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LA CROIX BLEUE NORMANDIE |
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| UN EXEMPLE DES CONSEQUENCES DE MAUVAIS CHOIX | |||
| L'exemple que nous donnons est donné avec la chronologie exacte. | |||
| Septembre 2014 : Nous accueillons un nouvel
arrivant que nous nommerons Jean (nom d'emprunt). Il vient d'une autre région et reconnait sa dépendance à l'alcool. Il va bien semble-t-il. En tous cas, il connait les problèmes d'alcool et les remèdes? |
Novembre 2014 : Il a un projet professionnel dont il ne veut pas parler et va s'absenter pour le concrétiser. |
Février 2015 : Une femme veut me rencontrer. C'est sa compagne qui m'en
apprend beaucoup. La reconsommation de Jean, son projet qui a capoté et son désir (à elle) qu'il accepte de se soigner. Jean accepte de me voir, on parle et je ne sens pas de danger. Il a un certain don pour la dissimulation et, je le sais maintenant, très manipulateur. Il revient deux fois à l'association. Une fois très bien et l'autre très alcoolisé. Il ne veut plus de l'association qui prône l'abstinence mais préfère consulter dans un centre où la modération est utilisée. Il faut dire que son don naturel pour la manipulation a pu tromper les soignants (comme nous au départ d'ailleurs) |
Mars 2015 : Il revient après une semaine d'interruption et cette fois ci le
pire est à craindre. Il vient poussé par sa compagne te vient chercher une
réponse claire : il veut que le groupe lui donne raison de boire car il est
différent. N'ayant pas obtenu ce qu'il venait chercher il part en cours de
réunion. Pour Jean, pas de médicament, pas de cure, pas de médecin, sa seule volonté est le remède. Les conseils, il n'en veut pas puisqu'il sait.
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| Qu'elle est la situation actuelle ? La cure est acceptée un jour puis refusée le lendemain. Les résolutions ne servent qu'à amadouer la conjointe. Elle y croit encore et c'est une bonne chose. |
Il est hospitalisé maintenant par contrainte.
Autant dire que les chances de réussite sont petites. Son état physique et mental ne s'améliorent pas. |
Les résultats hépatiques ne sont pas bons. Plus de travail. Une conjointe à
bout. Une alcoolisation devenue très excessive et quasiment continue. Notre solution est la cure pour obtenir l'abstinence et nous savons que c'et un sujet tabou pour lui. |
Le centre de soins (nous ne le citerons pas) a eu recours au Baclofène puis
au Seclinfor (nalméfène). Les résultats sont là : les pilules miracles ont eu l'effet que nous connaissons. En plus, elles ont enlevés l'idée que nous donnions de l'utilité de la cure. |
| Comment cela va-il évoluer ? Suivant les conseils très mal avisés de son entourage, il redemande du Baclofène. Il y a quelques mois, il s'est jeté par la fenêtre avec un traitement avec ce produit (35 comprimés jour) lors d'un crise de démence. | Nous rappelons ici que les médicaments n'entrent que pour 10% dans la résolution du problème (et encore). L'alcoolisme est un problème psychosocial. | ||
| Il a eu à la suite, une hospitalisation en psychiatrie. Les traitements dans ces lieux sont lourds et ne traitent l'alcoolisation que par des médicaments qui annihilent la volonté. Or on sait que l'abstinence est vraiment obtenue que par la volonté et la décision du patient. | |||
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Depuis que la Croix Bleue existe en France (1883), nous n'avons jamais
recensé un cas de personne qui a réussi dans le temps avec la modération.
Inversement, les personnes ayant choisi l'arrêt total sont très nombreuses
et c'est là que nous trouvons des abstinences de plus de 20 ans. Nous considérons que la personne est dépendante lorsqu'elle ne peut rester abstinente dix jours consécutifs sans ressentir un manque (l'apéro, vin au repas, etc.) |
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