Conséquences de l'alcool

Ai-je conservé
des troubles Neurologiques
?

?

Lorsqu'il y a eu un problème d'alcool, chacun peut se poser une question (qui revient souvent) :

Ai-je des conséquences neurologiques ?

  Généralement, aucun médecin n'abordera  le sujet ou alors rassurera.

Les troubles ne seront mesurables que lorsque l'alcool aura vraiment disparu (depuis des mois et encore).
Physiquement, il y a le scanner cervical qui pourra donner des pistes (Korsakoff).

       
  De toute façon, ces troubles devront être acceptés si l'on est capable de les ressentir, ce qui n'est pas forcément évident.
Il est évident que lorsque ce sera irréversible, il faudra assumer ou, pire, que la famille devra assumer.

Plus l'alcoolisation excessive cessera vite et moins les conséquences seront importantes

           
             
Quelles sont ces conséquences ?   À long terme, l’alcool a-t-il des effets sur le cerveau ?

   
   

Une consommation régulière et excessive d’alcool peut être responsable de troubles particuliers.

  Des problèmes d'attention, de concentration et de  mémorisation sont très souvent constatées. Il arrive aussi que les capacités d'abstraction et des fonctions exécutives soient altérées.
       
  Pratiquement, cela explique les difficultés à réussir les tests psychotechniques pour la récupération du permis de conduire.
  Une rechute puis un accident et voilà le permis enlevé. Outre les ennuis avec les assureurs, il y aura à passer ces fameux tests psychotechniques.   Gaston, qui vient au groupe, s'y est repris à trois fois pour les réussir.
Le permis, enlevé pour 6 mois, n'a pu être récupéré que 14 mois après.
Les causes sont simples, il a fallu enlever les problèmes liés à l'alcool mais aussi aux traitements médicamenteux qui ne sont pas anodins surtout sur de longues durées.
       
  Nous avons aussi constater les difficultés pour reprendre des activités professionnelles dans lesquelles l'analyse et la pensée sont fortement mises à contribution (enseignement, recherche, gestion, etc.)  

Lorsque la dépendance s’installe, les conséquences néfastes sont nombreuses et touchent toutes les sphères de la vie du buveur.  Les relations avec les proches sont perturbées et la vie professionnelle sera également  touchée. Toutes ces difficultés ne font souvent qu’accroître le mal-être qui a précédé à la dépendance et peuvent conduire à des situations de rupture.

     
     
LA DEPRESSION        
  Même si la consommation d’alcool semble sur le moment apporter un mieux-être, elle ne solutionne pas les difficultés de la personne, et va à l’inverse accroître sa dépression et son anxiété.   De plus, même si l’alcool aide à s’endormir, il nuit à la qualité du sommeil et peut provoquer des insomnies.

La dépression vient à la suite des ennuis que l'on a après l'alcoolisation.
La fameuse loi de Murphy (emmerdements au maximum) s'appliquera.

Tout semble nous tomber sur la tête en même temps et comme l'alcoolique grossit tous les problèmes, cela ne s'arrange pas.
Se croyant unique, il pensera que la terre entière lui en veut. Il se renfermera et se laissera aller. Comme solution, il n'y aura que l'alcool et il y ajoutera les traitements donnés pour arrêter et ce sera le cercle vicieux.

           
  Le syndrome de Korsakoff est une complication encore plus grave de l’intoxication alcoolique chronique :
cette maladie du cerveau se caractérise par une altération massive et irréversible de la mémoire, une tendance à la fabulation pour compenser les pertes de mémoire, des troubles de l’humeur, etc.

Par la suite, le sujet deviendra hors d'atteinte au niveau neurologique. Plus de communication possible avec lui, la vie sera difficile pour l'entourage.
Pour lui, il est impossible de le savoir.

  Les effets toxiques de l’alcool sur le cerveau peuvent être mis en évidence par imagerie médicale, une diminution de la matière grise a notamment été observée chez des personnes alcoolodépendantes.


Plus la consommation d’alcool a commencé à un âge précoce et plus l’altération de la matière grise est importante.

           
   
RESUME SUCCINCT Liens  entre la consommation d’alcool et la santé mentale    
       
CADRE COMPLICATIONS FORMES DESCRIPTIONS
Intoxication aiguë Ivresses Simple Propos incohérents, dysarthrie, troubles cérébelleux
  Pathologique Troubles du comportement (agressivité, violences, dangerosité)
  Convulsivante Crise généralisée unique
  Coma éthylique   Signes de gravité (dépression respiratoire, hypothermie, hypotension).
Pronostic vital engagé
       
Complications neurologiques aiguës Sevrage alcoolique Crise d’épilepsie  
    Delirium tremens Signes de début (« pré-delirium tremens ») : inversion du rythme nycthéméral, cauchemars, irritabilité, sueurs, tremblement

Syndrome confuso-onirique avec hallucinations multiples (zoopsies)

       
Intoxication alcoolique chronique Encéphalopathies Encéphalopathie de Gayet-Wernicke (ou Wernicke-Korsakoff) : carence en B1 Syndrome confusionnel, signes oculomoteurs, syndrome cérébelleux
    Encéphalopathie pellagreuse : carence en PP Confusion mentale et hypertonie extrapyramidale, troubles digestifs et signes cutanéo-muqueux (glossite, desquamation)
    Encéphalopathie hépatique : secondaire à l’insuffisance hépatique Confusion mentale ; astérixis, parfois signes extrapyramidaux et des crises
  Troubles cognitifs Démence alcoolique Signes frontaux : apathie et bradypsychie
    Maladie de Marchiafava-Bignami Démyélinisation du corps calleux, présentation souvent aspécifique : mutisme akinétique, troubles de la marche (astasie-abasie), dysarthrie, hypertonie
    Syndrome de Korsakoff Le plus souvent conséquence d’une encéphalopathie de Gayet-Wernicke mal ou non traitée. Atteinte du circuit de Papez

L’amnésie antérograde (« oubli à mesure »), fausses reconnaissances et fabulations

  Épilepsie   Indépendamment du rythme d’ingestion

L’épilepsie peut revêtir tous les types

 

  Atrophie cérébelleuse   Principalement une ataxie
  Neuropathies Neuropathie optique alcoolo-tabagique Bilatérale, dyschromatopsie, scotome central
    Polyneuropathie longueur-dépendante Forme chronique : symétrique, axonale, prédomine sur les petites fibres sensitives

Forme aiguë : rare, en rapport avec une carence en vitamine B1 ; évoque parfois un Guillain-Barré

    Neuropathies focales Favorisées par l’amaigrissement source de compressions nerveuses
  Myopathies Aiguë Rare, lors d’ingestion massive, rhabdomyolyse
    Chronique Fréquente, asymptomatique ou réduite à une faiblesse proximale
       
Complications neurologiques indirectes Myélinolyse centropontine (des tremblements légers jusqu'à la  quadriplégie) Favorisée par l’hyponatrémie et sa correction trop rapide Trouble de la vigilance, tétraplégie, signes pseudo-bulbaires
  Accidents vasculaires cérébraux Thromboembolie d’origine cardiaque

Hémorragie cérébrale

 

 
  Neuro-infections    
  Neuropathie au disulfirame    
  Syndrome alcoolique fœtal