LES ELEMENTS QUI RAMENENT A LA CONSOMMATION    
  Apprendre une reconsommation est toujours interpellant surtout si elle survient des mois après une cure et suite à un arrêt conséquent.   Beaucoup s'interroge : QUELS SONT LES FACTEURS QUI PEUVENT ETRE DETERMINANTS DANS CETTE PHASE ?    
  NOUS NE PARLERONS PAS DE CEUX QUI, SCIEMMENT, RETOURNENT A L'ALCOOL PAR GOÛT    
 

  Il n'est pas facile de les trouver tous et surtout de cerner ceux qui sont entrés dans le processus. Voyons les plus courants.    
           
1

AVOIR UNE ASSURANCE TROP IMPORTANTE.

  Se croire beaucoup plus fort, entrer en conflit avec son alcoologue, un groupe constitué et voilà une démarche qui va plus ou moins amener vers une ré-alcoolisation. Lorsque l'on sait que même une consommation minime amènera , à des vitesses différentes, vers une consommation excessive voire très excessive.
Prendre des mesures et réfléchir aux conséquences font baisser l'EGO qui est parfois démesuré.
Il n'est pas rare de constater cette spirale qui ramène vers des situations désastreuses.
 

 
2

SE DISPERSER

Ne pas structurer sa nouvelle vie, ou la conduire de façon brouillonne, n'est pas à notre avis un gage de réussite.

Certains diront qu'il est naturel de suivre son tempérament mais si ce dernier nous a amené à l'alcool, ne rien changer nous y ramènera.
Lorsque l'on parle de casser ses habitudes, le changement conseillé est surtout fait pour que la personne ne reprenne les habitudes de vie qui les ont amenés plus ou moins doucement vers une alcoolisation très excessive.

Cela dit, c'est une période pas si aisée que cela.

   

   
3

ECOUTER DES INTERVENANTS INCOMPETENTS

La soi-disant empathie n'est pas forcément une réussite assurée.
Il ne suffit pas d'avoir connu la dépendance alcoolique pour être devenu le meilleur psychologue. Pour un bénévole, obliger ou suggérer à l'autre d'imiter son parcours n'est pas bon, même ce serait destructeur.
Certains confondent accompagnement et convivialité. Trop de convivialité fait oublier le problème pour un temps mais ce dernier reviendra au galop.
D'ailleurs, par expérience, il n'est pas rare de voir une personne qui rechute, être écartée d'un groupe qui se dit accompagnateur. (Au moins deux cas constatés en 2018 dans un groupe de Mondeville (14))
IL est facile d'accompagner une personne qui va bien plutôt qu'une autre dont le parcours est chaotique.
Et que dire de ces personnes qui déblatèrent lors de l'absence des gens concernés... Minable
   

   
4

VOULOIR ALLER TROP VITE

Vouloir retrouver tout et tout de suite mènera à des déconvenues.
Oublier son passé d'alcoolique est possible mais il faut bien comprendre que les autres, eux, ne l'ont pas fait.
Les ragots seront toujours de mise et on saura vous rappeler les mauvais moments plus que les bons.
   

   
5

CROIRE QUE L'ON PEUT ....

Croire que certains interdits peuvent devenir possible.

Reconsommer modérément ne sera plus possible.
Dur à entendre, dur à accepter et pourtant il faudra le faire.
Dire que c'est un palliatif à un souci quelconque est un mensonge. Si les circonstances de la vie sot très difficiles, recourir à l'alcool est un alibi et il faut avouer que ce ne sont pas les circonstances qui obligent mais que le désir de consommer et d'avoir à nouveau les effets est la raison réelle.

   

   
6

MENTIR OU CONTINUER A MENTIR

Le mensonge est le défaut majeur d'un alcoolique. Il a menti continuellement lorsqu'il buvait. Continuer à le faire et il n'y aura pas de changement. Il (elle) va se retrouver dans des situations des plus embarrassantes.    

   
7 CONTINUER A TENTER DE SE DISCULPER EN ACCUSANT UNE AUTRE PERSONNE (Conjoint par exemple) Minimiser son rôle et accuser systématiquement son conjoint est aussi un moyen de détourner encore le problème et de ne pas regarder le sien. C'est aussi destructeur car on nie son alcoolisme.    

   
8 NE PLUS VOULOIR PARTICIPER AU GROUPE Certains veulent imiter d'autres qui vont bien, qui ont du recul, et espacent leurs présences au groupe.
C'est aussi vouloir aller trop vite, se croire plus fort que l'on est. Les résultats seront négatifs et cela ira très vite.

Il y a quand même un obstacle majeur. On a été absent du groupe, perdu en partie sa place car celui-ci a avancé, a vu l'arrivée et le départ de certains. En gros, ce n'est plus le même groupe et il faudra se refaire une place. (Ce sera difficile si notre attitude a été très critique voire méchante pendant notre absence)
Il est difficile de revenir dans un cercle que l'on a critiqué en ayant adhéré à un autre. Ce sont des cas courants et on retrouve des malades qui ne savent plus où aller.

   

   
9

CROIRE ENCORE QUE L'ON SERA CETTE FOIS PLUS FORT.

Après une interruption assez longue de la consommation d'alcool, certains veulent revenir à la situation d'antan.
Il arrive trop souvent de constater une dégringolade et une reprise de l'alcoolisme excessif.
Il ne faut pas oublier :

1 Après une alcoolisation longue et trop sévère (plus de deux verres régulièrement), le corps a subi des modifications particulières qui ne permettront pas un retour en arrière.

2 Cette période d'arrêt n'a pas vu de changement dans le comportement de la personne. C'est dommage d'avoir perdu tout ce temps.

3 Quoi que l'on dise, la bouteille sera toujours la plus forte. Il y aura bien sûr une accalmie qui ne sera QUE passagère.

10

DEPRIMER ET SE CROIRE ENCORE SEUL DANS CETTE EPREUVE.

       

"Je suis un cas, je suis le plus malheureux  etc.", que de discours pour avouer que si l'on déprime, c'est que l'on ne fait rien pour se sortir de sa situation.
Admettre que ce qui nous arrive est la conséquence de nos actes,  est déjà un départ.
Se relancer c'set aussi avoir deux éléments importants :

 Prendre le temps de classifier les ennuis et de s'occuper des prioritaires

2 Etre patient. Redresser l'ensemble est long et d'autant plus lorsque nous avons poussé le "bouchon" un peu trop loin.

11

OISIVETE

       

"L'oisiveté est la mère de tous les vices" dit le proverbe.
Sans aller jusque là, cette état n'arrange rien sinon de supprimer le courage de faire.

Il y a une différence entre la qualité d'oisif et ces moments que certains aiment : ne rien faire.

L'oisiveté est permanente et n'a pour résultat majeur que de déprimer davantage.

12

ROUTINE

       

La routine n'est pas un bon état. C'est lassant à la fin. Comme le dit fort bien D., une membre de notre groupe, la vie mérite des imprévus. C'est ce qui donne de l'intérêt à notre vie.

Par exemple, une vie bien réglée, au mm, n'a pas forcément un bon impact.
Lundi : rien. Café 10 h, déjeuner 12 h, 16 h goûter 19h diner 20h TV puis dodo à 22h 30

Mardi : marché (commerçants ambulants) déjeuner 12 h, 16 h goûter 19h diner 20h TV puis dodo à 22h 30

Mercredi : rien....... etc.........

Jeudi : marché (commerçants ambulants) etc.

 Vendredi : 9h devant chez Leclerc  etc.

Samedi : pas grand chose