HESITATIONS

Arrêter une addiction c'est aussi se trouver devant des situations où des choix seront à faire :
et ce ne sera pas facile.

De très nombreux facteurs entrent en jeu et trouver des solutions viables ne sera pas si simple.
Une thérapie efficace ne sera pas trouvée dès le départ et elle devra être affinée pour arriver à la réussite.

Ces facteurs ne sont pas communs à tous. Il n'est donc pas question d'appliquer le même traitement. Sans vouloir être déplaisant envers la corporation des médecins, nous pensons que les accompagnants associatifs connaissent assez bien voire très bien, les patients pour être dans la capacité de trouver une solution efficace.

LA COMPENSATION

     
Il est cependant important de souligner que la compensation à la suppression de l'alcool est un facteur inévitable.
L'arrêt une addiction verra (9 cas sur 10) l'apparition de l'augmentation  d'une autre dépendance plus ou moins nocive qui comblera le trou laissé par celle que l'on a supprimée (Après l'alcool, le tabac, le café, les friandises, manger, occupation sans limite, etc.)
Nier la compensation c'est méconnaitre les mécanismes de l'arrêt addictif.
Il faut retrouver une vie avec des plaisirs différents et c'est là, la grande difficulté.
 La rechute revient systématiquement lorsque la vie sans l'alcool est malheureuse.
Le danger vient du remplacement de l'alcool par une autre addiction des plus nocives.
Pour exemple, nous avons eu une personne qui a remplacé sa consommation d'alcool par une surconsommation de shit (consommation sans doute antérieure à l'arrêt alcoolique).
Lorsque la vie l'a fait retourner à l'alcool, elle a eu les deux addictions en commun et le problème est devenu  plus ardu. D'ailleurs, nous avons perdu sa trace quelques mois après et le problème était toujours latent surtout que cette reprise a été très destructrice sur les plans familiaux, professionnel et médical.

ELEMENTS POSITIFS

ELEMENTS NEGATIFS

S'ENTOURER D'UN SUIVI MEDICAL NON COMPLAISANT   NE PAS CHANGER SES HABITUDES
Consulter un médecin dès le début. Nous déconseillons le médecin de "famille" qui, lui, aura un contact humain trop prononcé. Bon Docteur, il aura souvent un rôle qui sera difficile :
sera-t-il suffisamment direct ?
Si vous ne vous sentez pas en confiance, CHANGEZ. Il est inutile de continuer avec un professionnel auquel vous ne direz pas toute la vérité (et non pas VOTRE VERITE)

CSAPA RIVE GAUCHE CAEN

Continuer à faire les mêmes occupations, fréquenter les mêmes lieux(où l'on s'alcoolisait, ou les mêmes "amis de boisson"), sera une source d'échec assuré.

Il est vrai que le dire est facile mais l'appliquer est autrement plus délicat.

ASSISTER REGULIEREMENT A UN GROUPE DE PAROLE

  ESSAYER DE MODERER : UNE UTOPIE
La Croix Bleue Normandie en a un qui fonctionne assez bien. A CAEN, il dénombre entre 20 et 30 personnes par semaine.
On peut bien s'y trouver et dans ce cas, il n'y a pas de problème.
Dans le cas inverse, CHANGEZ ce sera la meilleure solution.

Première proposition de certains alcoologues, ce sera la source des ennuis pour beaucoup.

Faire le point avant toute thérapie est une OBLIGATION. Cela devait être fait pour le BACLOFENE et cela n'a jamais été fait sérieusement.

La classification de la pyramide de SKINNER est indéniable encore faut-il la connaitre.
 Dans une société, il y a toujours des gens qui savent tout et qui veulent tout faire, sans pour autant comprendre ce qu'ils font. 

MAINTENIR L'ABSTINENCE QUELLES  QUE SOIENT LES TENTATIONS.

SE RE-ALCOOLISER

TRES MAUVAISE SOLUTION

 

Succomber aux tentations, c'est repartir à zéro. Le faire systématiquement devient insupportable à la longue.

Si la volonté de continuer est votre idée principale, aller à l'encontre de sa décision sera pas une solution pérenne.

On dit fort justement d'ailleurs, que la guérison vient lorsque nous avons DECIDE seul de ne plus recommencer. Tout le reste devient accessoire.

Prendre des médicaments, voir des psys, etc. ne seront que des leurres. Seule la décision personnelle est gage de réussite.

Combien de personnes ont encore dans l'idée de prendre la petite pilule qui permettra de consommer un petit peu sans excès. UTOPIE proposée par de nombreux professionnels.

C'est la pire des solutions.
Même dans des situations très difficiles, votre médecin peut remédier à votre mal être et ceci rapidement. Il est bien évident que, suite à votre appel, l'on vous donne un rendez vous dans quatre semaines, le mal sera fait lors de la visite.
 
Ne pas savoir choisir
A CAEN, les CSAPA ont un accueil immédiat et c'est la meilleure des solutions. Il faut se déplacer mais sortir du lieu où l'on se sent mal est déjà une amorce et évitera l'alcoolisation.

TENIR COMPTE DES EXPERIENCES DES AUTRES

SE METTRE DANS DES SITUATIONS DELICATES
Pendant les séances des groupes de parole, des expériences sont relatées. Généralement, il y a deux versions : celle qui a marché et surtout les échecs. Certaines situations sont plus dangereuses que d'autres. Fréquenter les mêmes lieux où l'on s'alcoolisait (pas obligatoirement le bar) aux mêmes moments et avec le même entourage.

Si l'on se pose la question "Faire reboire ?" avant d'aller quelque part, c'est perdu d'avance. N'yallez pas. Ce n'est peut être pas courageux mais c'est beaucoup plus intelligent.

EVITER DE CHANGER
Sans copier l'attitude de l'autre, écouter et réfléchir à son cas est une attitude très positive. Les associations ont un avantage certain. Par pragmatisme, elles ont pu voir et constater que certains traitements étaient inutile.

Ne pas vouloir modifier son fonctionnement, est un gage de reprise addictive. Se croire plus fort que la bouteille est l'utopie la plus rencontrée. Vouloir affronter tous les problèmes seul est trop souvent une des causes de la rechute.

Se disperser et écouter à droite ou à gauche les conseils de tout le monde n'est pas un gage de sérénité. Certains se croient plus compétents que d'autres et nuisent à la réussite. (connaitre les mécanismes de l'addiction n'est pas inné et cette compétence s'acquiert avec l'expérience.

Dernièrement, la réaction d'un médecin, professionnel de santé dont nous tairons le nom, a déclaré : "Comment peuvent-ils savoir puisqu'ils ne sont pas médecins. (Cela rappelle un sketch ancien de Fernand RAYNAUD : "Je ne suis pas un imbécile puisque je suis douanier" OUBLIER LE GROUPE DE PAROLE

FAIRE LES EFFORTS SOI-MÊME

Espacer ses participations est un signal d'alarme qu'il faut prendre TRES au sérieux. Il faut conserver un lien avec un groupe. Dans le cas contraire, vous allez perdre les repères qui sont indispensables à une bonne thérapie.

Les grands dangers qui amèneront à l'échec sont simples et connus.
  1. Compter sur les autres
  2. Attendre tout des médicaments prescrits.
  3. Arrêter dans la facilité.
  4. Continuer la même vie sans changer.