DOMINER LE SENTIMENT DE HONTE D'AVOIR BU

  PENDANT ET SURTOUT APRES L'ARRET DE L'ALCOOL, LA HONTE DE CE QUI SE PASSE OU DE CE QUI S'EST PASSE EST UN OBSTACLE MAJEUR.
POUR CERTAINS, CE N'EST ET NE SERA JAMAIS UN SOUCI MAIS  POUR D'AUTRES, QUI ONT TRAVAILLE (BEAUCOUP) SUR EUX-MEMES, CE SENTIMENT  EST PRESENT ET BLOQUE SOUVENT TOUTE DEMARCHE.
         
Positivons, cette réaction est naturelle surtout si l'on regarde systématiquement par  derrière. Le présent et le futur sont les plus importants. L'avenir, à reconstruire, doivent être notre  priorité. Avenir ?????
  Ici,  nous insistons sur le fait que  tout ce qui s'est passé, n'est plus modifiable.
Gardons les en souvenir pour ne pas retourner à des erreurs identiques.
Oublier ses erreurs est un bon moyen de les refaire et un  grand nombre de rechutes émane de cet oubli, la personne concernée se croyant plus forte que le produit addictif.
         
Dans les témoignages, qui parlent de reconstruction, beaucoup citent une vie agréable après leur galère, et ceci, bien sûr, sans la moindre consommation d'alcool.   Pour notre association, pour les concernés (voir la pyramide de Skinner) nous insistons en déclarant que seule l'abstinence continue est le le moteur de toute thérapie.  
       

Un premier exemple

Origine : Association La Croix Bleue Caen.

   
UN BUT DEFINI Arriver à la situation de Jean (nom d'emprunt) qui est abstinent depuis 22 ans. (il y en a d'autres). Pas de souci d'alcool puisque ses objectifs ont été atteints.
Arrêt à 44 ans, maintien de l'abstinence malgré les difficultés, reconstruction de son environnement, resocialisation (avec des nouveaux amis, il est vrai, mais non plus de gros buveurs qui ne pensent qu'à cela), vie professionnelle sérieuse (chevalier puis officier dans l'ordre des palmes académiques), et tout ceci sans cacher son alcoolisation passée.
       
  Vie heureuse avec de petits enfants qui n'ont jamais connu leur grand père avec de l'alcool dans le verre (le plus vieux a 20 ans)
Bref récit mais il voit toujours devant lui n'ayant jamais cherché à approfondir pourquoi il avait bu.
Jamais, il n'a mis une tierce personne en cause :
c'est lui qui a fait et il assume.
Et son sentiment de honte ? Il se rappelle toujours des moments "peu glorieux". Il n'en fait heureusement  plus un drame car sincèrement, il ne peut plus rien changer. Par contre, au vu de son parcours, il pense qu'il y a plus d'éléments  positifs maintenant qui estompe cette mauvaise période. Il s'est engagé associative ment, et on lui doit un nombre très conséquent de cas où il a aidé à une reprise d'une vie heureuse et saine.
         
EXEMPLES DE TEMOIGNAGES RELEVES ICI ET LA DANS DES FORUMS....
De nombreux écrits ne parlent que de  périodes négatives... (ou des miracles médicamenteux)   NDLR : Nous rapportons mot à mot les extraits de  témoignages . Des termes sont assez triviaux mais nous n'avons pas voulu modifier les ressentis.
      Commentaire associatif
  Je me sens, alcoolisée, bien intelligente.
Les conneries que j'ai pu dire sur les réseaux sociaux, ....
Tout le monde connait la réponse et je ne suis sans doute pas la seule à me sentir si mal le matin, tant physiquement que moralement. Honteuse et coupable.

  L'alcool altère tout jugement indépendamment du niveau intellectuel.
Un raisonnement sensé" se fait a jeun et malheureusement dans les forums, ce n'est semble-t-il pas le cas.
       

Après une classique "gueule de bois du lundi", je voulais vérifier si ma fatigue et ma mauvaise humeur pouvaient avoir un lien avec les cuites que je me prends le weekend.!

Assurément, le mal être du lundi matin est une des conséquences des abus du weekend.
Tremblements, sensations de faiblesse, ne sont pas bon signe.
       
Je suis mère de famille, j'ai un super mari, deux enfants adorables, tout pour être heureuse... Depuis mon adolescence je consomme de l'alcool de façon excessive. En tant que jeune adulte, c'était épisodiquement mais toujours avec de gros excès, m'amenant à des comportements déplacés, et aux trous noirs du lendemain.

  Devenir dépendant ne se fait pas en 2 semaines. C'est un état atteint au bout de plusieurs années (10-20 ans) bien qu'ici encore, ce n'est pas une règle absolue. Bien malin encore celui qui sait.
         
  Je ne suis pas une bonne mère quand je gère des crises avec la gueule de bois.
J'ai tellement honte et j'ai peur du jugement des autres.
Je ne sais pas comment me débarrasser de ce sentiment. (NDLR : arrêter déjà de boire)

Boire est un souci majeur. Ne croyez  pas que le monde oubliera votre période d'alcoolisation.
A titre d'exemple, le médecin dans ses rapports avec ses confrères transmet l'information (de façon codée il est vrai) longtemps après la résolution de votre problème (23 ans dans notre exemple)
         
Il y a eu des hauts et des bas selon les années, mais à chaque moment difficile de ma vie, l'alcool revenait très fort sur le devant de la scène, avec son lot d'excès et de comportements à risque... (tenues éhontées, conduite en état d'ivresse...mais jamais d'accident ou de contrôle).  

 
         

Quelque soit la personne, un alcoolique est un alcoolique...

Mes parents sont ce que nous pourrions appeler des "alcooliques mondains", comme mes frères et ma sœur. Nous n'en parlons jamais, l'alcool est associé au plaisir de partager un apéritif ou une bonne bouteille, même si plusieurs excès ont conduit à des disputes familiales importantes.   Mon mari boit aussi un peu, mais beaucoup moins que moi. Je crois même que c'est moi qui l'ai entraîné dans une consommation de plus en plus quotidienne. Je ne bois "que" du vin.
Et quand je commence je ne sais pas m'arrêter, ou rarement. Même si il y a du monde à la maison. Je ne me souviens plus de rien le lendemain. Cela m'arrive environ 1 à 2 fois par semaine.
     

Mon mari me dit parfois que j'exagère, mais dès le lendemain il rachète un cubi de vin et c'est le premier à me resservir sans cesse à table ou à me proposer un apéritif. Depuis 2 ou 3 ans, je bois aussi quand je suis seule et mon mari en déplacement. J'achète une bouteille que je termine la plupart du temps. Puis je la cache avant de la jeter. J'ai peur quand cela se produit et que je suis seule avec mes enfants qu'il y ait un jour un accident.

J'ai été suivie par un psy pendant une dizaine de mois. J'ai fini par lui parler de ce problème. Il m'a juste dit "c'est bien le seul domaine dans lequel vous ne soyez pas dans la maitrise", mais n'a pas davantage relevé,  il n'a pas suivi. J'ai arrêté les séances.
Le souci, c'est que j'ai trop honte pour en parler ou accepter de reconnaitre mon problème, je ne le ferai pas, ni avec mon mari, ni avec ma famille. Je ne me sens pas non plus d'aller voir quelqu'un pour ça. Encore moins une amie. En fait, j'ai envie de limiter ma consommation mais je n'ai pas envie d'arrêter de boire complètement.
(NDLR : et pourtant, il faut se faire une raison, quand on ne peut plus consommer un produit sans avoir des ennuis, pourquoi ne pas l'éliminer complètement de sa vie)
J'ai lu beaucoup de choses sur l'alcoolisme et tout amène à penser que seule l'abstinence pouvait fonctionner, mais j'ai besoin, ou je crois avoir besoin de l'alcool pour décompresser et passer une bonne soirée.
Si je n'ai pas mon verre, voire deux, je suis de mauvaise humeur, même avec ma famille. Je crois avoir besoin de cette béquille. J'ai pourtant plein de centres d'intérêts, notamment le sport, mais quand je consomme raisonnablement, j'ai l'impression de mieux profiter de tout... Bref, je ne sais pas si mes propos sont clairs, j'ai en tout cas conscience qu'ils sont bien ambivalents. (NDLR : apprendre à se passer de l'alcool se fait en milieu associatif où il existe de très nombreux cas de personnes qui y sont arrivées)
         
La société très tolérante et ne voulant pas reconnaître ce problème, l’alcoolisme, ne favorise pas l’acceptation d’une maladie « honteuse » et très difficile à soigner, il est donc plus facile pour tous, le malade comme l’entourage de faire comme si de rien n’était.  

   
         
  Le sentiment de culpabilité se gère  lorsque l'on sera à jeun (ou très très peu alcoolisé). Faites attention, le même problème se pose partout,  je ne maitrise pas lorsque je commence à boire. Je continue puis ce sera la  gueule de bois, les trous de mémoire etc... On dit au départ,  j'ai pris une bonne biture puis le weekend, puis après ce sera deux et l'engrenage arrive doucement. Je vous le dis et les soucis arrivent.   NDLR :

1 verre = lucidité amoindrie

2 3 4 5 = plus rien de sensé.

         

Alors méfiance,  l'alcool est fourbe pour certains, convivial pour d'autres et encore. Pour beaucoup, il l'était au départ après c'est devenu une vraie galère.
Vous seriez étonnés de connaitre le nombre de personnes (hommes ou femmes) qui sont obligés de partir le matin au travail après avoir bu un verre (chez soi, au café ou en cachette au travail)
 
         
Je ne bois pas plus que les autres, mes copains, mon beau frère, jamais le matin, le week-end seulement, parfois la semaine mais rarement …   Loin de toute volonté de mensonges, notre propre discours se trouve parfois soumis à des minimisations.   Le déni, est un mécanisme de défense finalement assez ordinaire et compréhensible.
     
VAINCRE LA HONTE   HONTE DE REVENIR A UN GROUPE APRES UNE RE ALCOOLISATION  
  Moi aussi j'avais honte, mais quand nous parlons avec des malades alcooliques ont se sent tellement mieux, certains veulent s'en sortir seuls, d'autres on besoin d'un groupe de parole, peut être une association telle que La Croix Bleue Normandie ou  Alcool assistance pour s'en sortir, en tout cas bravo  d'essayer de s'en sortir  

La honte se caractérise par un mélange de plusieurs émotions complexes et émotionnelles. La diversité de ses composantes (corporelle, cognitive, sociale, etc.) est propre à chacun.
Elle nous affecte et nous pousse généralement à entrer dans un cercle vicieux :  à la honte qui amène le sujet à boire s’ajoute la honte de boire, qui le fait boire davantage.

Je bois... J'ai honte... J'ai honte.... Je bois....

         
La honte alcoolique se manifeste dans le processus même d’alcoolisation qui amène le sujet -qui ne sait pas boire modérément- à adopter des comportements déviants, parfois ridicules.
 

A la honte se rajoute la culpabilité, puisque l’alcoolique est coupable de boire, de mentir, de tricher, de mener tout le monde en bateau, d’être le roi de la cachette et de franchir toutes les limites pour satisfaire son besoin d’alcool.   Les sentiments négatifs ne doivent pas se conserver. L'être humain dans sa misère alcoolique n'est pas lui même et il reprendra sa vraie nature ensuite. NDLR : Il nous est arrivé de rencontrer des personnes qui, après l'arrêt de l'alcool, ont repris leur nature et ceci n'est pas forcément la panacée sociale et affective.
  Une fois l’alcool écarté, le sujet peut, encore longtemps, avoir honte de dire : « non, je ne bois plus ».

Ce sentiment ne fait qu'augmenter le malaise.

JPL a résolu SON problème en répondant que ne sachant pas modérer, il a choisi de ne plus consommer (ce qui est vrai d'ailleurs)

  Ceci s'estompera avec le temps. La vie dans l'abstinence fera disparaitre ce ressentiment.   NDLR :
Ne pas se mettre dans des situations foireuses est un gage de réussite.
Vous n'avez pas l'obligation de vous justifier.
Seulement, dans le cas de JPL, plus de question, vie sociale importante et surtout dans sa tête : ceux que cela gène ont déjà un pied dedans.
         
La honte alcoolique renferme des facettes cachées.
La de soi, la honte de son passé et/ou de son présent, la honte de décevoir, etc.
 
    La culpabilité et la honte alcoolique se renforcent mutuellement, et pour que le sujet arrive à les fuir, il s’enfuit lui-même dans l’alcool.
  La honte peut être inscrite dans le vécu familial et/ou dans le parcours de vie du sujet lui-même.   L’enjeu du soin est de soulager la personne alcoolique de son sentiment de honte, de culpabilité et de dette en l’amenant à se concilier avec lui-même.
         
DES IDEES EMISES PAR DES INCONSCIENTS OU IRRESPONSABLES NDLR : Idées transcrites ici auxquelles nous n'adhérons pas en grande partie
         

1

PAROLE DE PSY (?)
Le consommateur excessif n’a alors qu’une chose à faire : minimiser sa consommation pour rentrer dans le rang, se considérer et être considéré comme quelqu’un de normal.

2

PROPOS RECUEILLIS SUR EUROPE 1 (Ministre de la santé)
La culture française entretient le déni sur les dangers de l’alcool, qui est pourtant une drogue. L’alcool et notamment le vin sont valorisés, il suffit d’en consommer raisonnablement dit-on alors que le dépendant ne connait pas ce dernier mot dans sa pratique.
  IDEE CONTRAIRE A NOTRE CONCEPT   LE RAISONNABLE N'EXISTE PAS CHEZ LE BUVEUR EXCESSIF DEPENDANT...  

DES FAITS REELS

Combien d’entre nous sont repartis de chez leur médecin en n’ayant pas pu aborder le problème qui commence à nous préoccuper :
Votre consommation serait excessive !
Oh non, pas vous ..
  Souvent, même le médecin (de famille ou non) ferme les yeux et ne répond pas aux timides questions de la personne dépendante qui s’interroge sur sa consommation en hausse, l’enfermant dans un mensonge qui au fond arrange tout le monde.  
      AVOIR LE COURAGE D'ETRE DIRECT.  
Un cas de psycho. Se reconnaître alcoolique mène la personne à avouer aux autres une vérité (que les autres connaissent).
C'est difficile car on se place officiellement dans une catégorie sociale méprisée alors qu'officieusement, on y était déjà casé.
Ceci ne se retrouve pas dans les associations dignes de ce nom. La Croix Bleue, d'ailleurs, écarte systématiquement ce schéma.
  Retrouvons la fierté de notre choix et de nos efforts. Laissez de côté ces gens qui, souvent, boivent plus que vous n'avez bu. NDLR :

Se cacher ne nous fait pas avancer.

Se séparer de certaines personnes malfaisantes ne peut qu'être un bien pour vous et vous réconfortera dans votre projet.

 
  " Le patient alcoolique minimise ou nie l’existence d’une consommation d’alcool excessive à son médecin. "

C'est vrai et ce n'est pas aisé de le dire. C'est pourquoi, la Croix Bleue aide dans ce moment là.

Ceci est humain. Nul n'apprécie d'avouer "ses défauts".

Le déni qui est une construction partiellement inconsciente qui vise à gérer certaines angoisse.
Peur de l'hospitalisation, peur de supprimer un produit que l'on absorbe depuis des années, peur de se trouver isolé, peur de perdre "ses copains" etc.
 

  Et pourtant, le sevrage puis  le changement radical de mode de vie (qu’implique l’abstinence totale) devrait motiver surtout en regardant ceux qui ont réussi. (ces personnes sont présentes la plupart du temps dans les associations et non dans les hôpitaux) NDLR :
AVANCER DANS LE SOIN OU DANS LA RESOLUTION DE L'ALCOOLISME C'EST AUSSI REPRENDRE SA LIBERTE QUANT AU MEDICAMENT.

RESTER AVEC DES PERSONNES QUI VIENNET D'ARRETER EST AUSSI UN OBSTACLE A L'AVANCEMENT.

RENCONTRER DES ANCIENS BUVEURS GUERIS ET FRANCS EST UN EXCELLENT MOYEN DE PARVENIR A LA REUSSITE.

       
Le déni: un symptôme de l’alcoolisme On explique souvent le déni par les sentiments de honte, et culpabilité, que pourrait ressentir le malade.
Ne serait-ce pas aussi un moyen de fuir ses responsabilités.
  Seul, l'alcoolique sait qu'il boit trop (ou alors c'est grave). L'entourage ferme les yeux généralement, préférant en parler en arrière sans vouloir aborder le sujet avec le buveur excessif.
Lorsque l’excès d’alcool entraîne trop de conséquences négatives, l'entourage semble se réveiller.
     
 
  Le médecin, dont le rôle est de motiver le patient à se soigner, peut aider le patient par la prise en compte et la gestion du déni. Incompétent souvent, il ne voit pas la solution et laisse tomber ou alors, plus facile, donne des produits annihilant la volonté.

Ces derniers ne sont pas anodins. Anxiolytiques, neuroleptiques, sont des produits hautement actifs et malheureusement destructeurs.

Que propose-t-on ?

PROBLEMES D'ALCOOL : Valium, Seresta, etc. prescriptions visibles sur des ordonnances.
Pour d'autres (psychiatres), recherches du pourquoi (démarche dite scientifique) et pendant ce temps là, on noie le poisson.

 

  Pertinemment, par pragmatisme, l'on sait très bien que plus tôt sera la rupture avec ces médicaments plus le patient reprendra le contrôle psychique qui lui fait défaut.  
UN ENORME EXEMPLE : Sophie : Traitement 80mg de valium par jour + Lexomil + médicaments liés à l'anxiété. Ordonnance à faire peur et qui a fait peur à notre médecin partenaire.
Une véritable zombie sans volonté mais qui buvait...
A en avoir des cauchemars.
 
         
  Tout ceci aboutit à une grande solitude : le malade alcoolique lutte et boit en cachette.
Il peut même arrêter de boire pendant un laps de temps. Il se remettra à boire.
 Ceci durera tant qu’il n’aura pas reconnu son problème et qu’il ne sera pas sorti du déni.
 
       
DES IDEES DE PSY ? "Nous ne saurions vous dire assurément comment revenir à des consommations raisonnables et raisonnées, il n'y a pas de « formule ». Vous avez certainement essayé de vous limiter, de reprendre le contrôle mais tel que vous décrivez les choses le recours à l’alcool est devenu un besoin et c’est bien là le problème."

NDLR On se croirait dans la rédaction des horoscopes de journaux ou périodiques.
Des mots sans aucun approfondissement mais cela remplit la page.
La consommation excessive d’alcool et l’alcoolisme, ne sont pas des sujets neutres à aborder mais méritent un travail long et parfois très difficile. Si les solutions étaient simples, il y aurait moins de centres de soins et moins de spécialistes en alcoologie.
  Il y a effectivement de l'ambivalence dans vos propos et donc certainement dans vos intentions vis-à-vis de vos habitudes avec l’alcool. Vous avez conscience du caractère excessif de vos alcoolisations mais il semble encore difficile de vous priver de certains « bénéfices » des effets de l'alcool.     ET LA C'EST LE POMPON. OU SONT LES BENEFICES DES EFFETS DE L'ALCOOL POUR UN BUVEUR EXCESSIF QUI VIENT EN SOINS.
       
  Les choses sont en train de murir et ont peut-être besoin de murir encore avant d’accepter certaines remises en question dans votre rapport à l’alcool et d’envisager des démarches.    
       
  Une chose est sûre : PERSONNE N'A ENCORE TROUVE LA SOLUTION. Peut-être les magiciens du BACLOFENE, SELINCRO ou autres.

(Facile l'alcoologie dans ces traitements)

  UN EXEMPLE ABERRANT
Ed a eu la proposition suivante émanant d'un alcoologue (CHU CAEN)
Lundi mardi mercredi jeudi : abstinence avec diazépam

Vendredi samedi et dimanche : Selincro et droit à quelques verres

POUR NOUS UNE TELLE PRESCRIPTION EST CRIMINELLE ET D'UNE INCOMPETENCE EXCEPTIONNELLE.

Pendant longtemps l’abstinence a été la seule voie préconisée en centre de soins mais, de plus en plus, les équipes spécialisées en addictologie accompagnent ceux qui  veulent essayer de réduire leurs consommations.   Vous seriez donc tout à fait reçue et entendue dans votre demande si vous preniez contact avec les professionnels d’un CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie). Les prises en charge proposées dans ces centres sont individuelles, confidentielles, gratuites et assurées par des équipes pluridisciplinaires (médecins, psys, travailleurs sociaux) sous forme de rendez vous réguliers.   Chacun d’entre nous connaît , dans sa famille, son entourage, une personne ayant un problème grave lié à l’alcool dont il n’est pas fier. Alors forcément, quand cela nous touche nous aussi, nous avons tendance à nier ce problème.

NDLR :

Certains spécialistes ont ils appris
un minimum sur le problème ?

 

Nous n'en sommes de moins en moins sûrs.