TROUVER DES SOLUTIONS VIABLES A UN ADDICTION

Trouver une solution viable à une addiction doit se faire avec un minimum de réflexion.   Sans ceci, il sera difficile d'envisager une réussite et surtout il faudra s'attendre à une série de rechutes plus ou moins dramatiques.   De nombreux professionnels, incompétents sur ce sujet, donnent des traitement qui n'ont  pour intérêt que de les connaitre afin de les éviter.

   
ARRETONS LE DELIRE   Prétendre qu'une rechute est positive car on apprend par cet échec. Cette idée colportée trop souvent  est assez réductrice du problème.   Beaucoup font un essai d'abstinence et après la rechute baissent les bras. On ne les revoit plus, au moins pendant une grande période, dans le parcours de soins.
         
AVANT TOUT ET POUR ETRE CLAIR, TOUTE THERAPIE N'EST VIABLE QU'AVEC UNE ABSTINENCE TOTALE.   Le premier travail consiste à arriver à cette abstinence avant de démarrer une thérapie, proprement dite.  

         
La décision de rester abstinent est prise et surtout appliquée.   Deux éléments sont indispensables au projet :   1 Avoir un appui médical sérieux. Il faut enlever tous les pseudos psychologues qui, sans raison particulière, vont proposer des démarches aussi déroutantes que scandaleuses car émanant de spécialistes. (Proposer la modération systématiquement tout en sachant pertinemment que cela ne marche pas)

2 Assister assidument au groupe de parole associatif. On différenciera le groupe de parole de celui du centre de soins car, bien qu'utile, ce dernier reste un élément du parcours médical.
Celui des associations permet de rencontrer ceux et celles dont la vie a changé positivement et ceci depuis un nombre d'années conséquent.

         
DUREE MINIMALE A NOS YEUX POUR OBTENIR UNE REUSSITE   L'abstinence se doit de durer au minimum un an avant de décider de son avenir. Cela peut paraitre long mais il n'y a pas d'autre alternative.
Ceux qui croient être plus fort se dirigeront vers une désillusion quasiment assurée.
  Abstinent un an ne veut surtout pas dire reprise de la consommation à 1 an + 1 jour.
       
Durant cette période, il faudra suivre le groupe et voir régulièrement l'addictologue. Celui qui travaille en collaboration avec l'association a le mérite de suivre la même thérapie.   Se disperser n'a jamais rien apporté de positif. Cela augmente la durée des soins et uniquement cela.  
       
ET LES CSAPA ?   Il est parfois très utile de les fréquenter lorsque le parcours est devenu chaotique.
Ce n'est pas une obligation mais dans les cas difficilement vécus, cette aide sera de bon aloi.
  Il est cependant dangereux de suivre deux thérapies différentes.
Généralement on choisira celle qui nous plaira le plus et évidemment on passera de l'une à l'autre lorsque cela nous arrangera.
         
ARRETER DEMANDE UN MINIMUM D'EFFORTS. PERSONNE NE POURRA LES FAIRE A VOTRE PLACE ET ENCORE MOINS LES MEDICAMENTS
         
Durant cette année, il faudra suivre quelques conseils.   EVITER LES FETES TYPE BEUVERIE  

    EVITER LES LIEUX DANS LESQUELS ON AVAIT L'HABITUDE DE BOIRE  

  EVITER LES COPAINS DE BOISSON.  
     
  NE PAS OUBLIER : UN ECART ET ON REPART DE ZERO VOIRE MOINS CAR LA MOTIVATION AURA BAISSE.  
  MODERER NE DURE QU'UN TEMPS. EVITEZ CETTE SOLUTION.    
         
    PENSEZ QUE CE SERA DIFFICILE ET QUE MAINTENIR LE CAP DEVIENDRA DE PLUS EN PLUS FACILE.