APPRENDRE A SE MOTIVER
L'IMPORTANT EST DE SAVOIR D'OU L'ON PART (situation actuelle) ET SURTOUT DE SAVOIR OU ON VEUT ALLER (Citation de Thierry membre de la section de Caen)
Constats :

Beaucoup de malades entrent entre en soins sans trop savoir la finalité recherchée et sans être certain du succès de la démarche.
Quel est le projet final ?

Généralement, on entre et on croit (ou non et c'est plus grave) sortir libéré de toute l'emprise de l'alcool. Cette incertitude est, à notre avis, normale, on se trouve dans l'expectative surtout si l'on a déjà fait une cure qui n'a pas bien fonctionné. (et encore plus si c'est la nième fois que l'on y vient)
Choisir la modération  

CONDITIONS

       
    NOTES A PRENDRE EN COMPTE REMARQUES    
  1 Pour ceci, il ne faut pas être dépendant. Un consommateur de longue date ne peut plus modérer généralement.  

BACLOFENE SELINCRO

Oui mais ... 2 La modération est réservée à ceux et celles qui ont commencé à augmenter leurs consommations et non pas aux buveurs excessifs depuis des années. Il faut être franc et direct parfois : NDLR) Lorsque l'on est très excessif, faire cure sur cure pour arriver à modérer est une gabegie.
C'est dépenser inutilement des sommes très importantes en sachant que ce sera inutile.

 

   
 

 

   
3 Il faut aussi ne jamais avoir essayé de modérer et de ne pas avoir réussi. Le seuil fatidique est de 12 verres standard par semaine. Exemple :  le maximum est de 12 bières basiques pendant 6 jours et avoir une journée sans par semaine.
  4 La modération, cela ne se fait pas en consommant excessivement.

Une bouteille de rosé (10 degrés) correspond à 7 verres standard. Encore faut-il arriver à en trouver. Maintenant le 13 et le 14° sont les plus courants. Ceci fait un maximum d'un verre de 10cl par jour.

Choisir l'abstinence.

C'est une démarche beaucoup plus difficile mais qui est porteuse d'espoir et surtout d'une nouvelle vie bien meilleure que celle qui sera vécue avec le choix précédent. La première année est dure, c'est vrai, mais ensuite, ce sera une vie agréable et de mieux en mieux vécue. L'arrêt doit s'accompagner d'activités et  de situations qui procurent un plaisir.
Lors des groupes de paroles, ceux qui proposent des activités diverses ne peuvent le faire que dans le cadre de l'information.

La personne concernée a des préférences et se doit de les conserver.
De toute façon, vouloir imiter l'autre est une erreur. Par contre, le prendre en modèle est certainement un bon choix.

  Savoir reconnaitre sa maladie est déjà un grand pas. La nier, c'est rester dans un DENI qui n'amènera que des déboires de plus en plus importants.

Certains ne pourront plus consommer sans avoir des conséquences négatives aux niveaux familial, relationnel et social.

Pas de chance dira-t-on.

         
SYNTHESE D'UNE REUNION TECHNIQUE AU CHU DE CAEN (3 mai 2018)
L'alcoolisme est une maladie neurologique. Certains sont malades et pas d'autres. C'est un manque de chance dirons nous dans l'idée de pouvoir consommer ou non. Comme toute maladie neurologique, le malade n'est pas forcément conscient de son état. (Quoi que... ) Il est maintenant indéniable que lorsque l'on a ce problème, le seul et unique remède demeure l'abstinence totale.

Des médecins préconisent encore la réduction des consommations avec ou sans médicaments miracles.   L'on a vu dernièrement, le recul des instances officielles du médicament faire un retour brutal quant au Baclofène. Il y a des raisons sanitaires pour cela.   Une levée de boucliers a aussitôt été faite. Même des médecins ont hurlé au scandale. Quels sont leurs intérêts ?
Clientélisme pour nous.

 

 

Un cas observé

   

Une femme jeune raconte son parcours.

   
    A 20 ans, elle consomme de la drogue. Elle est mère de trois enfants.    
    A 30, elle tombe dans l'alcool et se voit retirer ses droits parentaux.    
    C'est la galère et la misère.    
  Volontaire, elle a un projet porteur : récupérer la garde de ses trois enfants. Elle se remet en couple et son compagnon a lui aussi les mêmes soucis.    
  C'est possible, mais il faudra cesser et durant une grande période, toute consommation addictive.

   
  La confiance ne sera obtenue que s'il n'y a pas de rechute. Ce sera difficile.
  Nous avons déjà rencontré des cas semblables. Seules les reconsommations ont fait capoter les projets.