage en milieu hospitalier qui n'on pas marché mais je sais que si je l'avais fait à mon domicile,  je n'aurais même pas tenu deux jours.

A ma première cure, j'avais apporté ma Playstation . Ils ont tous halluciné mais c'était bien cool pour passer le temps.
Je pense qu'il est évident que pour un sevrage on est ou on devient très exigeant. Le temps peut sembler durer une éternité et la solitude parfois un véritable ennemi.
Je n'ai jamais hésité à  parler. Et j'ai toujours eu des réponses ou des indications me menant aux réponses que j'attendais (pas le reste). J'ai occulté beaucoup de sujets qui ne me plaisaient pas.  
Bref du travail bien fait de leur part mais sûrement pas du mien. Cela fait bientôt 4 ans que je vois mon addictologue tous les 15 jours de façon systématique. Je suis allé chez mon généraliste, plusieurs fois, pendant les vacances. Une sale période aussi. J'aimerai bien en voir le bout.  
Cela fait plusieurs fois que mon addictologue dit qu'avec mon dossier qu'il remplit à  chaque consultation, on pourrait faire un bouquin... Eh oui, il prend aussi beaucoup de notes. Systématiquement. Il n'est pas à  l'abri d'un souci personnel et il faut bien qu'il y ait des traces pour la relève mais je ne le et lui souhaite pas !!

Je me rends compte, enfin j'imagine, le poids et l'impact que cela peut représenter pour un médecin praticien d'avoir "à  gérer et vivre" avec de tels dossiers, ce qui est valable pour une grande partie de sa clientèle-patientèle.
Le praticien a ses limites comme tout le monde. Mais ce n'est pas au malade de s'en préoccuper.

DES MAUVAISES CONDITIONS
(Cela arrive malheureusement).

Tu vois pour comparaison pour ma cure j'ai pas pu y aller avant pour voir comment ça se passait, et le premier jour de ma cure où je le précise ils te demandent d'arriver en vrac, j'arrive à  13h comme convenu, je me présente, et là  on me dit "Ah oui c'est chambre 22" et c'est tout. Je vais donc dans la chambre, installe mes affaires et attends avec ma sœur qui m'a emmenée. Je commence a pas être bien, les heures passent et toujours personne. Personne ne vient se présenter, personne ne vient voir comment ça se passe, rien! Tout ça jusqu'à  ce que ma sœur trouvant que j'allais vraiment pas trop bien, va voir l'infirmière pour savoir quand on viendrait m'ausculter, ne serait-ce que pour prendre ma tension ! Il était quand même 17h30 ! L'infirmière l'air étonnée lui dit "ah bon? Personne n'est venu ? , Bon ben je vais passer."
Une heure après elle arrive, me prend ma tension me pose deux trois questions, me donne deux comprimés, et s'en va en me disant que ça va être l'heure du repas.
Il est alors 18h30 ma sœur s'en va, et résultat de l'après midi, personne n'est venu se présenter, personne ne m'a rien expliqué, je suis bien en vrac mais y prennent même pas la peine de venir m'ausculter un minimum.
Voilà  le commencement d'un long calvaire, où tu te sens super seul, où tu vois bien que tout le monde s'en fou, et on te fais bien comprendre que si on est pas bien c'est de notre faute, on l'a bien voulu!

Moi vraiment, j'avais tout prévu (livres, musique, dvd, magazines, ...), mais avant 3 à 4 jours, j'étais vraiment capable de rien tellement j'étais mal.

     
AUTRE CAS ET AUTRE RESSENTI Ce que je redoute le plus et je n'aime pas ça, c'est que je suis un patient "chiant". Angoissé, et exigeant. Cela j'en suis tout à  fait conscient. Je ne dépasse pas certaines limites (en particulier de correction) mais je sais aussi que se faire "rabrouer" par le personnel (ce qui a été exceptionnel, celui-ci étant généralement très disponible) n'est pas forcément mauvais et mène à  réfléchir.
Je pense à un tas de choses qui se bousculent dans la tête, qu'on a mis plus ou moins de côté et qui déboulent d'un seul coup. Il me semble que le partager avec quelqu'un d'attentif ayant du répondant peut aider.
 
Mais il faut que ce soit progressif, dans le calme, la sérénité avec un fil directeur et pas que ça parte dans tous les sens sans trouver de réponse ou de solution aux questions.

Relativiser... Ah ... Einstein...
Alain, j'ai fait 2 sevrages hospitaliers, un très bien, l'autre merdique. Le sevrage hospitalier est intéressant dans le fait que tu es totalement pris en charge. Si la structures d'accueil est bien et que le personnel est compétent, je conseille ce système, car là  tu te repose vraiment, plus de soucis le soir en rentrant.
Par contre, s'il est bien fait, le plus dur c'est de sortir. Tu es dans un cocon, et c'est dur de quitter un petit nid douillet.
J'étais ressorti au bout d'un mois et demi, j'avais pris 10 kilos en muscles (perdus depuis), j'étais motivé, je faisais trop de trucs.

Par contre, si le centre hospitalier est pourri, que le personnel  ne connait pas son boulot, c'est à  éviter. Mon deuxième séjour était dans un centre pourri, et je suis ressorti plus mal qu'en rentrant.

Pour le sevrage en ambulatoire, je sais que c'est plus long.
Mon amie l'a fait et  cela a duré au moins 1 ans au lieu d'un mois.
 
DES AVIS A CONSULTER MAIS A NE PAS SUIVRE A proscrire, les service psychiatrie, où le personnel n'es pas formé.

Pour mon premier séjour, à  Limeil-Brevanne (94), service addictologie, pendant le sevrage, tu peux sortir de ta chambre, allez dehors, non accompagné, mais surveillé, par contre tu n'as pas le droit aux activités durant la première semaine. J'ai même pu ne pas prendre de cachets, et ils ont bien su gérer mes crises de nerfs. J'ai manqué frapper une infirmière, plusieurs patients,....

Le seul conseil que je peux te donner est de bien te renseigner sur les centres. Questionne les gens qui y sont allés.
Et si tu peux te le permettre, je te conseil celui où j'ai été en région parisienne.

Dans mon coin, (Seine-et-Marne nord) le sevrage ambulatoire ne se passe pas comme ça, à  Nantes non plus.
Tu as un RDV toutes les semaines, voir toutes les 2 semaines, au début, puis très rapidement 1 par mois, avec grosses ordonnances, et hop, à  dans 1 mois.

La méthode qui ne marche pas avec moi peu, peut-être, marché avec un autre.

 
POURQUOI CELA NE MARCHE PAS ?

LA QUESTION EST SIMPLE :

Réduire ou arrêter sa consommation d'alcool, telle est la question. Réduire n'est possible qu'au départ, lorsque l'alcoolisation devient excessive.

Plus après et cela se vérifie sur le terrain.

Je veux réduire ou arrêter ma consommation d’alcool

  Arrêter ou diminuer la consommation d’alcool implique un travail sur la motivation et l’acceptation de l’ensemble des difficultés à surmonter pour parvenir à cet objectif. Cette démarche individuelle doit parfois être accompagnée de l’aide de professionnels de santé.
   
               

DES QUESTIONNEMENTS ET DES REPONSES POSSIBLES

Comment et pourquoi faire appel à une aide extérieure pour mon problème d’alcool ?

L’acceptation de votre difficulté avec l’alcool et la reconnaissance de votre dépendance (ou de votre perte de contrôle) peuvent nécessiter du temps. La décision d’arrêter (ou de réduire) votre consommation d’alcool mais aussi de changer votre manière de vivre et votre relation aux autres vous incombe.
Certaines personnes décident – et parviennent – à arrêter ou réduire leur consommation d’alcool sans l’aide de professionnels. Toutefois, il est possible d’être accompagné par différents professionnels : médecin généraliste, alcoologue ou addictologue ou par une équipe spécialisée dans les services d’alcoologie et d’addictologie.
L’accompagnement pluridisciplinaire (médical, psychologique et socio-éducatif) est fortement conseillé pour faciliter votre démarche. La relation entre le patient et les professionnels de santé doit être fondée sur la confiance mutuelle et l’empathie. L’équipe médicale adapte la démarche de soins à votre situation : souhait, histoire avec l’alcool, vulnérabilité physique et psychique, environnement... L’accompagnement porte sur les différents domaines de votre vie : famille, relations sociales et professionnelles, état de santé physique, équilibre psychologique...
Il doit s’inscrire dans la durée.
Motivation, persévérance et assiduité sont les clés de la réussite de ce projet.

 
   
Dois-je arrêter complètement ma consommation d’alcool ou puis-je envisager de réduire ?

Pendant longtemps, le sevrage et l’abstinence définitive ont constitué les seules solutions offertes aux personnes dépendantes de l’alcool en démarche de soins. 
Cela demeure vrai dans la mesure où la modération n'a jamais réussi à quelques exceptions prêt.
C’est en effet souvent la voie la plus sûre, notamment quand les personnes ont une dépendance importante ou des problèmes de santé associés.
Mais il n’est pas toujours facile d’accepter de ne plus boire du tout. On considère aujourd’hui qu’une réduction importante de la consommation vaut mieux que le statu quo : mieux vaut réduire que de ne rien faire. La réduction d’alcool peut s’envisager comme une étape transitoire avant un arrêt.

   
Après le sevrage, comment vivre durablement sans alcool ?

Après le sevrage, le projet de devenir et de rester abstinent entraîne des bouleversements importants. Il faut trouver de nouveaux repères et construire un nouvel équilibre. La reprise de la vie quotidienne – après la période de prise en charge médicale et psychologique intensive – peut se révéler difficile. Il vous sera donc conseillé de poursuivre cet accompagnement au-delà de la durée du sevrage physique afin de vous aider à vous réadapter à votre environnement et à lutter au mieux contre une éventuelle rechute. L’équipe médicale qui vous a suivi durant votre sevrage et les groupes de paroles et associations de patients vous aideront dans ce sens. L’équipe médicale adaptera quant à elle son type de suivi à votre état physique et psychique après le sevrage : consultations plus ou moins rapprochées, séjour en soin résidentiel (par exemple : prise en charge à temps complet sur plusieurs mois avec une aide sociale, éducative et des activités thérapeutiques). Peu après votre sevrage, il est possible que vous ayez envie de reprendre votre consommation d’alcool : il est indispensable d’oser en parler et d’obtenir de l’aide auprès de votre médecin traitant ou de l’équipe qui vous a suivi pour le sevrage.

   
Quels sont les traitements médicamenteux du sevrage ?

Les sevrages « résidentiel » et « ambulatoire » ont pour objectif de mettre en place l’abstinence en toute sécurité. Ils utilisent les mêmes traitements médicamenteux afin d’éviter les complications du sevrage physique. Dans la plupart des cas, le choix du médecin se porte sur des médicaments de la classe des benzodiazépines (la prescription ne dépasse en général pas cinq jours). Ils permettent de limiter les tremblements, l’anxiété et l’insomnie dus au sevrage et préviennent les crises d’épilepsie et le delirium tremens (conséquence neurologique sévère liée au syndrome de sevrage d’alcool, correspondant à un état d’agitation avec fièvre, tremblements des membres, onirisme et trouble de la conscience, propres à l’intoxication alcoolique). Le médecin prescrit également des vitamines qui viennent combler les carences fréquentes chez les personnes alcoolo-dépendantes, pouvant être à l’origine de graves troubles neurologiques. Enfin, le médecin veillera à ce que vous soyez bien hydraté. Car l’arrêt de la consommation entraîne parfois une déshydratation très importante. Après cette étape de sevrage, d’autres médicaments peuvent vous être prescrits afin d’aider à maintenir l’abstinence.

Pourquoi et comment arrêter définitivement de boire ?

L’objectif principal du sevrage est d’éliminer l’alcool du corps en arrêtant totalement sa consommation. Il est possible qu’un syndrome de sevrage apparaisse lors de l’arrêt de la consommation (tremblements, sueurs, anxiété, troubles du sommeil). Ces symptômes se manifestent quelques heures après le dernier verre et peuvent durer plusieurs jours. Ils sont non seulement inconfortables, mais peuvent s’aggraver et entraîner des complications. Dans ce cas, il est nécessaire d’organiser une surveillance et un traitement médicamenteux : le sevrage médicalisé. Le sevrage médicalisé peut se réaliser de deux manières : – le sevrage « résidentiel » repose sur un séjour de durée variable (d’une semaine à trois mois environ) dans un hôpital ou dans un centre de soins spécialisé ; – le sevrage « ambulatoire » est fondé sur des consultations médicales rapprochées (en centre d’addictologie, par exemple). Le patient prend son traitement et réside dans son environnement habituel. Parfois, une hospitalisation de jour peut être proposée.