DES SOLUTIONS QUI N'EN SONT PAS..

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UTILISATION DES MEDICAMENTS DITS MIRACLES

baclo.jpg (25545 octets) LE BACLOFENE Voir les effets secondaires
De nos observations, nous avons relevé les points suivants :
1 Les médecins alcoologues le prescrivent avec un seul   but : faire cesser la consommation. C'est un médicament qui semble pouvoir aider à obtenir l'abstinence. Cela reste à démontrer dans le temps.

2 Certains docteurs le prescrivent afin d'obtenir la modération. Ils ont, nous espérons, la connaissance de la pyramide de Skinner et dans ce cas ils savent qu'ils ne s'adressent pas à la catégorie (de plus en plus grande) des dépendants. Pour ceux-ci, il n'y a que l'abstinence pour régler le problème.

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3 L'utilisation de ce produit, comme des autres d'ailleurs, ne peut être que temporaire.

  Nous avons connu un cas où cet homme a pris pendant 21 ans de l'atrium (retiré de la vente). Il est décédé malheureux, inquiet et surtout dépendant de sa prise de "pillules". Est-il normal d'avoir cette vie ?

4 Prescrire ce produit miracle c'est admettre l'impuissance du corps médical devant la maladie alcoolique alors que notre association pense que c'est en devenant abstinent que l'on résoud le problème.

Des expériences de vie, nous pouvons avancer que la gestion de l'alcool n'est pas possible pour celui ou celle devenu dépendant. Tous ceux qui ont cru être plus fort, se sont vus revenir à la consommation abusive et à tous ses inconvénients.

Bien sûr, ce n'est pas facile mais cela réussit si l'on persiste.

 

5 Les médecins ont maintenant l'autorisation

Le problème : le baclofène est encore à l'essai. Sa prescription est autorisée sous certaines conditions. On parle de l'obligation de prendre conseil au dessus d'une certaine quantité et de la mise en place d'une sorte de commission au dessus d'une autre. Qu'en sera-t-il en réalité ?

Tout ce que nous savons, après enquête, c'est que la vente de ce médicament est en très grande augmentation dans les pharmacies.

Nous connaissons des cas où les prescriptions sont faites lorsque le médecin n'a plus de solution à proposer.  ou n'en a pas du tout puisqu'il ignore totalement le problème de l'alcoolisme.

Pour évaluer le produit, il faut être honnête. il ne suffit pas de se retrancher derrière des chiffres statistiques. Il faut apporter des exemples de réussite et compter les échecs sans oublier les conséquences de la prise du traitement. Ces produits ne sont pas anodins et la prise régulière pendant des années, va avoir des conséquences sans doute.

Sans recul, affirmer que le produit ne présente pas de souci dans le temps est une utopie. Certains veulent aller très vite et mettre ces produits sur le marché mais dans quels buts ? Ne serait ce pas pour augmenter des profits ? Quand on parle de santé, il vaut mieux être prudent.

dependant.jpg (38913 octets) 6 Suis-je dépendant ?

Grande question que  beaucoup se pose. C'est simple, il y a notre test. Rester dix jours abstinent sans ressentir de manque. Si cela s'avère, c'est qu'il y a problème.

7 Durée de la posologie

Aujourd'hui, personne ne sait si ce traitement au baclofène doit durer à vie ou s'il peut être interrompu au bout de quelques années. Ce qui semble être acquis, c'est la possibilité de diminuer le dosage au bout de quelques mois dans beaucoup de cas. La réussite au long terme sera estimée dans quelques années.

DES REALITES A SIGNALER
Profit

Plus de quatre millions de boîtes ont été vendues en 2012. La prescription de baclofène dans le traitement de la seule indication de l'alcoolodépendance a progressé de 26,3 % entre 2011 et 2012. Nous pensons que le seul gagnant est le laboratoire qui le fabrique. La publicité "gratuite" faite par les médias et autres a été réalisée sans connaissance du problème. A quel but ? On trouve même des articles faits par des journalistes, en mal d'inspiration, des journaux des programmes télé.

Dosage Restreindre la prescription

Aujourd'hui, tous les médecins sont autorisés à prescrire du baclofène, même s'ils ne sont qu'une poignée à le faire réellement. Cependant, le CTV estime que pour minimiser les risques, « la mesure la plus efficace serait la prescription centralisée, pluridisciplinaire». Au CHRU de Lille, ce système a fait ses preuves puisque la proportion d’effets indésirables graves y est plus de deux fois moins importante que dans le reste de la France  (25% contre 57%). La sélection rigoureuse des patients et leur suivi feraient toute la différence.

commande.jpg (21310 octets) L'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) du baclofène autorise jusqu'à 80 mg par jour. Trouver le bon dosage qui se situerait entre 30 et 300 mg par jour est un défi qui sera trouvé de façon expérimentale.

Il n'est pas encore prouvé que ce produit soit efficace : on essaie et on constate. Il n'est jamais indiqué au patient qu'il sert de cobaye.

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Effets

Le comité de pharmacovigilance a recensé, en 2012, 405 effets indésirables liés à ce médicament. Le nombre d’effets secondaires les plus connus est en nette progression.

L'augmentation des ventes ne peut pas, à elle seule, expliquer un tel bond

Des cas de décompensation maniaque

Utilisé depuis 40 ans comme relaxant musculaire, ce médicament est connu pour ses effets de type somnolence et vertiges. Mais, utilisé à très forte dose et pendant de longues périodes dans l'alcoolodépendance, il risque d’engendrer d’autres effets secondaires. Les dernières notifications de pharmacovigilance font ressortir des effets jusqu’alors peu connus, comme des troubles sensitifs et sensoriels, des cas d’insomnie ou encore des décompensations maniaques.

Des nouveaux effets indésirables à signaler

Au vu de ces résultats, le rapporteur du Ctv recommande, sans surprise, de poursuivre le suivi national de pharmacovigilance et de mettre en place la recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Mais, le Ctv ne s’arrête pas là. Le rapporteur préconise également d’informer les professionnels de santé des nouveaux effets indésirables que peut présenter le baclofène. Le résumé des caractérisques du produit devrait donc indiquer qu’il existe des risques de décompensation, de dépression et de passage à l’acte suicidaire. Et à la rubrique « effets indésirables », le rapporteur du CTV suggère que soit ajouté: syndrome œdémateux, sècheresse buccale, troubles anxieux paradoxaux et syndrome d’apnée du sommeil.

Attendre

En revanche, certaines inquiétudes semblent se dissiper. Le suivi national pour l’année 2012 ne confirme pas les risques de cancers ou de troubles hématologiques. Pour le Comité technique de pharmacovigilance, « ces nouveaux signaux témoignent de notre connaissance limitée dans les diverses fonctionnalités du récepteur GABA-B dont la pharmacologie est complexe et non élucidée. La poursuite du suivi national est indispensable.

Effets néfastes

Toutes les idées émises par des gens qui n'ont d'intérêt que leur profit nuisent aux actions des associations qui accompagnent et surtout essaient de redonner une personnalité à ceux et celles qui sont tombés dans la consommation abusive. Lorsque l'on considère que l'abus est avéré lorsque la dose quotidienne régulière dépasse deux verres, beacoup sont concernés. Donner un produit miracle c'est pousser les gens à rester dans leur dépendance et nous ne pouvons que déplorer cela.
Nous savons que la dépendance ne peut se guérir que par une abstinence et que la guérison s'obtient lorsque ces personnes vivent bien sans consommer un produit alcoolisé. Bien sûr cela ne va pas dans le sens des commerciaux qui n'hésitent jamais dans les procédés pour pousser les gens à acheter l'alcool. (4 février 2014, une garnde surface propose 6 bouteilles gratuites pour 6 achetées. N'est ce pas pour inciter les gens à acquérir. On nous dira que "vendre n'est pas une incitation à consommer", mais là on tombe dans la mauvaise foi.

Lorsque l'on s'apercevra de l'erreur, combien de victimes y aura-t-il eu ? (souvenons nous du Médiator)