Problème d'alcool

JE NE VAIS PAS BIEN : Où aller ?

?

Lorsqu'il y a un problème d'alcool, la personne concernée a de nombreuses solutions à sa disposition afin de résoudre ce dit problème, encore faut-il les connaitre.   En premier, il faut déterminer la réelle volonté et ce que l'on recherche vraiment.
Veux-t-on arrêter ou consommer encore encore un peu ?
Nous ne reviendrons pas sur ce sujet déjà traité sur ce site mais sans savoir où l'on veut aller, il sera difficile de trouver une solution et une solution à quoi ?

       
  En préambule, si la démarche n'est pas personnelle, si c'est son entourage (ou une tierce personne, justice, etc.), tous les efforts seront vains mais ...
Pourquoi ce mais ? Il ne faut pas désespérer. Jean Pierre, administrateur à l'association et  il ne nous en voudra pas, a commencé de façon inconsciente suite à une hospitalisation et cela fait environ 23 ans qu'il a arrêté toute consommation.

Pourtant l'adhésion du malade est quasiment indispensable pour poursuivre.

           
  LA PREMIERE DEMARCHE Tout va si mal qu'il ne peut y avoir que trois solutions : 1 AVOIR LA VOLONTE D'EN TROUVER UNE.    
    2 EN ACCEPTER UNE PAR PRESSION DE L'ENTOURAGE.    
3 NE PAS VOULOIR DU TOUT CHANGER. Dans ce cas, il faudra attendre et ne pas insister. Cela aboutirai à une rupture dans la communication.    
       
 

Le premier obstacle est la question de savoir où s'adresser.

  En parler à son médecin traitant est parfois difficile, cela dépend des relations que l'on a avec et de ses compétences vis à vis du produit.

Le rédacteur de cet article en avait parlé à son médecin qui lui avait donné trois moyens à suivre :

  • Se limiter à un verre de vin par repas.
  • Ne pas fréquenter la Croix Bleue car il jugeait qu'il y avait un côté sectaire.
  • Des médicaments à prendre .

Trois erreurs manifestes car même le premier conseil démontre l'incompétence sur le sujet et une analyse inadéquate.
D'ailleurs les suites ont été dramatiques.

NDLR :

Que dire de ces personnes qui portent un jugement sans avoir pris le temps de venir voir, se contentant d'écouter les on dits, distribués gratuitement par des personnes tout aussi irresponsables.

 
  En effet, un généraliste qui, s'il n'a pas les compétences, donnera un ensemble de médicaments parce qu'il faut les donner et ce qui donne généralement rien. Pourquoi ?
On oublie que présenter le médicament comme "un remède absolu" est une grande erreur.
 
    Le soin, vis à vis de l'alcool, se fait avec 80% de la volonté du malade, ce que sait tout addictologue.
Mieux vaut consulter un alcoologue ou un psychologue. Mais où ?      
       
  Toute personne, contactant l'association, se verra proposer un parcours que je nommerai de "bien huilé" et qui dépendra de chacun.   En premier un avis médical est obligatoire. Notre partenaire, un généraliste spécialiste en addiction (études faites à NANTES), se chargera de cette partie.
Nous sommes, à la Croix Bleue, des accompagnants, psychologues, mais pas médecins.
       
  Dans les cas le nécessitant, nous orientons vers les CSAPA.   A CAEN, trois sont disponibles, un autre à VIRE. Dans la Manche, un à Saint Lô, territoire où nous intervenons, Carentan et Cherbourg sont les points de contact.    
           
En parallèle, la venue dans notre groupe associatif est essentiel (ou dans un autre du même style où règne quelques règles fondamentales : La Croix Bleue est une association d'anciens buveurs dont l'action est basée sur le pragmatisme c'est à dire sur les observations faites auprès des malades.
C'est aussi l'endroit ou tout à chacun pourra rencontrer des gens libérés (ou guéris suivant le sens que l'on attribue aux mots) et aussi s'exprimer et trouver des solutions à leurs ressentis.

 

A NOTER :

La GUERISON n'est pas le droit de reboire mais de vivre pleinement à côté des buveurs et produits alcooliques sans avoir des envies ou sans besoin de reconsommer.

  1 Liberté totale (pas d'obligation d'adhérer par un versement monétaire ou autre)

2 Pas d'embrigadement spirituel, confessionnel ou autre.

3 Ne pas juger l'autre (seul point d'exclusion ici).
Malheureusement, nous avons eu un cas en 2018. La confiance est un des points que chacun doit trouver dans un groupe comme le notre et la nuisance et la méchanceté ne peuvent être admis.

4 Tolérer les différences qu'elles soient sociales, ethniques ou autres.