Liste des Symptômes de la Dépendance

PHASE2 : LE COMMENCEMENT

1 Cette phase  caractérisée par le fait que pour l'alcoolique, l'alcool continue à perdre son caractère  "plaisir" pour prendre la valeur d'expédient et de remède universels.

Dans ce processus également, le comportement et les attitudes du sujet changent souvent.

2 Amnésies

Sous l'effet de l'alcool, des trous de mémoire (troubles de l'évocation, black-out, amnésies) peuvent se produire. Ainsi, la personne concernée n'arrive que difficilement, voire pas du tout, à se souvenir des activités ou des événements accomplis et/ou survenus pendant cet état. Ce phénomène est accentué par la prise de médicaments.

Des trous de mémoire peuvent même se produire sans indices extérieurs d'ivresse au cours d'une conversation sensée ou pendant l'accomplissement d'un travail difficile, sans qu'aucun souvenir n'en subsiste ultérieurement.

3. Consommation dissimulée

Inconsciemment, la personne développe la vague idée qu'il ne boit pas l'alcool comme les autres, quelquefois moins. Il veille  à boire en cachette ou dans des endroits où sa consommation passera inapperçue (cafés, impasses, etc.).  Ces consommations se feront aussi avant, pendant ou après des évènements particuliers (réunions, entretiens, mariages, etc.). Il se procurera discrètement de l'alcool et fera disparaitre  les bouteilles. Dans la conversation, la quantité absorbée est banalisée ou niée, sous le regard des autres une quantité « présentable » est bue ou il est joué à l'abstinence. En fonction de la situation personnelle du sujet, il peut lui arriver à ce stade de cacher l'alcool.

prisonbout.jpg (5387 octets)

4. Pensées fréquentes

Comme l'alcoolique a entre-temps pris l'habitude d'utiliser l'alcool aussi bien dans des situations de stress que pour amplifier ses humeurs positives, il pense de plus en plus fréquemment à l'alcool en relation avec différentes situations dans la vie.  On donne par exemple  la joie de la fin de la journée de travail, la finalisation d'un travail,  un pot ou une invitation à des évènements conviviaux.

 

5. Besoin intensifié d'obtenir un effet (boire avidement)

Pour obtenir le plus rapidement possible l'effet de l'alcool, le sujet prend de plus en plus l'habitude d'avaler les premiers verres le plus vite possible et de se soucier toujours moins du plaisir associé à la boisson. Ainsi, il peut lui arriver de boire à grands traits ou directement de la bouteille ou d'ingérer directement de l'alcool très fort. Ces prises peuvent être accompagnées de médicaments qui accélèrent le processus.

6. Culpabilité liés à la manière de boire ??

Si le sujet réalise que son comportement face à l'alcool (fréquence et manière de boire) se distingue de celui d'autrui, il peut ressentir un sentiment de culpabilité et se faire des reproches plus ou moins vagues, ce qui l'amène à penser fortement à l'alcool sans pour autant changer concrètement son comportement. Cependant, il ne faut pas se leurrer, la culpabilité n'est pas si importante au vu du malade.

7 Evitement des allusions à l'alcool

Le sujet a tendance à éviter les conversations ou les informations des médias sur l'alcool et la thématique de l'alcoolodépendance. Il évite tout débat sur des supports d'information liés à cette thématique, fournis par des amis ou des membres de la famille bienveillants (ou non).

Cette phase de déni est connue de tous les gens concernés.

femmeboit.jpg (12063 octets)

8. Augmentation des amnésies alcooliques
Retour au menu de la dépendance