MES PREMIERES SEMAINES

COMME ABSTINENTE

Démarrer une abstinence nécessite de suivre un certain nombre de règles si l'on ne veut pas repartir au départ (voire plus loin encore)

On entend très souvent :
"On ne part pas de zéro mais on a appris et on se sert de notre expérience".
Malheureusement, c'est encore appris dans un livre et cela ne correspond pas à la grande majorité des cas.
Comme on a appris à boire de plus en plus, on s'habituera également à rechuter d'où les observations faites :
"Les rechutes seront plus fréquentes et les périodes de non consommation seront de plus en plus courtes."
     
Chacun réagissant suivant sa personnalité, le fait de reprendre un verre après la cure sera vécu différemment. On pourra constater l'apparition
* de la honte,
* de regrets voire remords,
* d'une sorte de fatalisme ou
* de l'abandon de toute volonté de rester abstinent.
...

     
Comment ne pas reprendre ?

A FAIRE

COMMENTAIRES

Ne pas rester seul et fréquenter un groupe associatif, seul moyen de pourvoir se projeter dans le temps. Fréquenter un groupe dans un milieu médical est une bonne chose mais ne permettra pas de voir des abstinents de longue date.
Ne pas se dire, c'est encore un jour de gagné et on verra demain.
Envisager une rechute précoce et c'est ouvrir la porte de la reconsommation.
Il est vrai que c'est dur au début mais il faut se dire que plus le temps passera et moins ce le sera.

Un petit verre de pris et des regrets qui perdureront.

Persister en se disant : "Ce sera moins dur demain."  
  Savoir que le premier verre verra s'effriter la motivation, le second la supprimera totalement. C'est un fait avéré. Rester trop longtemps dans une rechute diminuera les chances de réussir par un nouvel arrêt.

Peser le pour et le contre :
Ce que je gagne, ce que je perds.
Vous perdrez plus en reconsommant qu'en restant sobre.
Faiblesse pour ne pas continuer l'abstinence et aussi ce sera faiblesse pour arrêter de nouveau. Se permettre de reboire et c'est un échec qui laissera des traces.
Demander au médecin une aide ponctuelle en médicament. A ne prendre qu'en cas de besoin mais ce sera efficace.

Une aide ponctuelle ne doit pas devenir traitement long.

AVOIR UN REFERENT ASSOCIATIF POUR LE (LA) JOINDRE RAPIDEMENT. Elément essentiel voire indispensable, cet appui vous guidera et vous soutiendra de façon régulière, encore faut il le ou la contacter.
     
SURTOUT,  réfléchissez bien avant de faire le pas vers la modération. Les conséquences seront sans aucun doute différentes de vos envies.
Témoignage de GEPETTO Je suis abstinent et vis cet état sans problème. L'alcool est loin pour moi et je n'ai pas de souci de vivre parmi les consommateurs.
L'on me dit très souvent que maintenant, vingt cinq ans passés, je pourrais reprendre une consommation et qu'elle sera modérée En plus, je fréquente un milieu associatif régulièrement non comme usager mais comme accompagnant. Je connais en ayant constaté les modalités de la réussite.
Il est dit que le dépendant alcoolique le reste toute sa vie.
Est-ce la vérité ? Personne ne le sait réellement. La grande question est de désirer redevenir comme avant.
C'est un dilemme pour certains. Seulement, étant donné que la certitude n'existe pas, il est naturel de se poser la question : Qui dit vrai ?
Personnellement, j'ai fait un choix. J'ai bati ma nouvelle existence sans l'alcool. Je suis bien et veut le rester. Pourquoi tenterais je de reconsommer et ainsi prendre le risque de perdre tout ce que j'ai réussi à reconstruire ?
Faire comme les autres ? Quel intérêt si en voulant retrouver la consommation, je les perds...