ALCOOLISME : MALADIE OU NON ?

En violet, les commentaires associatifs.

DES IDEES CONTROVERSEES
Il est quelquefois indispensables de faire le point sur ce qui est dit au niveau du problème de l'alcool. Commençons par La Croix Bleue. Toutes les idées émises le sont par pragmatisme. (constatations sur le terrain). Nous observons trop souvent des cas où les thérapies des professionnels sont des échecs cuisants et dramatiques. Des propos émis par des centres de cure sont parfois déconcertants.
Ne nous a t on pas déclaré en 2017 :
"Si nous préconisons l'abstinence totale et non la modération, nous n'aurons plus personne dans le centre de cure et nous pourrons fermer la structure"
Certains médecins psychiatres (sur Caen) ont tendance à voir l'intérêt financier d'abord et les soins ensuite.
Pas question pour eux de mutualiser, ils ont le diplôme donc ils savent pas les autres.
Les forums, pleins de bonnes idées et de traitements miracles qui n'ont que pour mérite de faire plaisir à celui ou celle qui se manifeste.

 

 
Nous avons recueilli des propos du net et allons donner notre avis sur chaque. Ensuite, ce sera à chacun de faire son choix.
NDLR : Nous avons volontairement supprimé certains propos hors de sens et complètement irraisonnés.

L’alcoolisme n’est pas une maladie

         

IDEES EMISES    COMMENTAIRES SUR LE NET

CE QUE PENSE LA CROIX BLEUE NORMANDIE

Depuis 1849 une maladie : l’alcoolisme, connue autrefois sous le nom d’ivrognerie, est reconnue du monde médical. Depuis 1960 cette maladie, définie par une dépendance définitive et incurable aux boissons alcoolisées, est caractérisée par une perte du contrôle de la consommation et un besoin obsédant d’alcool. La maladie alcoolique entraîne une perte de la liberté de boire modérément et ne connaît qu’un seul traitement : l’abstinence totale et définitive. Cette conception ne repose pas sur des données expérimentales mais sur une expérience clinique. Elle n’a jamais été mise en cause par les institutions médicales, mais elle est contestée par les spécialistes des sciences humaines et par une partie de ceux qui soignent les sujets atteints d’une addiction.   Que ce soit considéré comme une maladie ou pas, l'alcoolodépendant a un problème très sérieux.
 Celui-ci est la non possibilité de gérer la consommation d'alcool.
Bien sûr, il a commencé comme tout le monde, avec des moments conviviaux et autres, mais pour lui (ou elle), cela a évolué vers des consommations de plus en plus importantes et ceci sans pour cela en prendre conscience.
 

C'est plus tard, beaucoup trop tard, que lui, son entourage,  ont constaté l'alcoolisation excessive  sans pour autant en connaitre la raison.
La maitrise de la consommation  a disparu depuis longtemps.
Les chiffres sont clairs, 8 millions de français ont un problème de consommation méritant des soins et il n'y en a que 600 000 qui entrent en soins.

En France, Paul Perrin (1895-1980) fut le dernier défenseur d’une conception morale de l’alcoolisme, datant de plus d’un siècle, mais toujours reconnue par les élites éclairés du pays en évoquant la dépendance et en considérant les ivrognes comme des sujets sans volonté qui, au fil des ans, devenaient des buveurs par nécessité et proposait d’enfermer les vieux buveurs incurables et antisociaux dans des établissements spécialisés.. Conceprtion toute personnelle.
Dans ces propos, nul humanité, sont énumérés uniquement les caractères économiques en cataloguant le malade alcoolique comme incurable et couteux pour la société.
Bien qu'à première lecture on puisse percevoir des réalités, on ne peut cautionner de tels propos qui ont sans doute influencé tout un corps médical. Certains de ceux-ci ne se sont pas encore penchés sur le problème et c'est bien dommage.
         
L’ivrognerie (terme ignoble NDLR), on ne parlait pas encore d’alcoolisme, était une maladie de la volonté.
L’ivrognerie seule manifestation connue, depuis l’antiquité, de la consommation excessive d’alcool fut considérée comme un comportement lié à l’amoralité des consommateurs excessifs d’alcool, mais en aucune manière comme une maladie, jusqu’en 1804.

(.../...)

Aux Etats –Unis cependant le concept de l’alcoolisme, maladie caractérisée par la perte du contrôle de la consommation d’alcool, s’imposait en raison de l’ appui unanime des professions médicales et conduisait à la création des associations de buveurs, notamment des Alcooliques Anonymes (juin 1935). (NDLR : Ce sont les Américains qui nous les ont apportés après la guerre 39-45)

Ce fut, en 1960, Jellinek qui créa l’alcoologie moderne en définissant l’alcoolisme comme une consommation de boisson alcoolique qui cause un dommage à l’individu , ou à la société et en décrivant, avec précision, les diverses catégories de buveurs excessifs, les uns dépendants les autres non.

Ces travaux importants ont été une base des actions de soins qui sont venues par la suite.

La Croix Bleue utilisent encore ses travaux pour une raison rationnelle : les résultas sont d'une clarté accessible à tous.
 

Dans les études qui ont suivi, on ne peut que constater les changements de classifications et des compte-rendus de plus en plus rédigés en un langage spécifique.
Les DSM se suivent, évoluent mais les soins restent malheureusement aussi peu efficaces.
Associativement, nous avons remarqué plusieurs points :
Que l'on soit professionnel ou non, travailler indépendamment des autres et la première cause des rechutes.
Changer les catégories de buveurs (DSM) n'aboutit à rien sinon que de modifier le cadre mais pas le contenu.
Aujourd’hui, seuls les sujets atteints d’une dépendance à l’alcool sont considérés comme des alcooliques, les autres consommateurs excessifs sont soit à risque mais encore indemnes d’une pathologie liée à l’alcool, soit des consommateurs abusifs atteints d’une pathologie somatique liée à l’alcool. 
Jusqu’au milieu du 20° siècle, les connaissances biologiques épidémiologiques cliniques et thérapeutiques sur l’alcoolisme restaient fragmentaires, aucune classification n’était proposée, les préjugés moraux, la lutte contre ce péché que constituait l’ivrognerie, déterminaient le développement des ligues de tempérance.
 
Pour autant les professionnels des soins, les spécialistes des sciences humaines, les biologistes sont ils d’accord sur le concept fondateur de l’alcoologie moderne : l’alcoolisme est une maladie et l’alcoolique est un malade parce qu’il a perdu la liberté de s’abstenir de consommer de l’alcool, ou de contrôler sa consommation ? Non
La contestation vient principalement d’Amérique du Nord, des psychiatres, des psychologues et des sociologues. En outre, ces dernières années, liées aux progrès des neurosciences, un autre concept est apparu celui d’addiction qui en regroupant toutes les causes possibles de dépendance complique l’analyse.
         

Les caractéristiques de la dépendance alcoolique

         
Les sept caractéristiques du syndrome de dépendance à l’alcool, trente ans après sa description restent inchangées : 1- Stéréotypie des conduites d’alcoolisation Il ne faut pas être obtu. L'alcoolisation évolue et donc les manières d'enrayer ce problème. La jeunesse actuelle prend des habitudes qui laisseront des traces. A entendre certains, cela leur passera. C'est en partie vrai mais pas pour tous.
2- Orientation de plus en plus exclusive des activités de l’individu vers une seule fin :
la consommation d’alcool
Cela n'est pas une nouveauté. Tout est devenu prétexte à boire : on fête tout y compris pour certains le lever du soleil chaque matin. Il y a cependant des avncées. On a semble-t-il supprimé l'alcool au travail. C'est vrai lorsque le responsable, lui, ne boit pas. L'alcoolique mondain (et oui) continue et continuera. (voyons certains de nos dirigeants politiques qui se devraient de montrer l'exemple)
3- Tolérance à l’alcool conduisant à une progression de la consommation. "Plus on boit et plus on tient". C'est un fait mais la réponse est claire. Certains ont une imprégnation alcoolique telle que chaque matin, ils doivent avoir une dose d'alcool minimale pour pouvoir vivre sans effets physiques. Un cas sérieux nous a été permis de voir (3.5g le matin constaté par le CHU de CAEN)
4- Répétition des symptômes de sevrage Presque toutes les personnes ayant connu le problème d'alcool ont connu ces effets. Pas tous, mais encore faut-il enlever le DENI.  
5- Evitement ou disparition des symptômes de sevrage par l’alcoolisation Les troubles viennent du manque d'alcool. En reprendre, c'est retrouver un taux d'alcoolisation proche de celui de l'imprégnation. "Réchauffer la marmite" dit-on à ce moment. Ce n'est pas un bon signe pour l'avenir de continuer ainsi.  
6- Reprise de l’alcoolisation après une abstinence plus ou moins longue. C'est une catastrophe lorsque l'abstinence a été longue. Il est difficile de s'en relever On dit, à juste propos par observation, que le corps réclame tout ce qui n'a pas été bu pendant l'abstinence. C'est vrai pour tous les autres produits addictifs. (tabac en particulier)
7- Existence d’une perte de contrôle associée à un besoin obsédant de boire de l’alcool. Le besoin de boire est une obsession importante. Parmi les gens fréquentant notre groupe de parole, certains ont trouvé des paliatifs qui ont marché. L'inconvénient est que ce qui a marché pour l'un ne fonctionne pas pour l'autre.
         

La dépendance est elle fréquente chez les consommateurs excessifs d’alcool ?

         
Dans une population de sujets dont la consommation d’alcool est excessive, soit ponctuellement soit de manière chronique, le pourcentage des sujets éventuellement dépendants n’atteint pas 5% (4.7%).

La petitesse de cette fraction est explicable par le faible pourcentage d’alcooliques dans trois groupes de consommateurs excessifs :
les consommateurs quotidiens,
les consommateurs intermittents,
les consommateurs qui boivent en raison des difficultés qu’ils éprouvent dans leur vie quotidienne. 

La faiblesse des chiffres vient généralement du fait que l'on ne compte que ceux qui se soignent de leur alcoolisme.
Beaucoup de gens ne se reconnaissent pas comme buveurs excessifs d'où ces nombres erronés.

Un buveur excessif ne devient pas obligatoirement dépendant mais en général, il en prend le chemin.

Il possède une appétence très marquée au produit et de ce fait il va au devant de l'état de dépendance.

 
Ce fait est d’ailleurs d’un considérable intérêt pour l’avenir du malade qui, bien conseillé et non dépendant, n’éprouvera aucune difficulté à cesser ou à modérer sa consommation, permettant une stabilisation de la cirrhose et une survie prolongée.
La consommation intermittente et excessive d’alcool est une conduite alcoolique dont la fréquence augmente chez les adolescents.
Pour une grande majorité, heureusement, on n'ira pas jusqu'à des maladies aussi graves que la cirrhose.
LA MODERATION n'est réservée qu'à ceux qui ont eu un mauvais début de parcours et qui n'ont pas fait une cure.
Nous avons observé  que si le premier arrêt (cure hospitalière, cure ambulatoire, arrêt seul, etc.) n'a pas marché, le but à atteindre est l'abstinence totale (et définitive).
         
Très grave par les violences qu’elle suscite et par ses risques accidentels, notamment lors de la conduite automobile, cette alcoolisation est rarement à l’origine d’une dépendance qui, lorsqu’elle survient, s’estompera quelques années plus tard et n’empêchera pas ces adolescents, devenus de jeunes adultes, de consommer modérément des boissons alcoolisées. Ici, c'est bien méconnaitre les réalités du terrain. Celui ou celle qui a écrit ces propos, devrait venir voir d'un peu plus près les problèmes d'alcool. Si l'on considère que seulement 7% des gens concerné viennent en soins, que peut-on dire des 93 ù qui restent (un peu plus de 7 millions de français) ?  
Enfin, chez de nombreux sujets, la consommation d’alcool est un remède aux difficultés de la vie quotidienne, au chômage, aux difficultés économiques et à la souffrance sociale ou affective née du deuil d’un conjoint ou d’un enfant.

Ce comportement, bien connu des médecins généralistes, conduit rarement à une dépendance prolongée et un triple appui : affectif , social et psychologique, permet le plus souvent à ces personnes de maîtriser, après quelques mois leur consommation.

Cas majeurs des personnes venant à l'association. Les problèmes sont là. L'alcoolisme vient généralement d'un souci social au sens large du terme. Souci qui peut être de deux ordres :
-1 des difficultés (iy compris familiales comme le divorce)
-2 Par une vie sociale trop intense.
Difficultés, stress, convivialités trop répétes, tout y passe.

La dépendance est elle une maladie ?
         
A cette question, les professionnels des soins, les responsables de la santé publique, les participants à des groupes d’alcooliques » répondent : Oui et ils précisent : L’alcoolisme est une maladie incurable. L’alcoolique est devenu un objet ayant perdu sa liberté et la volonté de contrôler sa consommation.

Cette affirmation, contestable pour de nombreuses raisons, semble être le premier exemple de l’invention d’une maladie et le début, pour des raisons de contrôle social, d’une médicalisation qui ne cesse de se développer.

La médicalisation dont on parle est un fait avéré.
Tant que les soins surtout en médicaments seront utilisés, nous ne croyons pas du tout en la réussite.
Nous pensons qu'il existe une solution viable.
La consommation d'alcool pour une personne ayant atteint le point crucial de non*retour possible, est d'apprendre à revivre socialement, familialememt, etc., sans le produit.
Pour nous, c'est ici que se place "la guérison".  Guérir de l'alcoolisme n'est pas de pouvoir en reprendre, mais c'est de vivre sans et de ne plus avoir d'attrait pour lui.

La dépendance est une réalité incontestable, mais elle ne suffit pas à faire de l’alcoolisme une maladie.

L’existence d’une maladie chronique et incurable nommée « alcoolisme » est légitimée par le raisonnement suivant : l’alcoolisme est défini par une dépendance à l’alcool, la dépendance à l’alcool est une maladie, donc l’alcoolisme est une maladie.

Maladie ou pas, le problème peut perdurer avec ces termes.
Tout ce que l'on sait est que c'est chronique et que la modération est un leurre des plus destructeurs.
Depuis 1883, date de création de notre structure en France, nous n'avons aucune archive relatant le cas d'une personne ayant réussi à modérer sans produit extérieur. Tenir est difficile, fait une vie pleine de doute et de difficultés.
S'être libéré du produit donne une vie beaucoup plus sereine
Cette maladie n’est pas liée à une lésion anatomique, contrairement à la majorité des maladies.
Il est vrai que certaines affections ne s’accompagnent d’aucune anomalie organique et sont liées à des dysfonctionnements des systèmes de régulation.
Mais si, chez les sujets dépendants de l’alcool, des dysfonctionnements peuvent être observés au niveau cérébral, ils disparaissent lorsque cesse ou diminue la consommation d’alcool.
Maladie psychique puis physique, l'alcoolisme amène des conséquences qui sont réversibles mais pas toutes. Le syndrome de Korsakov est bien connu mais l'auteur des propos de gauche en a-t-il vu au moins un.
A l'association, M.. l'est devenu. C'est un drame.
Malheureusement, la maladie n'arrive qu'aux autres. (dit-on !)
 

Les conséquences seront différentes pour tous. Certaines seront minimes, d'autres beaucoup, beaucoup plus graves. (Et cela peut arriver très longtemps après l'arrêt définitif)

Quant à l’existence d’une cicatrice cérébrale, souvent évoquée par les médecins, qui expliquerait la rechute dès l’absorption d’un verre d’une boisson alcoolisée. Elle est liée davantage à une croyance et à une idéologie qu’a une reconnaissance scientifique.

Voilà au moins un exemple d'une personne qui parle de ce qu'elle ne connait pas du tout. Sans commentaire devant une telle ânerie.  

Les signes de dépendance physique sont chez les alcooliques déclenchés par l’absence d’alcool dans le sang. Ces signes qu’ils soient cliniques ou électro-encéphalographies, sont inconstants, leur intensité est souvent modérée ne justifiant pas une hospitalisation. Ils disparaissent spontanément, sans reprise de l’alcoolisation, en quelques jours.
Ces signes ne sont donc pas liés à une maladie chronique, mais à l’inadaptation passagère du fonctionnement cérébral en l’absence d’alcool.

Lors d'un sevrage, ces signes sont alarmants et c'est pourquoi nous préconisons un accompagnement médical avant cette phase. Méconnaitre les risques encourrus est encore une ânerie.

Avant un sevrage, il est indispensable de faire le point avec un médecin QUI SAIT.

 
         
L’alcoolisme serait une maladie parce que les alcooliques ne peuvent consommer un verre d’alcool, sans immédiatement rechuter. Ces malades seraient incapables de contrôler leur consommation. Maladie ou pas, ceci est une vérité. Reprendre un verre, c'est reprendre la route de la consommation excessive.  
         
La réalité sur l’alcoolisme est différente.

  Ici nous signalons notre indignation devant l'attitude de certains psychologues qui proposent encore la modération à des personnes qui ont une grande consommation journalière.
En exemple, celui de E... qui boit une bouteille de vodka par soir et qui a suivi dans le même centre thérapeutique, deux sevrages en deux ans.
Ce médecin psychologue a une stratégie mais laquelle ?
La perte de contrôle n’est pas un phénomène exclusivement biologique.
De nombreux sujets, considérés comme abstinents, consomment, de temps à autre, sans dommage un peu d’alcool.
La Croix Bleue Normandie n'est pas une association qui veut imposer le sans alcool à tous. Boire un verre, faire la fête est un droit de chacun qui ne pose pas de soucis majeurs.  
  Nous nous interessons qu'aux personnes ne pouvant maitriser leur consommation au quotidien et désirant règler leur problème.
Des programmes qui ont pour objectif la tempérance sont efficaces pour un nombre non négligeable de patients.
La perte de contrôle n’est pas un mythe, mais elle peut être, comme l’ont montré plusieurs expériences, le résultat d’un conditionnement psychologique et non d’une maladie.
Tous les intervenants en alcoologie savent pertinemment que la grande difficulté de l'addictif est psychologique. Le corps se débarasse assez rapidement des effets de l'alcool (deux semaines au maximum). Tout le reste est psychique.  

Presque tous les médecins tendent d’apprendre aux malades alcooliques, devenus abstinents, que s’ils boivent un verre, même après 10 ans d’abstinence, immédiatement leur fonctionnement cérébral les conduira à reprendre de l’alcool sans pouvoir contrôler cette soif inextinguible.

Leur discours, conforme à l’enseignement qui leur a été donné, est le suivant: L’alcoolisme est une maladie incurable. Vous êtes un alcoolique et vous le resterez jusqu’a la fin de vos jours. Quelque soit la durée de votre abstinence, si vous buvez un peu d’alcool, vous rechuterez immédiatement

Par expériences, nous n'avons pû que constater que cela est vrai.

La consommation est revenue très rapidement aux niveaux d'avant l'arrêt total.

Nier cette évidence n'est pas du tout dans le réalisme.
Laisser croire que cela est possible, c'est mettre un doute dans l'esprit de la personne concernée et c'est aussi la mettre en danger.
       
De nombreuses études ont montré que certains alcooliques sont capables de contrôler leur consommation, pour eux un verre n’entraîne pas obligatoirement un autre verre. Certes le contrôle peut être affaibli, mais il persiste. Quelles études ?

De tels propos sont complétement inappropriés dans un forum sérieux.

Encore faut-il indiquer : quels sont les personnes prises en considération et la méthode du choix.
         
D’autres, ont voulu distinguer les alcooliques dont la maladie est génétique de ceux dont l’alcoolisme est lié à des facteurs psychologiques ou sociaux, sans cause génétique, seuls ces derniers pourraient maîtriser leur consommation. La génétique, voilà un grand mot. On a soumis l'idée que le gène de l'alcoolisme n'existait pas. Seul un gène manquant (celui de la modération) serait absent.

Cela expliquerait l'excessivité en tout.

Notre théorie consiste à éliminer le produit qui nous apporte des ennuis et non d'essayer de le maitriser
D’autres enfin, ont affirmé que les progrès des neurosciences conduiraient à renforcer la nécessité d’une abstinence absolue dans la maladie alcoolique. Des constatations ont amené à avoir ce discours. Pourquoi ?
Les résultats décevants de la thérapie de la modération n'ont pas mérité de la prescrire.

En réalité, des études observationnelles ont montré que des alcooliques dont le niveau de dépendance était élevé, pouvaient conserver un contrôle sur leur consommation. QUELLE ANERIE ! Cela ne mèrite même pas un commentaire. Qui a pu écrire ceci.
     

Quelle est l’utilité du concept : l’alcoolisme est une maladie?

         

A un nombre croissant de soignants, le concept : l’alcoolisme est une maladie, semble inadapté et l’obligation faite à tous les alcooliques d’être, jusqu’à la fin de leur vie, abstinents n’a pas sa raison d’être.

Mais si l’alcoolique choisit une attitude pragmatique, d’autres raisons que le concept « l’alcoolisme est une maladie », par exemple le conditionnement opérant ou une pathologie liée à l’alcool, peuvent justifier l’abstinence.

C'est ce que l'on appelle ménager la chèvre et le chou. Rappelons le concept actuel :

1 On essaie la modération

2 Si cela ne réussit pas, ne cherchons d'autre solution que l'arrêt total (et définitif) même si cela est difficile à admettre

La tempérance est, en effet, un objectif difficile à maintenir pour l’ensemble des consommateurs d’alcool et pas seulement pour les sujets dépendants, en raison de la multiplicité des signaux qui, dans la vie quotidienne, invitent à boire.
L’abstinence ne doit pas devenir pour les soignants et pour les alcooliques une obsession.
La reprise de la consommation d’alcool n’est, pour les deux partenaires, ni un échec ni une rechute (en l’absence de maladie il n’y a pas de rechute).
C’est une éventualité probable, qu’il convient : de prévoir, de ne pas dramatiser, d’analyser pour tenter d’en découvrir les conditionnements et les ressorts psychologiques ou environnementaux et qui, enfin, ne doit pas interrompre le travail de reconstruction qui est en cours.

L'abstinence définitive est très difficile à obtenir. Pour nous, la rechute n'est pas un drame mais est parfois nécessaire à l'acceptation de son état de dépendance.

Tous, nous avons cru à un moment, être plus fort que les autres et ainsi maitriser la consommation.

Tous nous aavons pû constater que dans le temps, cela repartait vers des consommations hautement abusives. Ce temps étant variable selon les individus.

Les comportements humains ne peuvent être réduits à des réactions biochimiques et à la mise en jeu d’un système de récompense comme chez la souris.

Les interactions entre, un individu, ses activités, son environnement et l’alcool sont, davantage que son hérédité et ses réactions neurobiologiques, les facteurs explicatifs de la dépendance.

Dans une telle conception de l’alcoolisme, la recherche d’un médicament capable de faire disparaître la dépendance est une illusion. Il n’est donc pas étonnant de constater l’importance de l’effet placebo, dans les résultats observé avec les médicaments et les thérapeutiques cognitives et comportementales (TCC), utilisées chez les alcooliques.

Beaucoup de propos brumeux pour dire l'essentiel.

L'alcoolisme ne se soigne pas essentiellement par un médicament. Ce dernier est une aide temporaire et très souvent indispensable.
Plus vite on quittera l'aide apportée par le médicament et mieux ce sera.

L'effort doit être fait dans la partie psychologique.
L'aide d'un spécialiste dans un CSAPA est très souvent efficace.

La reconstruction sociale est aussi un des points à ne pas éliminer.
C'est par cet aspect que les meilleurs résultats sont obtenus.

Généralement, la rechute (pour nous elle existe) est essentiellement due à une reprise des mêmes attitudes après les soins médicaux.
         

CONCLUSIONS sur l’alcoolisme: maladie ou non ?

Les consommateurs d’alcool appartiennent à l’un des quatre groupes suivants.

1° Les consommateurs modérés en bonne santé. Le seul conseil à leur donner est de continuer car cette consommation minimise les risques cardio-vasculaires. Il doivent cependant veiller à ne pas augmenter leur consommation. Une ou deux bouteilles de vin par semaine, chez un sujet à faible risque, sont peut être aussi efficaces et certainement plus efficientes, en prévention primaire, qu’un traitement par les statines. (NDLR Que vient faire le cholestérol ici ?) Le buveur occasionnel et sans excès majeurs n'a pas de soucis à se faire. L'auteur des propos de gauche ne connait pas les dosages, cela est bien sûr.

2 bouteilles = 1.5 litres soit 15 verres basiques.

L'OMS parle de 2 verres par jour avec une journée sans. ( 12 verres)
2° Les consommateurs à risque. Ils boivent exagérément mais sont encore en bonne santé . A ces sujets il suffit, après avoir pris le temps de les informer sur les risques de l’alcoolisation, de leur conseiller une consommation modérée. En suite leur adhésion à ce comportement sera évalué. Les consommateurs à risques sont dans le rouge et les ennuis arriveront avec le temps. Ne les classons donc  pas dans le groupe de personnes en bonne santé. Tout médecin, avec du recul parlera des pathologies qui arrivent et qui sont très diverses.  
3° Les sujets atteints d’une affection liée à l’alcool auxquels il est raisonnable de conseiller au moins temporairement l’abstinence. S'il y a dégât physique (ou neurologique) une pause dans la consommation ne résoudra rien. Le corps est affaibli et le restera.

Un cirrhosique a son foie abimé et il rentrera fragile, très fragile même s'il se répare seul.

 

4° Les sujets atteints d’une addiction à l’alcool.

Prendre soin d’eux implique un bilan médical et psychiatrique initial, afin de reconnaître et de traiter une pathologie somatique ou mentale.

Chez les sujets qui ne sont pas malades, les intervenants auprès des alcooliques seront, de préférence, des éducateurs, des psychologues, des intervenants ayant une solide formation en sciences humaines et une expérience des addictions.

Il existe dans des endroits très professionnels des protocoles qui permettent des soins adaptés.

Les dangers viennent des docteurs qui gèrent seuls ces pathologies. de leurs ignorances émanent des situations dramatiques. L'ordonnace type n'existe pas et chacun devrait avoir une prescription adaptée à son état et on en est encore très loin.

 
       

Cinq raisons expliquent le choix de ces soignants :

 

 

 
       
Ils savent que la disponibilité et l’empathie sont les principales conditions de la réalisation d’une relation utile à ces sujets dépendants dont, souvent, la vie est marquée par une forte inhibition relationnelle ; ils ont une expérience des toxicomanies ; leur formation les a préparés , contrairement à celle des médecins à l’accueil de ces personnes ; ils ne prescrivent pas des médicaments Très pres de  l'alcoolique et surtout à son écoute, ces personnes qui n'ont pas recours au médicament sont extrêmement efficaces. Ceux des CSAPA du Calvados que nous connaissons très bien, ont un impact d'une pertinence à souligner.  
Ces alcooliques il convient : de les écouter longuement, car la narration de leur vie est indispensable pour comprendre leur comportement ; de les rassurer car ils ne sont pas malades ; de leur reconnaître le pouvoir de maîtriser leurs comportements. L'écoute prend du temps et c'est là le problème des psys de tout ordre. Voir un patient 30 mn par mois n'est pas une aide sérieuse. Nous signalons ici le CSAPA de Caen Rive gauche où un accueil est assuré toute la journée.  

De même, La Croix Bleue Normandie assure un suivi en deux temps :
appel d'une personne en difficulté, rendez vous et visite dans les 24 heures.
pour ceux qui viennent au groupe de parole, un accompagnant se déplace aussitôt en cas de difficultés. La réactivité est essentielle dans l'accompagnement.
Cette résilience leur donnera le bénéfice d’une adaptation sociale et affective et d’une vie quotidienne satisfaisante, malgré le stress et des conditions de vie souvent défavorables .  (.../...)
Restaurer leur confiance en eux, leur permettra d’exercer cette liberté, de retrouver leur autonomie et facilitera l’expression de leur volonté.
Très théorique, ces propos résument toute la difficulté pour se sortir de l'alcoolisme.
Reprendre l'envie de se reconstruire est ardu.
Beaucoup s'arrêtent au stade du soin sans vouloir changer son cadre de vie (pas forcément de logement) et leurs habitudes.

Au centre de cure de Saint Lô (Manche), un curiste a ironisé sur le fait de changer ses bibelots de place.
Changer n'est pas obligatoirement matériel mais donner un autre aspect à son cadre de vie fera sans doute oublier les lieux d'alcoolisation.
De toute façon, ne pas vouloir accepter des solutions est un signe que l'efficacité des soins ne sera pas grandiose.

Sans doute, initialement, une période d’abstinence sera nécessaire, elle leur démontrera leur pouvoir et leur capacité de s’abstenir. Mais pour ceux qui le désirent le « boire après l’alcool » doit rester une ouverture et la possibilité de découvrir qu’ils ne sont pas des infirmes de la volonté et encore moins des malades. S'abstenir c'est un point. Donner une date à sa fin c'est préparer une alcoolisation encore plus sévère. En exemple : D... avait parié 75 euros avec quiconque douterait de la durée de son abstinence d'un an.
Il a trouvé des idiots qui ont parié et perdu.
Résultats au bout d'un an, il a récupéré 425 euros qu'il s'est empressé de dépenser en alcool (moins de 15 jours)
Donner une date pour son abstinence est bien mais cela doit devenir sans fin. C'est dur de l'admettre mais lorsque il est nécessaire de ne plus consommer, il faut savoir accepter comme tout malade d'une pathologie gravissime.
         
La conclusion de la Croix Bleue Normandie Maladie ou pas, est-ce un problème majeur ?
Nous sommes devant une consommation excessive qui perdure et qu'il faut enrayer.
Proposer de modérer à des alcooliques de longue date, ayant tenté mainte et mainte fois d'arrêter, qui ont fait (parfois plus de 10 cures) est une gabegie des plus notables. Aux présents du groupe de parole du mardi 27 mars 2018, la question suivante a été posée.

Si l'on vous avait proposé la modération au lieu de l'arrêt qu'auriez vous fait ?
Tous aussitôt on avoué, on aurait choisi de modérer tout en sachant que l'on ne pouvait pas.