ALCOOLODEPENDANCE  ET LE SYSTEME DE RECOMPENSE

 

Le système de récompense jour un rôle important dans le développement de la dépendance.

 
     
 

ZONES DU CERVEAU IMPLIQUEES DANS LE CIRCUIT DE LA RECOMPENSE

 
1        
De la dopamine (hormone du plaisir) est synthétisée par les neurones de l'aire tegmentale.

Boire de l'alcool provoque la libération d'un neurotransmetteur par certains neurones de l'aire tegmentale, la DOPAMINE.
C'est la première étape d'un circuit de la récompense.

 

2    
Sous l'effet du signal de récompense, les neurones de l'aire tegmentale libèrent de la dopamine dans 4 autres aires cérébrales interconnectées. Le noyau accubens, le septum, l'amygdale et le cortex préfrontal. Le cerveau enregistre que le fait de boire de l'alcool procure des sensations agréables : on se sent léger, on entre facilement en contact, on oublie ses soucis, etc.
   
3    
Ces zones informent l'hypothalamus (aire finale du circuit) de l'action plaisante de l'alcool. Mais chaque fois que l'on boit de l'alcool, le même processus se répète dans le circuit de récompense. Le cerveau associe alors alcool et bien être.
   
  Plus souvent on boit de l'alcool, plus cette expérience s'inscrit profondément dans le cerveau.
Et cela, jusqu'à ce que le cerveau finisse par attendre l'alcool lorsque l'on se trouve dans une situation associée avec sa consommation.
 

SITUATIONS PARTICULIERES

       
         
APPEL DU MATIN Ça commence par un whisky à 5 heures pour se donner le courage de commencer la journée. C’est presque un médicament. (…) Mais ça amène au mensonge. (…)  
       
INVITE A UNE FETE Boire trop tue peu à peu le côté festif de la chose, ça isole, renferme sur soi.  
           
OUBLIER SES SOUCIS L’alcool est un psychotrope – autrement dit une substance capable d’agir sur le cerveau – à la portée de tous et d’une puissance redoutable.
Toute prise d’alcool modifie les facultés intellectuelles et motrices, mais une consommation répétée, excessive, va bien au-delà, et a deux conséquences : 

La première est physique: le corps, de moins en moins perturbé par la substance, s’y habitue jusqu’à en ressentir le besoin pour fonctionner, et le manque quand il en est privé. La dépendance s’installe. Il est notable que la quantité nécessaire augmente par ressentir les mêmes effets.

La seconde est psychique: l’envie d’alcool devient irrépressible et l’emporte sur la raison, en toute occasion. On parle alors d’addiction.

 
           
IMPOSSIBILITE DE S'EN PASSER Ce n’est pas la quantité d’alcool consommé qui définit l’addiction, mais bien l’incapacité à contrôler sa consommation: boire toujours plus que ce qu’on avait prévu, être incapable de refuser un verre d’alcool en sont les signes. Au fil du temps, cela deviendra un automatisme.  
           
CRISES PHYSIQUES DE MANQUE  Privé trop brutalement et sans aide d’une substance dont il est devenu dépendant, l’organisme peut réagir violemment, par des tremblements, des crises d’épilepsie ou l’apparition d’hallucinations (delirium tremens).» Pour le sevrage physique, le schéma le plus classique est l’administration sur cinq à dix jours de médicaments, tels que les benzodiazépines.  
           
MAL ETRE PSYCHOLOGIQUE Apprendre à gérer l’aspect psychologique du trouble lorsque la prise d’alcool est devenue un automatisme. Concrètement, l’idée est de repérer les moments «à risques» et de développer, et répéter, des stratégies pour éviter de boire.

La clé du succès: la motivation. «Le jour où la personne parvient à avoir une vision claire de la vie qu’elle veut, une étape fondamentale s’amorce. Il devient alors possible de définir avec elle les stratégies qui vont lui permettre d’y parvenir, et la consommation d’alcool possible, ou pas, dans ce scénario.» Et ce travail, seul le patient peut le faire: «Imposer un traitement à quelqu’un qui ne le souhaite pas, l’intimer d’être heureux ne sert à rien.
Par contre dans ce cas, une dose minimale de médicaments est recommandée. Comment décider lorsque l'on est complètement amorphe par un sur dosage médicamenteux.

 
           
CROYANCE EN LA MODERATION Passé le sevrage, maintenir une vigilance permanente sur sa consommation d’alcool peut demander beaucoup d’énergie, et reste périlleux. Une personne qui est dépendante de l’alcool reste «à risques».
 Un choix radical, difficilement accepté : «L’important est alors de rechercher l’abstinence totale plutôt que de rechercher la capacité de  pouvoir dire non et se limiter.
Il reste certain que l’abstinence est en tout cas l’option la plus simple et souvent la plus adaptée.