DES QUESTIONS QUE CHACUN A LE DROIT DE POSER :
 

COMBIEN COUTE REELLEMENT UNE POSTCURE EN ALCOOLOGIE ?

 
    Tout d'abord, il est regrettable que certains posent cette question mais devant le peu de réussite au bout d'un an, on est en droit de s'interroger de l'efficacité des traitements.    
         

FAISONS LE POINT

Quelles thérapies utilise-t-on actuellement ?

1 Le sevrage:
Soit en ambulatoire (suivi par un professionnel à distance) soit en milieu hospitalier et  d'une durée de 10 à 15 jours, le sevrage est obligatoirement surveillé médicalement.
Ce n'est qu'une solution provisoire car il y aura obligatoirement, si l'on vise la réussite, une période d'accompagnement. Nous suggérons celui d'un alcoologue couplé avec celui d'un groupe associatif. L'association des deux augmente énormément les chances de succès.
 La période nécessaire a été déterminée à 12 mois et ceci de façon pragmatique ( et sans aucune interruption de l'abstinence).
Certains réduisent volontairement cette durée pour de multiples raisons et ce sera l'annonce du retour à la situation antérieure. (L'envie de reprendre le produit semblerait trop importante)

2 La cure (30 jours en moyenne)  en milieu hospitalier ou en ambulatoire.
C'est une période de réflexion et d'efforts. Si cela n'a pas fonctionné en ambulatoire, il faut recourir à l'hospitalisation.
L'attente pour cette dernière est assez longue et il faut maintenant montrer de plus en plus une forte motivation pour pouvoir y prétendre.

3 La postcure :
Elle suit la cure et ne la précède pas.
D'une durée de 90 jours, c'est une solution qui demande des démarches et un fort appui médical. Cela coûte cher au service de santé et c'est peut être pourquoi, il est si difficile d'y accéder.
Il faut remarquer la difficulté de postuler dans une autre région administrative. (Cas relevés sur la Normandie avec refus de centre de soins breton)

 

         
EFFICACITE Beaucoup pensent qu'après la cure ou postcure, la solution est trouvée et qu'elle est devenue pérenne.

Préconiser une cure et voir la personne reconsommer dès sa sortie n'est pas rarissime et même cela courant.

Qu'est-ce qui ne marche pas ?

Par pragmatisme (observations sur le terrain), il est nécessaire de regrouper les cas et faire de grandes catégories (bien que chaque cas pourrait en faire une).

Pour que la thérapie soit efficace, il faut impérativement que la personne réfléchisse et participe réellement mais comment le  savoir ?

  Lorsque je ne fais rien, je ne dis rien,
je ne pense à rien, il ne se passe rien.
Intentions du sujet avant la cure hospitalière.          
Réduire mais ne pas envisager d'arrêter. Consommateur de deux à trois verres / jour au maximum.   Ce sont de petits consommateurs réguliers qui n'y arrivent pas en ambulatoire. Ils savent que cela peut évoluer vite vers la consommation excessive.

Consommateurs de plus de trois verres / jour. Buveurs excessifs, ils ont généralement une vie sociale très active. L'élément alarmant est la consommation en solitaire, antichambre de la dépendance.
Boire seul ou dans des cafés, où l'on se mélange avec des inconnus, n'est pas un bon signe.
Pourtant, même si cela semble perdurer sans trop de conséquences, le corps et le mental finiront par céder.
             
Réduire en vue d'arrêter C'est une autre démarche. Il faudra être fort psychologiquement et surtout bien se préparer.
Finalement, la situation sociale est un élément important dans le traitement.
Le plus délicat est d'admettre l'abstinence totale. Les échecs viennent des désirs de redevenir "comme avant".     De toute façon, il faudra changer son type de fonctionnement.
Recommencer comme avant ramènera vers la consommation immodérée et incontrôlée.
Arrêter complètement et sans attendre. Si des tentatives de modérer ou d'arrêter ont raté, ce choix sera le seul et unique. On entend trop souvent des formules toutes faites comme "Ce n'est pas totalement un échec, on apprend après des rechutes".   L'apprentissage est plus performant après un échec mais il ne faut pas apprendre à rechuter de façon systématique.
Pour avoir la paix avec l'entourage  Faire une cure pour l'entourage et avoir la paix pendant quelques semaines et l'on va directement à l'échec.

Il existe par contre des cas connus ici où la personne, entrée en cure sans motivation, se sont appropriées la bonne démarche en cours de soins. Il faut ajouter qu'elles ont suivi le groupe associatif à la sortie.

               
Envoyer quelqu'un en soins sans qu'il ait l'intention de stopper ou pour minimiser les risques (terminologie actuelle) est il bien raisonnable ?
Les conséquences d'une cure mal faite avec un résultat négatif entraine bien trop souvent des dommages collatéraux. L'entourage perd patience, s'éloigne et le sujet retombe encore plus dans la surconsommation.
 

Nous pensons que cela est trop souvent dû au concept de la modération.
Cette dernière est une possibilité mais uniquement pour ceux qui "commencent à partir en vrille" pas pour ceux qui ont un passé de buveur excessif. Tout alcoolique prendra cette voie pour continuer de consommer.
 

  L'alcoologue doit être suffisamment "bon" pour faire le tri entre ceux qui peuvent modérer et ceux qui ne le peuvent pas. (L'auteur de cet article a assisté à un entretien avec une alcoologue. Il espère que cette dernière n'a pas cru les arguments avancés par le sujet ou alors...).
Certains s'accrochent de trop à cette modération.
   
  LES COUTS EN POSTCURE (Centre à La Glacerie)  
  COUT PAR JOUR PARTICIPATION DU PATIENT A 80% (Mutuelle) PARTICIPATION DU PATIENT A 100% TITULAIRE CMU
HOSPITALISATION COMPLETE 479.86 EUROS 95.97 EUROS 15 EUROS

Rien

         
POUR 90 JOURS COUT TOTAL SECURITE SOCIALE MUTUELLE FORFAIT JOURNALIER
 (sauf prise ne charge mutuelle)

TITULAIRE CMU

  16961.40 EUROS 12634.20 EUROS 2527.20 EUROS 1800 EUROS

Rien

           
HOSPITALISATION DE  JOUR 405.25 EUROS   81.05 EUROS