IL FAUT EVALUER :

LE SEVRAGE ALCOOLIQUE AMBULATOIRE

   

MODALITES

Qu'est ce qu'un SEVRAGE ? Il s'agit d'une période de soins permettant de se libérer physiquement des effets de l'alcool.
En aucun cas, il ne réglera pas le problème de l'addiction sévère ou non.

Ce sera une interruption courte qui pourra résoudre le cas d'une personne ayant dérapé dans sa vie quotidienne mais qui n'aura que très peu d'effet  chez le buveur excessif.
S'il n'est pas avéré utile, il conviendra d'entrer dans des thérapies beaucoup plus appropriées.

L'alcoolisme possède deux  faces :
1 Physique

Le corps a besoin d'une période courte pour ne plus  avoir un besoin significatif d'alcool. Deux semaines après une abstinence totale et la plupart des troubles auront disparu (au niveau CDT, il faudra une attente de près d'un mois pour retrouver un taux normal)

2 Psychologique

C'est le gros  problème. Avant de faire disparaitre les habitudes, envies, attraits, il faudra des mois, parfois des années et ceci avec un travail personnel sérieux. Le fait de mettre tous les espoirs dans la médecine et les médicaments ne sera qu'une succession de désillusion.

LE SEVRAGE N'EST QUE LE DEBUT DE LA THERAPIE.

CELLE-CI DURERA BEAUCOUP PLUS LONGTEMPS LORSQUE LE PATIENT NE PARTICIPERA PAS VOLONTAIREMENT.

NDLR : L'auteur de l'article a mis plus de 13 mois avant de se libérer de l'alcool. Pour d'autres, cela a été soit  plus court soit beaucoup plus long. Il semble que la durée dépend du travail sur soi.
   

 

Qui serait concerné et quels sont les symptômes alarmants ?

Tous les signes de manque, à l’arrêt de l’alcool.
 Le besoin irrépressible de boire de l’alcool (craving)  

-La tolérance à la consommation d'alcool qui augmente de manière significative.

- Une augmentation des quantités pour obtenir les mêmes effets.

Quelles sont ceux qui n'auraient pas la possibilité de suivre cette thérapie ?

 

Les contre-indications  :
Dépendance aux benzodiazépines
Echec d’un sevrage ambulatoire
Antécédents de crises convulsives ou de delirium tremens 

Syndrome dépressif grave
Affection psychiatrique connue évolutive
Isolement familial
Désocialisation

Grossesse : Il est nécessaire de faire appel à des psychologues car le sevrage ne sera pas suffisant. L'arrêt total doit être l'objectif.
Modalités du sevrage ambulatoire :

Le sevrage ne se fait pas en urgence. (sauf nécessité médicale)
Il faudra bien choisir la période pour ne pas mettre le patient en échec, échec qui serait dévastateur.

D'abord, il faut arrêter toute  consommation d’alcool.
S'hydrater sérieusement :
Boire 2 litres d'eau (ou équivalent) par jour est une bonne méthode.
Répartissez les prises pendant la journée.
C'est aussi donner une habitude.

D'autres contraintes sont aussi à mettre en place :

L'entourage se doit de participer
ne pas boire d’alcool devant lui,
l’encourager,
le soutenir dans sa décision
valoriser son changement de comportement.
Il faut aussi anticiper en ayant connaissance des signes de manque, des risques et des effets des médicaments qui seront normalement prescrits.  

 

 
Quels peuvent être ces médicaments ?

Les vitamines (B1, etc.). Elles sont nécessaires pour éviter certains troubles.

Benzodiazépines :
DIAZEPAM (Valium) ou OXAZEPAM (Séresta) (si absence de métabolisme hépatique).
Attention :10 mg de Valium = 30 mg de Seresta

     

QUE DIRE ?

Vous avez pris la décision de vous soigner car vous avez conscience que l’alcool est devenu un problème dans votre vie quotidienne.
 

Le sevrage ambulatoire vous a été proposé car vous présentez une dépendance physique à l’alcool, c'est-à-dire une impossibilité de vous passer de l’alcool sans que des signes de manque apparaissent.
De plus, vous avez remarqué une augmentation progressive de vos consommations pour calmer ce manque.

Les signes principaux que vous pourrez présentez à l’arrêt de l’alcool ne sont pas des utopies.
des sueurs importantes,
des tremblements
des angoisses
de l’insomnie.

C'est pourquoi, l'accompagnement médical est indispensable et devra être fait par un spécialiste.

Pour toute question ou problème contacter :

La croix Bleue : téléphone 02 31 86 48 14 qui vous aiguillera vers la bonne structure.

Les CSAPA :
 02.31.93.61.32
02 31 52 95 90

En cas d’urgence appeler le 15 (possibilité de convulsion)

Déroulement du sevrage

  C’est vous qui fixez cette date en accord avec le médecin
Durée du sevrage : de 7 à 12 jours.

  Le traitement prescrit permettra une forte atténuation de ces signes mais favorise une somnolence, ce qui est incompatible avec une activité professionnelle et la conduite d’un véhicule ou la pratique d’activités dangereuses.
   
   

Faire un sevrage ne réssoudra pas tout. Les chances de régler les problèmes accumulés depuis des années seront maigres si l'on s'arrête à ce stade.

 

Entrer dans une thérapie plus longue pour arriver à une abstinence totale sera le meilleur choix. (Pour ceux qui sont dans la partie haute de la pyramide)

   

 

A NOTER

   

SANS ACCORD AVEC LE PATIENT, NUL TRAITEMENT N'AURA D'EFFET.

FAIRE UN SEVRAGE N'EST PAS UNE SITUATION STABLE. DES ECARTS SONT SOUVENT CONSTATES.

     
FAIRE APPEL A UN PSYCHIATRE OU UN PSYCHOLOGUE PRESENTE DES DANGERS SI CE DERNIER N'EST PAS A LA HAUTEUR.
Ce n'est pas un jugement sur le métier mais nous avons trop souvent rencontré des personnages dont les objectifs étaient vraiment mal définis sauf dans la durée qui elle est toujours conséquente.