UN TRES SERIEUX PROBLEME
LE DENI

Beaucoup, et avec raisons, pensent que la première cause de la persévérance alcoolique est le DENI.

C'est un mot souvent prononcé mais en minimisant son importance.

D'ailleurs, on ne le retrouve pas forcément et uniquement lié à l'addiction.

On peut le retrouver ailleurs comme nous le verrons plus loin dans cet article.

La définition la plus simple du déni est de parler de refus. Refuser surtout une évidence en essayant de la cacher. Persévérer dans la croyance que ce que l'on fait est la solution unique et pertinente.   Refuser la situation en mettant de côté l'essentiel tel est le problème.
     
Dans l'alcool, quels sont les conséquences de nier l'évidence ou quels sont les aspects de ce concept. REFUSER MAIS REFUSER QUOI ?

VOYONS POUR L'ALCOOL ET CE QUE L'ON ESSAIE DE CACHER A SOI ET AUX AUTRES.

  1. La trop grande consommation.
  2. Le fait que l'on aime consommer et en abondance.
  3. Les troubles physiques que l'on attribue, en toute connaissance de cause, à du surmenage, de la fatigue ou à une autre pathologie.
  4. Que l'on ne peut s'en passer et que la consommation devient de plus en plus tôt.
  1. Que l'on recherche systématiquement soit ceux qui boivent soit ceux qui vous offrent de l'alcool (et qui en profitent et qui n'hésiteront pas à vous accuser que s'ils ont bu, c'était pour vous accompagner).
  2. Que l'entourage en a assez surtout les proches.
  3. Que l'on parle beaucoup de vous surtout en votre absence.
AUTRES POINTS A RAPPELER : LES ALIBIS    
  Quand il y a une surconsommation, généralement le problème est mis de côté. Il faut parfois se justifier auprès de l'entourage. On entend souvent dire :
  • Je bois comme tout le monde.

  • Ma femme exagère beaucoup.

  • Jamais le matin ou, seulement, le week-end.

  • Je m'arrête quand je veux.

  • Je ne bois pas d'alcool fort, seulement de la bière.

  • Personne ne me comprend.

  • " j'ai déjà fait une cure, ça ne sert à rien " ou " qu'est ce que vous voulez que j'y fasse !, je n'y arrive pas. ".

  • C’est à cause de ma femme, de mon boulot,…

  • J’ai perdu mon permis pour excès de vitesse, pas pour l’alcool.

On apprend généralement par l'échec; encore faut-il réfléchir aux raisons de celui-ci.

Attention, ce n'est valable que pour ceux qui réfléchissent et non pas pour ceux qui recherchent désespérément un alibi pour reboire. On dit aussi que si la cure n'a pas réussi, on garde en tête des points positifs et que l'on ne repart pas à zéro, que l'on conserve les acquis.
Là, nous sommes dubitatifs. Si la cure avait apporté du positif, il n'y aurait pas eu rechute.
Par contre refaire le même parcours, au même endroit est finalement découragent ou alors on n'écoute plus ou presque plus car "ON A DEJA FAIT"
       
  ET AILLEURS ?

Le déni existe partout. Le grand danger est qu'il s'accumule à celui qui est relatif à l'addiction. Tout est malheureusement lié.

REFUSER LA SITUATION PRESENTE ET SURTOUT NE PAS VOULOIR ADMETTRE QUE L'ON POURRAIT ARRIVER A REMETTRE DE L'ORDRE. MAIS POUR CELA IL FAUDRAIT FOURNIR DES EFFORTS.  
Les problèmes sont peut être psychologiques. Au travail, ne pas arriver à travailler en équipe. Cela se compliquera tôt ou tard.
NE PAS ALLER BIEN, POURQUOI ?

Si tout va toujours de travers, est-ce la malchance ou votre comportement qui amène ces situations ?

  Croire avoir toujours raison, minimiser le travail des autres, leurs idées et surtout les regarder de haut et l'ambiance va être détestable.
Cela ne va pas aller en s'améliorant et l'agressivité des uns et des autres arrivera.

Il y a aussi l'accumulation des soucis.
Tout s'enchainera et pourrira la situation.
C'est un phénomène courant lorsque cela ne va plus.
On gère (enfin on s'occupe de) tous les problèmes en même temps.
On mélange tout et l'ensemble est perçu négativement.
Les règles de base sont oubliées et tout doucement cela finira par un état dépressif accompagné trop souvent par l'addiction.

Nous avons connu un exemple où ce cycle a été réitéré cinq fois par la même personne et ceci en 13 ans.
C'est le résultat de ne pas vouloir réfléchir sur soi, de garder son égocentrisme et de croire avoir toujours raison.
Dans notre cas, la personne faisait semblant d'écouter. (Cas très courant)
  Par contre, cette situation rapprochera l'addicte de la reconsommation.  
DERNIER POINT, CONSERVEZ VOTRE PLACE REGULIERE DANS UN GROUPE ASSOCIATIF. (Attention, chacun doit pouvoir avoir un avis différent du vôtre. Ceci est la tolérance.

JPL répète très souvent la phrase suivante :

"Et si l'autre avait raison ...). Ecouter est parfois une grande aide à la résolution de nos soucis.

Autre conseil :
Rester dans le médical ne vous fera pas avancer. Vous serez toujours "en soins".
Bien qu'ils soient très utiles, les groupes constitués par les anciens buveurs vous font connaitre d'autres horizons et des réussites de plusieurs années. Ceci est  motivant et positif.
Encore faut-il être assidu.
LA CURE DURE UN MOIS. LE TRAITEMENT QUI SUIT PEUT DURER DES ANNEES.