ALCOOLISME ET TRAITEMENT : EXISTENCE DE DEUX APPROCHES COMPLETEMENT DIFFERENTES

Résoudre un souci d'alcool est un problème ardu.

Quelque soit la région : exemple à droite.
Même des pays où l'alcool est proscrit.

AHDATH.INFO

لندن 4 يناير  - أظهرت دراسة نشرت الأربعاء أن تناول المشروبات الكحولية ينتج مواد كيماوية ضارة بجسم الإنسان يمكن أن تؤدي إلى إلحاق أذى دائم بالحمض النووي والخلايا الجذعية وتزيد من احتمالات

 
 

Il existe deux approches pour cerner le problème

Article résumant la situation en 2018  
           
LA VERSION DES INTERVENANTS PROFESSIONNELS LA VERSION ISSUE DU PRAGMATISME
   

     
Très proche généralement des lobbies pharmaceutiques, ils utilisent la médication et trop d'entre eux se limitent à cela. Observer, analyser sur des situations réelles avec un suivi de plusieurs années permet d'appréhender le problème à partir de cas particuliers mais qui ont des similitudes.    
         
Chaque personne concernée est un cas particulier. Chacun a une vie particulière, un vécu, une situation, une volonté, des soucis, un environnement complètement différents des autres et ceci nécessite une approche et des thérapies qui ne peuvent se ressembler totalement. Cependant des éléments se retrouvent ici ou là et c'est ainsi que par pragmatisme, on arrive à solutionner beaucoup de situations.
           
Consulter son médecin en expliquant ses difficultés. Il y aura le questionnaire habituel :
Vous buvez depuis quand ?
Quelles quantités ?
Quel est votre projet ?
Etc.
Partir d'une observation demande beaucoup plus de patience.
Situation actuelle : Quelle est la consommation, quels sont les problèmes et y a t il une réelle volonté d'arrêter la consommation excessive ?

 
       
Dans 95 % des cas, les réponses seront faites en minimisant les doses et en rejetant la responsabilité sur une autre personne (conjoint, parent, etc.) ou sur des circonstances de vie mal vécues.   On se présente comme "un saint" qui a tous les malheurs du monde, et ceci à" l'insu de son plein gré" Faire arrêter quelqu'un de sa consommation nécessite une participation active de la personne. Dans le cas contraire, tout effort sera inutile. Il faudra patienter avant que cette dernière ne réagisse.    
           
Systématiquement, comme résultat, une ordonnance sera établie qui aura un effet non négligeable car généralement il existe une certaine croyance :
ordonnance = guérison (et ceci est valable pour tout le monde y compris pour d'autres pathologies).
Prescription habituelle : anxiolytique et anti dépresseur.
    La première étape sera d'accepter la situation sans en occulter des zones peu glorieuses, il est vrai.
Dans un second temps, il faudra faire le tri dans les éléments  à solutionner en priorité. Ceux qui dépendent d'éléments extérieurs seront à mettre de côté sans les oublier par la suite.
les classer et commencer par les plus urgents solutionables.
Ne pas prendre tous les problèmes en bloc est un gage de réussite partielle.

 
    AVOIR DES PROJETS COHERENTS
Disulfiram (ex : Antabus, Esperal)
Acamprosate (Campral, Aotal)
 Naltrexone (Nemexin, Revia)
 Les Benzodiazépines et autres sédatifs.
Le Topiramate (epileptique)
Les antidépresseurs
  Maintenir le cap quelque soient les circonstances sera une première réussite.
S'autoriser des écarts ne sera pas prometteur pour l'avenir.
 
       
Dans 95 % des cas, les réponses seront faites en minimisant les doses et en rejetant la responsabilité sur une autre personne (conjoint, parent, etc.)     Le point le plus important est quand même à citer en premier. Etre alcoolique est un état définitif même si l'on arrive à modérer.    
    On se présente comme "un saint" qui a tous les malheurs du monde, et ceci à" l'insu de son plein gré"   Toute consommation excessive verra les conséquences identiques pour tous : cette consommation deviendra de plus en plus importante.  
             
Ce sera l'unique traitement. Cachetons et uniquement eux. On changera de molécules de temps en temps et ce sera le début d'un parcours long, difficile et surtout inefficace.     En Normandie, avec un recul de plus d'un siècle, nul n'a encore pu réussir à modérer de façon pérenne (Association La Croix Bleue) La structure Havraise est une des plus vieilles toutes associations confondues.  
             
Il y a bien sûr des réussites mais celles-ci ne concerneront que le petit nombre qui ne seront qu'au début d'une dérive pas sur ceux qui ont un parcours de longue date.
On peut avoir une consommation excessive depuis 15 ans mais un jour, cela s'amplifie et devient problématique. Si l'on connaissait les facteurs responsables, il y aurait beaucoup moins de problèmes.
    Faisons un schéma rapide de la thérapie seule efficace jusqu'à ce jour.    
      1 DECISION DE SUIVRE UNE THERAPIE EN Y PARTICIPANT.   Sans ceci rien n'est possible.  
Les difficultés seront à surmonter.
Ce sera plus ou moins difficile mais nullement facile.

Ceux qui le prétendent sont de très grands chanceux (rarissime) mais aussi pour la presque totalité de grands menteurs (et généralement buveurs encore et en cachette).

  2 SUIVRE LE GROUPE DE PAROLE REGULIEREMENT.   Elément indispensable. Voir sa fréquentation diminuer et ce sera une reconsommation assurée.  
      3 APPUI AVEC UN MEDECIN.   Ceci afin d'éviter des troubles non négligeables.  
En cas de très grandes difficultés, il restera la solution de la cure. Une particularité évidente que l'on trouve sur le net. Des gens témoignent avec photos à l'appui d'avoir suivi 18, et voire plus, cures pour arriver à ... Tiens on ne parle plus de la suite.
Par observation, la resocialisation est longue et beaucoup cherchent à oublier cette partie peu glorieuse de leur vie.
    4 CONSULTER UN ADDICTOLOGUE DANS UN CSAPA.   C'est aussi un moyen de parler avec un psychologue en complément de l'association.  
S'en vanter est assez bizarre. L'oubli n'est pas une solution mais on doit passer à autre chose. Ceux qui ont réussi leur thérapie se sont refait une vie sociale et affective et, bien qu'abstinent, ne parle pas à la cantonade de leur passé.     5 ETRE ABSTINENT TOTAL DURANT 12 MOIS SANS ECART.   Tous les spécialistes sont en accord avec ce principe.  
Ils ont compris que l'avenir est le seul élément qu'ils puissent changer. Le passé est inaltérable et ne peut être modifié. Se souvenir de ses erreurs est positif mais le regarder trop souvent devient maladif.     6 SUIVRE LE GROUPE DE PAROLE TANT QUE LES DESIRS DE BOIRE PERSISTENT.   Cela peut durer des mois. Nul ne sait combien de temps vous en aurez besoin mais le quitter ne présage rien de bon.  
La fin des soins ne sera pas pour tout de suite même à la sortie de cure.
Il faudra faire des efforts et maintenir le cap. Combien boivent dès leur sortie ou dans les mois de la première année ?
    7 COUPER AVEC LES MEDICAMENTS DES QUE POSSIBLE   Ce sont des aides dans la première étape. On ne peut rester indéfiniment sous l'influence de ces produits. Il faut que notre volonté propre reprenne le dessus.  
Pour clore ce chapitre, il y a un élément très important à connaitre.

La situation d'abstinence doit être admise. Ne pas avoir de regrets est primordial. Dans le cas contraire, un jour ou l'autre on refera le trajet inverse.

L'alcoolisme a modifié les neurones qui le seront maintenant définitivement. (voir dans le dossier alcoolisme)

Ce fait explique que quelque soit la durée de l'abstinence, reprendre de l'alcool vous fera reprendre directement au moment de votre arrêt.
Même consommation, voire plus, mais avec des dégats physiques plus importants et surtout une difficulté beaucoup plus grande pour arrêter.

  8 SE RESOCIALISER.   Rester dans un groupe de non buveurs indéfiniment ne sera guère évolutif. Il faudra apprendre à s'ouvrir et à recotoyer l'alcool sans le consommer.  
Il faudra refaire toutes les étapes.