Alcoolémie et tableaux cliniques  
Eléments pris en compte par le médecin lors d'un problème alcoolique. Lors de l'intervention d'un spécialiste, certains points seront examinés et nous les avons résumés ici (sources médicales)      
Classement des états constatés : Excitation psychomotrice = alcoolémie 0,5 à 1g/l Inquiétant si cela est habituel donc répétitif.
Ébriété = alcoolémie à 2g/l TRES INQUIETANT si cela est répétitif. (Cas des alcoolisations de tous les weekends)
Troubles nécessitant une vigilance = alcoolémie à 3 g/l Cela devient sérieux et nécessite de faire le point.
Doses létales de 3 à 8 g/l selon les individus. L'alcoolisation n'est pas un accident, il y a un gros problème (ou il y aura)
Devant un résultat discordant : alcoolémie peu élevée et symptomatologie importante, il peut exister une pathologie associée (risque  +++). Cela entre aussi dans le cadre du DENI. Lors des examens réguliers, le patient prépare les examens en baissant assez fortement la consommation pour la reprendre ensuite. Dans d'autres cas, cela interpelle. (mais nous l'avons constaté en 2018)
         
 

Diagnostics de l’ivresse banale

     
         
 

 

     
1 Toujours rechercher une pathologie traumatique associée (examen du cuir chevelu 4 Rechercher une hypoglycémie
2 A la recherche d’une plaie cranio-cérébrale, une contusion de la face dans le cadre d’une rixe 5 Amenés par les forces de police, l’examen se fait sous réquisition (valeur médicolégale).
6  Une contusion thoraco-abdominale
3 Suites d’un accident de voie publique 7 Une prise associée avec d'autres produits, toxiques ou médicaments
   
 
 
       
Il existe des causes éventuelles de confusion chez un patient présentant manifestement une Intoxication éthylique aigue. Lorsque l'association est appelée en urgence, nous ne prenons aucun risque et faisons appel aussitôt aux services d'urgences.
Il n'est pas rare que l'entourage minimise, considérant une fois de plus, que c'est une alcoolisation excessive de plus.

Nous avons constaté que le médecin appelé ne se déplace même plus, lassé du manque d'évolution vis à vis des alcoolisations. Et pourtant ...

 
         
Ce que peut cacher cette confusion : Méningites ou encéphalites
Hématomes intracrâniens et hémorragies méningées post-traumatiques
     
Hypoglycémie (alcoolique dénutri)      

Intoxications d’autre nature associée ou non à une prise alcool psychotropes (BZD, BBT), cannabis, hallucinogènes, solvants, cocaïne.

Encéphalites alcooliques (Korsakoff, Wernicke)
Delirium tremens (Manque d'alcool chez un buveur régulier et très excessif)
Epilepsie
Sevrage. On entend ici un manque d'alcool réclamé par l'organisme.

 

Règles générales demandées aux accompagnant de la Croix Bleue

Dans un cas sérieux, faire appel aux services d'urgence. Les médecins jugeront et nous ne sommes pas là pour les remplacer.
Parler avec l'entourage si la personne est inconsciente en respectant le patient. A la Croix Bleue, porter un jugement est interdit.
Etre rassurant, non agressif. Ne pas faire de remontrance, ce n'est ni le lieu, ni le moment.

Le reste viendra plus tard. Ne précipitons pas les choses.  
         

L'HOSPITALISATION EST ELLE OBLIGATOIRE.

Elles sera attendue par l'entourage mais pas forcément acceptée par le corps médical. Le retour à une alcoolémie inférieure au taux légal, verra le renvoi au foyer. Elle ne sera effective que dans des cas particuliers :

Troubles de conscience
Traumatisme
Complications, pathologies associées
Ivresse pathologique
Trouble psychiatrique. Dans ce cas, le passage aux urgences verra une redirection vers un centre spécialisé.

La misère sociale n'est plus prise en compte ni les désirs de l'entourage.
Les soins sous contrainte n'apportant jamais rien de positif, il semble que tout le système laisse le patient "mijoter" jusqu'à ce qu'il prenne une décision vis à vis de son addiction.
         

Où sont orientées les IEA

 (Intoxication éthylique aigue) ?

U.H.T.C.D
Unité d'Hospitalisation de Très Courte Durée

REA réanimation  
IEA grave
Coma
Formes excito-motrices
Formes délirantes
IEA grave avec coma profond ou signe de détresse vitale (altération de la perméabilité des VA)
IEA compliquée
hypothermie
IEA compliquée avec signes de gravité
Patient mineur
accord obligatoire des parents
impérativement dans une chambre seule
Alcoolémie > 5 g/l
   
         
CONSEILS DONNES AUX URGENTISTES (lors de leur formation) Fugue = prévenir l’administrateur de garde.
La sortie du patient se fait sur prescription médicale, dans l’idéal, avec l’entourage, après examen clinique et entretien psychiatrique et après avoir contre-indiqué la conduite automobile.
Si le patient apparaît dangereux pour lui-même ou son entourage, l’obtention d’un consentement n’est pas valide et sera assimilée à une fugue, si le maintien à l’hôpital ne peut être obtenu.
La responsabilité de l'urgentiste est engagée.
Le tribunal donnera toujours raison à la famille.
Pour toute demande de sortie prématurée  la sortie ne sera prononcée que si le maintien de la permanence des fonctions relationnelles est assuré, condition nécessaire pour le confier à un tiers non médical.