ALCOOLISME LES FACTEURS QUI LE FAVORISENT
         

Encore des questions autour de cet état. Comment suis-je devenu alcoolique ?

Je n'arrive pas à admettre et j'en ai honte. Je voudrais revenir comme avant.

Il est indéniable que cela ne fait pas plaisir mais il n'y a pas à se lamenter, vous êtes devenu alcoolique et malheureusement il faudra arriver à l'admettre.   Beaucoup on choisit de se faire aider par leurs médecins et prennent dse médicaments pour pouvoir boire quelques verres et vivre artificiellement comme avant.
Seulement, cela ne durera pas. Croire en ces produits ne fait que reporter très provisoirement l'échéance.
         

Etre alcoolique c'est quoi ? Par définition c'est la perte de liberté pour une personne de s’abstenir de boire de l’alcool.
Il s’agit donc d’une pathologie de la liberté qui appartient au domaine des maladies psychopathologiques et qui peuvent entraîner des dysfonctionnement physiques ou psychiques.
  Pour le rédacteur de cet article qui est volontairement abstinent, il n'est plus alcoolique au sens de cette définition mais il reste dépendant et de ce fait se doit de rester sobre.
  Les conséquences sont larges. Sont touchés la famille, les liens sociaux, professionnels. Parfois, cela entraine des ennuis judiciaires.   Tout ce que l'on sait c'est que l'on ne nait pas alcoolique mais qu'on le devient.
         
  Les facteurs favorisant l'alcoolisme :

Facteurs biologiques :

  Il semble que nous ne soyons pas tous égaux devant l’alcool. Certains vont développer plus vite que d’autres une grande tolérance à l’alcool, tolérance qui mène à la dépendance. C’est l’effet drogue de l’éthanol.
         

Facteurs psychologiques :

  La plus part des personnes qui utilisent l’alcool ressentent des effets psychotropes, désinhibition, diminution de l’angoisse, ils ressentent un effet psycho stimulant.
C’est l’effet «
médicament » du produit lorsqu’il est utilisé de façon répétée pour faire face aux difficultés de la vie.

     

Facteur social :

  Boire est un acte social que l’on retrouve dans la plus part des cultures. Un individu qui refuse ces coutumes du groupe culturel auquel il appartient, peut avoir des difficultés d’intégration . C’est l’effet socialisant de l’usage de ce produit.
     
Actions de l'alcool :

L’alcool intervient sur ces trois facteurs, mais tous ceux qui s’alcoolisent ne vont pas forcément devenir alcooliques, il faut autre chose en plus : lé répétition du comportement qui devient une addiction.

Peu à peu va s’établir chez la personne addictive une relation personnelle à l’alcool de moins en moins liée aux facteurs externes et de plus en plus à une organisation psychopathologique du lien au produit.

 

Celui-ci envahit progressivement l’économie psychique du sujet, diminuant en même temps ses autres possibilités d’investissement, c’est la dépendance psychologique.

Le corps quant à lui s’adapte de plus en plus à la répétition des alcoolisations et à l’augmentation des doses, grâce au phénomène de tolérance qui s’est mis en place .

Il ne supporte bientôt plus d’être privé d’alcool, on arrive à la dépendance physique, on peut d’ailleurs y arriver assez rapidement.

Le malade alcoolique, perd peu à peu, sans s’en apercevoir la liberté de s’abstenir de boire. Il est devenu un malade alcoolique dépendant physique, et pour l’avoir connu, je vous assure que c’est l’enfer…